Ni scorpions dans la chambre ce matin, ni piranhia dans le fleuve cet après-midi...

Le 23/03/2026 0
Dans Actualités
Ni scorpions dans la chambre ce matin, ni piranhia dans le fleuve cet après-midi...

Alors oui, grâce à ma petite allemande haute sur pattes, on peut voyager à l'abri de la poussière et en l'absence de transports publics, c'est appréciable, la photo ne lui rend pas justice :
Bon, et donc sortie à une soixantaine de kilomètres de NS do Ouro, dans une portion de fleuve interdite aux piranhias. Alors en Suisse, une soixantaine de kilomètres, ça ne fait pas beaucoup, mais ni Izac ni Vera ni Analva n'étaient jamais venus dans le coin, et c'était sympa de se changer un peu les idées...





Voilà, ça c'est pour l'image d'Epinal, mais laissez-moi seulement un peu arriver...
... voilà, j'y suis. Bon, ben derrière tout ça, j'ai tout de même ourdi un plan machiavélique. Eh oui, sinon les choses seraient trop simples !
Je vous explique parce que je sais que ce site est tout à fait sécurisé contre les brésiliens : Il y a une semaine, j'ai écris un WathsApp à ma dentiste super canon pour lui dire que je réfléchissais à un truc depuis une semaine, que je n'avais pas encore trouvé la bonne idée, et que j'allais donc encore y réfléchir pendant une semaine avant de lui faire part de ma décision (sur quoi ? de quoi ? ... j'ai laissé planer le brouillard). Alors bon, hier soir je lui écris que j'ai finalement décidé que tout était fini entre nous (même si à part le jeu, rien n'a jamais commencé...), mais que voilà, elle aura été mon amour brésilienne impossible, que j'ai décidé qu'après une année à lui courir après, et malgré les encouragements de Diogène qui veut jouer les cupidons, eh bien non, au comble du désespoir, tant pis, j'ai décidé d'arrêter de lui courir derrière et que j'allais commencer à courir derrière une autre.
Elle est accroc à son smartphone, donc elle voit le message direct, mais prend presque 24 heures pour répondre (c'est bien : elle cogite), et ce soir elle me répond que je suis amusant... Je lui rétorque que je lui dis que je suis au comble du désespoir et qu'elle trouve ça amusant ??? Et que voilà la seule compagnie dans ma maison : des scorpions ! Et tu trouves ça amusant ???
Quand Vera a vu mes messages, elle m'a dit que j'étais fou d'écrire comme ça, qu'elle est si gentille et qu'elle a vergogne et ne sait pas quoi répondre..., qu'elle est intimidée, ...mais bon ça, ça se voit :
Alors bon, rassurez-vous, mon plan est très élaboré, puisque je la rassure en lui disant qu'on a quand-même passé une bonne journée et j'ai mis les photos qui allaient bien
Et où je me montre galant avec les dames

Et oui, il faut montrer que tout est bien ainsi

... mais selon toute logique, si j'arrête de courir derrière elle, eh bien si mes calculs sont bons (hypothénuse divisé par sinus fois Pi), eh bien c'est elle qui devrait se mettre à courir après moi...
...Ah ben tiens, pour du direct ça c'est du direct : pendant que je ponds ma petite actualité ici, elle a reçu les photos il y moins d'une heure, et vient de m'envoyer 6 WathsApp en l'espace de 11 minutes : 3 messages vocaux et 3 commentaires sous les photos, elle veut me voir lundi !
Alors je ne sais pas si c'est moi qui suis trop machiavélique ou si c'est les gens qui sont trop prévisibles ?! - A choix ;-)
... et donc le programme maintenant, c'est de ne plus lui donner aucune nouvelle jusqu'à lundi, et frapper un grand coup lundi... (mais je le dirai lundi, sinon vous n'auriez aucun suspense...)
Bon, ben cet objectif semble sur de bons rails, même si à la fin du compte, c'est toujours Dieu qui aura la main, ... peut-être que je suis une personne consacrée à Dieu seul, et c'est bien ce qui me semble, mais en l'absence de sacrement, d'onction, d'apparition mariale ou angélique, eh bien on va rester sur le basique 2ème chapitre de la Genèse: "L'Eternel Dieu dit : Il n'est pas bon que l'homme soit seul !"
Mais à part ça, l'idée c'était quand-même aussi de passer une bonne journée avec tout le monde, et manger une bonne pizza au chef lieu en déposant Analva le soir
Allez, je vous mets quelques photos pour le plaisir, les sujets photos se font rares sur ce site, et comme je ne vais pas les poster sur le site brésilien, c'est cadeau ;-)








Allez, salut !
NS do Ouro, le 30 de janvier de l'an 2026 qui suit la naissance de NSJC
Quand je pense qu’en juillet 2023, je suis arrivé à l’hôpital en demandant à la cantonade aux patients : «ça fait 30 ans que je suis marié, ma femme ne veut plus de moi, je n’ai jamais dragué de ma vie, est-ce que quelqu’un peu m’apprendre, …s’il vous plaît ?» (genre pleurnichard égaré)
Bon, c’est Mariana qui s’y est collée, mais elle ne m’a rien apprit du tout. Parce qu’ici, je ne suis pas aux prises avec une festive alcoolisée en fin de soirée, mais avec la citadelle la plus imprenable de la ville : ça fait 7 ans qu’elle a éconduit tous les prétendants, donc les techniques de dragues sont inopérantes.
Ceci dit, ça fait 2 semaines que je tisse ma toile, et après sa salve de WathsApp de hier soir, j’ai bien senti son soulagement à pouvoir commenter des chouettes photos au lieu de mes reproches du comble du désespoir... Me semble qu’elle est mûre pour passer au cap suivant, alors ce matin, j’ai été acheter le truc que j’allais mettre au milieu de ma toile. Mais quand on a affaire à la fille issue de la famille la plus riche du bled, qui a un boulot qui paye assez pour s’acheter une voiture qui vaut plus que ma maison tout équipée, inutile d’acheter un truc cher, ça ne l’impressionnera pas. Il faut créer une surprise qui aura assez d’impact pour la faire chanceler, et après l’impact de ma petite attention, j’ai emballé une seconde surprise invisible que je dévoilerai pendant qu’elle sera encore sous le coup de l’émotion, et ainsi elle ne sera pas en mesure de refuser.
Alors l’un dans l’autre : la patience, la toile, la surprise, la proposition anodine qu’elle ne pourra pas refuser (parce que ça impliquerait une trop grande force morale pour faire sortir un «non» de sa bouche), eh bien je pense que je vais réellement arriver à prendre la citadelle. L’année passée, j’y suis allé comme un bourrin en la demandant en mariage direct, mais là c’est tout un fignolage d’opérations bien loin du mariage, et donc qui ne font pas peur.
Mais pour ne pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, je me réserve une dernière cartouche si d’aventure elle s’entêtait. Je lui demanderai un blanchiment des dents. Oui, parce que le week-end prochain, il y aura le show du carnaval ici et je dirai qu'il va falloir mettre ces 3 jours de fête à profit pour trouver une autre femme qu’elle. Non, rassurez-vous, je ne vais pas me jeter sur la première venue, ce n’est qu’un stratagème supplémentaire pour qu’elle se dise : «Si je décline cette dernière proposition, le type va réellement abandonner la partie et s’en va aller trouver une autre».
Oui, la jalousie peut aussi être utilisée comme un appât, et puis elle sait tout de moi : c’est avec elle que j’ai répété l’année passée pour faire ma présentation publique aux gens de la ville. Donc elle sait que je suis réglo, fidèle, que j’ai été tous les jours pendant 3 mois à Riacho Fundo prier pour ma famille, aucune mauvaise rumeur en ce qui me concerne dans la ville, et elle aime Dieu. Alors si elle fait la balance des intérêts, même si mon âge ne joue pas en ma faveur, il y a pas mal de choses de l’autre côté de la balance, y compris un passeport rouge à la fin du compte avec des perspectives d’avenir impensables ici pour sa propre fille…
Du coup, je suis très confiant sur l’issue de cette affaire, elle-même ne sera pas en mesure de contrer une salve d’attaques allant aussi crescendo que ça, seule la marque de Caïn pourrait me porter la poisse. Mais la marque de Caïn étant une marque Divine, si mon affaire capote malgré tous mes stratagèmes, eh bien j’en resterai reconnaissant avec Dieu de me protéger aussi férocement et jalousement de la gent féminine ainsi que de tout le reste...
Je suis invité ce soir chez Diogène qui veut à tout prix nous voir ensemble, je l'ai vu ce matin au marché (c'est seulement la deuxième fois que j'y vais depuis 2024, mais tout le monde me salue par mon prénom, ça fait plaisir) et il n'a pas pu s'empêcher de revenir sur la question, mais je lui ai répondu que la situation était totalement sous contrôle sans donner de détails, et je ne vais rien lui dire non plus ce soir, pas envie qu'il fasse tout foirer par un enthousiasme déplacé (il voulait déjà activer sa femme qui est parente avec ma dentiste pour jouer aux entremetteuses).
NS do Ouro, le 31 de janvier de l'an 2026 qui suit la naissance de NSJC.
Sur le chemin du Dotore Diogène, un obstacle imprévu...
Oui, j’admets qu’on se trouve ici à la limite de la pornographie mentale, mais au stade où on en est, je vais vous laisser pénétrer dans mon cerveau tortueux…
Alors je suis tranquilement en route sur ma moto, mais pour arriver jusque chez Diogène, il a fallut que je demande mon chemin à 4 reprises…, et la dernière personne à qui j’ai demandé, c’était à Guylerm, Guy pour les intimes, jeune patron du supermarché local, lui :
Je le connais bien parce que je le vois partout : Au supermarché (normal), à la messe, à la fête patronale du chef lieu, au cours d’anglais, et ce soir : devant la maison de Julia (ma dentiste) avec sa fille. Bon, rien d’étonnant jusque là, sa fille est la meilleure amie d’Isis, la fille de Julia, que je me suis déjà mis dans la poche l’année passée en lui offrant un poster de la «Nuit Etoilée» de Van Gogh. Elles sont très différentes, puisque Julia n’a jamais entendu parler d’un certain Vincent Van Gogh, tandis que sa fille en est fan. J’avais même demandé à Julia pourquoi elle avait donné à sa fille le nom d’une station spatiale ou d’une déesse égyptienne, et elle ne voyait pas de quoi je voulais parler…
Mais revenons à nos moutons : Je suis perdu et je vois Guy avec sa fille devant la maison de Julia, j’en profite pour demander mon chemin, et Julia apparaît à la fenêtre à l’étage quand elle m’entend, ce qui créé une perturbation dans mon plan de silence radio jusqu’à lundi. Mais bon, Guy m’avait déjà indiqué la direction, alors je me contente de lancer à Julia : «Attention ma chère, maintenant que je sais où tu habites, ça commence à devenir dangereux...», et je repars en moto sans demander mon reste pour faire les 200 mètres qui me séparent encore de la maison de Diogène.
Jusqu’ici, rien de mal mais quand-même… La semaine passée, Julia me demande quelle est la plus belle ville du monde et je lui réponds que c’est Rome, mais que j’avais déjà perçu à 17 ans que Buenos Aires est la ville avec la plus grande concentration de jolies filles au kilomètre carré. Et comme elle va à Buenos Aires d’ici peu, elle répond, genre désolée : «Ahhh, alors je n’aurai aucune chance !» (comme si elle en cherchait...).
Et donc après ça on complote un peu avec Diogène, il veut connaître mes intentions mais je lui dis que je ne peux lui donner aucune information, même s’il me garanti qu’il est une tombe. Par contre, lui il m’en donne, des informations, parce que Guy est son filleul, et qu’il part avec Julia le 17 février à Buenos Aires… Ici ça me pose un problème, parce que les filles de l’un et de l’autre soient les meilleures amies du monde passe encore, mais qu’elle parte avec le père de la meilleure amie de sa fille à Buenos Aires, il y a comme anguille sous roche, c’est pas clair : meilleurs amis aussi ?, amoureux secrets ? D’après Diogène il n’en est rien, et si Julia se plaint de ne pas avoir de chances à BA après ma remarque, ils pourraient n’être que des amis et rien de plus comme le pense Diogène qui a bien dit : Guy est extrêmement timide. C’est d’ailleurs pour ça que je ne crois pas un mot à ces salades, car voilà ce que j’en pense : Guy est secrètement amoureux de Julia, mais comme il est si timide, il utilise sa fille pour l’approcher mais n’osera jamais lui dire, lui avouer, et ça semble convenir parfaitement à Julia qui n’en demande pas plus. Ça lui fait un compagnon amical, les filles aiment bien ce genre d’amis qu’elles peuvent utiliser sans jamais s’engager à quoique ce soit.
Et donc d’une manière ou d’une autre, il faudra soit éjecter Guy de l’équation, ce qui semble très compliqué si leurs filles respectives sont les meilleures amies, soit pousser définitivement Guy dans les bras de Julia pour l’obliger à se décider une bonne fois pour toutes, parce que là c’est pas clair et elle fait chier tout le monde en jouant sa précieuse.
Pour le dire tout à fait franchement, je ne veux en aucune manière nuire à Guy, mais s’il ne se décide pas à passer la seconde, ça va finir en grand classique : Le timide amoureux qui n’ose rien, ne fait rien et ne dit rien qui se fait griller la politesse par le premier venu un peu plus entreprenant : moi !
Et donc tout va se jouer d’ici au 17 février, parce que si elle accepte ma proposition qu’elle ne pourra pas refuser lundi, eh bien salut Guy, tandis que si elle tergiverse comme elle a l’habitude de le faire, je vais donner un coup de pouce à Guy lundi soir. Il y aura la lecture publique du livre de Diogène (dans lequel j’ai aussi écris), de la musique et la danse sur la place centrale, tout le monde sera présent, et là je vais lui dire que s’il ne se décide pas à l’embrasser, c’est moi qui vais le faire…
Pfiuuuu, c’est vraiment trop compliqué les bonnes femmes, surtout celles qui ne savent pas ce qu’elle se veulent à part s’abstenir de gluten. En fin de compte, cette affaire si simple qui en devient si compliquée me fait chier, parce que l’ordre naturel des choses, c’est que Julia se mette avec Guy, leurs deux filles s’entendront comme laronnes en foire, lui sera un homme heureux, et elle sera obligée de se fixer pour de bon au lieu de tergiverser perpétuellement.
A la fin du compte, ce n’est pas Guy que je dois éjecter de l’équation, c’est moi, mais il est hors de question que je sorte du jeu sans avoir obligé Guy à aller contre sa nature et lui déclarer sa flamme.
Moi je me démerderai, comme d’habitude, aucune inquiétude là-dessus, Julia est trentenaire et pas vierge, c’était donc déjà l’exception à mes critères.
Finalement, je suis un peu comme vous, j'attends avec impatience la chute de cette histoire qui semble ne pas avoir de fin, mais je vais précipiter tout ça !
... plus tard :
En crapotant mon cigare du soir, j’ai trouvé la solution pour défaire ce sac de nœuds de la manière la plus élégante qui soit...
Bon, donc je vais pouvoir expliquer à mes fidèles 35 followers le plan machiavélique remodelé à la suite de nouveaux messages de Julia qui viennent de tomber,… à propos de mon scorpion qu’elle trouve si compliqué, mais je lui ai répondu que c’était le troisième scorpion que je tuais dans ma chambre et que ce n’étais pas plus compliqué que notre histoire d’amour psychodramatique : ils m’aiment bien mais c’est pas réciproque !
Et donc comme ça n’a plus aucune importance, je vais pouvoir dévoiler mon plan de lundi matin. Oui, parce qu’elle veut me voir dans son cabinet, on se voit toujours dans son cabinet, que ce soit pour les dents, pour discuter, pour préparer ma présentation publique, elle a si peur des rumeurs que c’est la seule manière d’avoir un accès direct et discret.
Alors l’appât au milieu de ma toile c’était cette petite connerie :
La traduction c’est que c’est «l’amour qui fait tourner le monde», genre de phrases que les femmes aiment bien croire, alors qu’en réalité, les hommes savent bien que c’est la guerre qui le fait tourner. Ceci dit, ce machin bien emballé dans un papier cadeau, ce n’était que pour déstabiliser. Parce que l’objectif, c’est mon coiffeur qui me l’a donné la semaine passée : il m’a dit d’aller dans un coin à 80 kilomètres d’ici où il y a 7 chutes d’eau naturelles, dont une souterraine, avec des bassins pour se baigner sous les chutes. Je l’aurai invité en lui demandant ça comme un service, parce que seul, je n’aurai pas le goût d’y aller, et une fois dans l’eau, je me serai arrangé pour faire avancer mon agenda.
Difficile d’esquiver, mais je commence à la connaître, d’ici à ce qu’elle trouve un jour de libre, on aurai dépassé la saint Glin-glin, alors j’ai résolu l’affaire ainsi :
Je ne vais pas donner le petit cadeau à Julia, mais à son assistante, Duda, qu’elle renvoie en général quand on discute, mais là je vais y aller un peu en avance, et sous les yeux ébahis de Julia, je vais donner ce truc à Duda en l’invitant à ces chutes d’eau "parce que je n’ai pas le goût d’y aller tout seul, et que oui, à la base, cette connerie et l’invitation étaient bien destinées à Julia, mais comme je sais déjà qu’elle aurai répondu que c’est une bonne idée, à creuser, peut-être que oui, peut-être que non, peut-être que si l’homme retourne sur la lune…, et donc toi Duda, tu m’as l’air plus fiable, est-ce que tu voudrais bien m’accompagner : j’ai besoin de quelqu’un de la région pour m’orienter. Tandis que toi Julia, Guy est amoureux de toi mais n’ose pas te le dire, alors quand vous reviendrez de Buenos Aires, je veux vous voir vous promener la main dans la main, ça suffit de faire danser tes prétendants de cette façon !"
Duda acceptera, j’en suis sûr, et Julia ne captera pas tout de suite ce qui se passe, mais elle méditera la leçon et en tirera sans doute un enseignement.
Je m'épate moi-même !
Bonne nuit,
NS do Ouro, le 31 de janvier de l’an de grâce 2026 qui suit la naissance de NSJC
Renseignements pris, … mon stratagème avec Duda pour clore le chapitre Julia c’était chouette, mais j’avais oublié un détail dans mon équation, c’était justement de me préoccuper de Duda, parce qu’il y a un hic dans cette affaire, un rien mais quand-même, c’est qu’elle et son copain viennent de terminer de construire leur maison et vont se marier prochainement. Pas sûr que le gars soit d’accord que je lui emprunte la fille pour me tenir compagnie aux chutes d’eau. Et ce plan n’était qu’un pis aller, une demi-mesure, genre : le Suisse qui s’est gouré de bonne femme. Il a donc encore fallut changer de plan pour ne pas avoir l’air d’un couillon dans le cabinet dentaire de Julia, mais vous allez voir que je suis capable de creuser encore beaucoup plus profond que Duda.
En passant, j’ai aussi eu droit à la visite de mon voisin de pharmacien ce soir, prolixe en compliments sur tout, mais je lui ai quand-même dit que j’ai failli appeler les flics à 03h30 jeudi matin : toutes lumières allumées dans sa maison inhabitée et un type qui faisait du feu à côté. Il ne s’est pas laisser démonter pour autant : "tout est normal, les ouvriers ont oublié d’éteindre et ils ont brûlé des trucs obsolètes…", oui oui, en pleine nuit, c’est comme ça. Donc on s’en fout, mais au moins je sais que je peux compter sur lui pour quoique ce soit m’a-t-il dit, «même au milieu de la nuit, tu viens chez moi en ville, tu sonnes et je suis là !» C’est rassurant mais rien de plus, à part qu’il y a une sorte de système social ici qui veut que les gens importants ne se déplacent jamais chez des sous-fifres… ?!?? Diogène ou Vivaldo sont comme ça, ils ne vont jamais chez les gens, ils s’invitent entre eux, et dans un endroit comme ici où il n'y a même pas de municipalité, ils ne vont même pas chez le «véléador» président de la chambre : ils le convoquent !
Bref, pour en revenir à mes chutes d’eau et à ma dentiste, eh bien j’ai été obligé de répondre à l’un de ses WathsApp par lequel j’ai volontairement grillé ma dernière cartouche en lui demandant un blanchiment dentaire histoire d’être au top pour le carnaval, et elle me répond : «Très bonne idée !» Non mais… ??? Allo ? Il y a quelqu’un à l’autre bout du WathsApp ??? Elle capte vraiment rien. Tant pis pour elle, parce que j’ai trouvé une remplaçante de choix : Thauany !
Mais là je vous demande de prêter attention, parce qu’on va graviter dans des sphères qu’à part un Suisse, personne n’aurai idée d’aller chercher ! Au lieu de la fille la plus riche du bled => la plus misérable, tout aussi jolie mais qui rentre dans mes critères au niveau de l’âge (20 ans maximum). Je l’avais déjà vu chez Vera et on avait bien rigolé. Alors certes, ça pèche un peu au niveau du critère de la virginité, mais la souffrance peut compenser ce genre de chose : maltraitée, jetée à la porte, retournée chez sa mère, accouché du petit qui a une malformation grâce à laquelle il a droit à un salaire (une rente), et donc sa mère lui a fauché le gamin avec la rente qui va avec, et l’a jetée à la porte histoire de profiter des sous. Actuellement, elle loge dans une ruine, quelques bonnes âmes lui on donné un vieux sofa pour dormir et quelques affaires, mais pour faire simple et compréhensible : c’est Causette ! Et comme j’avais fait le con chez Vera et qu’elle avait bien rigolé, c’est elle que j’ai invité à aller à ces chutes qui sont vraiment au milieu de nulle part (sur la carte on dirait qu’il n’y a même pas de route, mais s’il y a un bled c’est qu’il y en a une). Vera m’a donné son Wathsapp, je l’ai invité et c’est ok pour elle, agendé pour mardi s’il fait beau. Et moi ça me va => La fille la plus misérable du bled qui se fait quelques sous en faisant des ménages, battue, rejetée par son mari ET sa propre mère, ça me parle parce que je vais pouvoir jouer à Dieu qui prodigue ses bienfaits à qui il en a envie. En gros, j’ai décidé qu’elle avait assez souffert comme ça, qu’elle mérite quelques compensations, et je me fais déjà un petit film dans ce genre là :
- Ici, j’ai une famille (Lia, Vera, Izac et Beny), et les seuls amis civilisés sur qui je peux réellement compter, c’est Diogène et Vivaldo (le pharmacien), ainsi que quelques «copains» pas très civilisés, mais qui pourraient être utiles si je dois emprunter des armes, pas vraiment le genre de types capable d’arranger quelque chose avec des avocats ! J’exclus de mes amis ma dentiste parce qu’elle a trop peur des rumeurs (et de tout en fait), et surtout parce qu’elle n’est pas venue me chercher au terminus des bus à 60 kilomètres d’ici avec sa super voiture, et ça, pour quelqu’un qui se prétend une amie, c’est très disqualifiant. La seule manière de se rattraper aurait été de succomber à mes avances, mais en fin de compte, elle peut bien être jolie, elle est quand-même compliquée, tandis que Causette a l’air simple, partante, et sans vergogne mal placée, c’est ce que je vais exploiter pour faire tomber tout le monde de leur chaise...
Diogène veut me voir avec Julia parce que c’est un monstre radin et que malgré son salaire mirobolant, il a quand-même marié une riche. Je le dis sans aucun reproche, mais c’est sa réputation ici : Il fait connaître la région à la ronde parce que culturellement il surplombe et a des contacts partout, mais il ne sortira jamais un réais de sa poche s’il n’est pas forcé et contraint, c’est de notoriété publique, donc ce n’est pas un mal de le dire, même sa femme le lui reproche, il est comme ça et il faut l’accepter comme ça.
Gentiment, je me suis rendu compte hier au marché que même si je suis quasi invisible, j’ai aussi une réputation. Alors oui, c’est vrai que tout le monde me connaît et m’appelle par mon prénom, mais on ne sait jamais réellement quelle est notre réputation si on ne demande pas à d’autres, Vera m’avait déjà fait un topo. Ceci dit, il faut l’entendre pour le croire et j’ai capté le discours d’un gamin à son père qui tenait un étal au marché (et qui venait de l’extérieur, donc il ne me connaissait pas), le gamin a dit en peu de mot tout ce qu’il fallait savoir : «C’est lui le Suisse !, il peut acheter n’importe quoi, il s’en fout de l’argent, il ne demande jamais les prix… !» Sur le fond il a raison, je ne demande jamais les prix, je trouve ça très mal élevé, et j’ai assez gravité dans l’horlogerie Suisse pour savoir que le prix c’est typiquement le truc vulgaire dont tout le monde évite de parler, donc j’ai pris le pli.
Alors je pense que je vais nettement plus m’amuser avec Causette qu’avec Julia. Bon, déjà la sortie de mardi ce sera quelque chose pour elle parce que c’est pas tous les jours qu’elle monte dans une voiture (ici ils ont des remorques derrière les motos…, on est vraiment dans un coin très pauvre du Brésil). Ensuite quelques photos aux chutes, et entre mercredi et vendredi, je vais lui faire troquer ses guenilles et la rhabiller de pieds en cap pour le show du carnaval, elle fera mon assistante (j’ai du matériel photo à trimballer), montera sur la scène (il faut que tout le monde le voit pour le croire), je vais la loger dans la chambre d’ami, je vais lui apprendre à ne plus tolérer que les gens lui manquent de respect, je vais transformer Causette en Cendrillon sans les 12 coups de minuit !
Ça va vraiment être plus drôle que Julia : le Suisse qui se ballade avec Thauani… ? une moins que rien ? Alors s’ils aiment les histoires et les rumeurs, je vais leur en donner à conter dans les chaumières ! La différence d’âge participe évidemment à la légende : 35 ans, ça sonne rond, tout va bien !
Bon, eh bien tout ça pour ça, mais franchement, me voilà détendu, parce que Julia me crispait, même si je ne me gênais pas de lui envoyer des trucs du genre : «Hooooo Julia, mon amour brésilien impossible, jusqu’à quand tu soumettras mon cœur à la torture… ?», oui, c’était des tournures de style, mais là je sens qu’avec Causette, on va vraiment faire péter tous les standards. J’ai déjà changé la vie de toute ma famille brésilienne, il est temps de plonger au fond du caniveau pour en ressortir une princesse. Eh oui, quand je disais que si ma vie n’est pas enchantée, ça ne m’intéresse pas tellement, eh bien c’est vrai.
NS do Ouro, le 1er de février de l’an de grâce 2026 qui suit la naissance de NSJC
Il faut dire que météo-brésil ne doit pas être du même acabit que météo-suisse, parce que hier, le meilleur jour de la semaine c’était mardi, et aujourd’hui c’est jeudi, saison des pluies...
Pas grave, j’ai fixé un entretien d’embauche avec Causette demain à 11h00 : Assistante photographe pour les 3 nuits du carnaval pour un salaire qui va la dépanner un peu, elle a une dette à rembourser et aimerai acheter une moto du mato (genre qui n’ont plus de papiers). Ceci dit, la vérité, c’est que ce sera pareil que pour Cendrillon, les 12 coups de minuits auront bel et bien lieu.
La vérité c’est qu’il me manque ma femme pour me raisonner un peu dans mes délires, alors je m’amuse. En ce qui concerne Causette, je peux soit l’aider à améliorer un peu sa condition, soit carrément modifier son destin de façon à ce qu’elle n’aura plus jamais à se préoccuper d’argent, de moto ou de quoique ce soit de ce genre. C’est assez impressionnant, un milliardaire Suisse ne pourrait pas modifier pareillement le destin de gens comme ça parce qu’on a un système social, des lois, des administrations, et donc les gens ont de quoi vivre, même si c’est l’assistance sociale qui s’occupe des choses.
Ici je pourrai transformer complètement la vie de quelqu’un qui habite dans un endroit où on ne cherche même pas à regarder s’il y a un scorpion ici ou là, j’ai passé devant sa maison aujourd’hui, c’est vraiment une ruine…, mais j’ai déjà vécu dans ce genre de maison à Riacho Fundo, avec des branches en guise de poutres et des tuiles en terre cuites à la place d’un plafond, des volets taillés à la hache et pas de fenêtres, le sol en terre. Alors oui, on peut y vivre, ce n’est pas la misère des trottoirs de Calcutta, c’est juste une grande pauvreté que le système social Suisse ne permettrait pas.
Mais je me retrouve quand-même dans une position où je pourrais transformer son niveau de vie grâce à de l’argent et faire en sorte que son gamin lui soit rendu grâce aux pressions des réelles autorités d’ici, de gens comme Vivaldo, Diogène ou d’autres.
Ceci dit, pour que les 12 coups de minuit ne sonnent pas, pour trouver une solution pérenne, il faudrait qu’elle soit en mesure de m’apporter quelque chose que je n’ai pas. Et comme j’écoute Maître Eckhart, eh bien je me rends compte qu’elle ne peut rien m’apporter…
Hier soir je me suis emballé un peu, mais je vois bien que le plus qu’elle puisse faire, ce serait de me procurer des papiers brésiliens, ...en me mariant avec elle ! Le problème avec l’argent, c’est que c’est très compliqué à faire que ça fonctionne vraiment, j’ai déjà tenté de louer une famille au Maroc et ça n’a pas été glorieux, alors acheter une femme… !? J’ai déjà renoncé à aimer comme j’ai aimé ma femme, qui elle, prétendait que les mariages arrangés fonctionnent mieux que les mariages d’amour, mais je ne la crois pas. Et puis de toutes façons je ne suis même pas divorcé, alors pour en marier une autre, il faudrait que j’active un imam marocain pour qu’il accepte une deuxième femme sur mon état civil (ce qui ne devrait pas poser trop de problème contre 200 dinars). Mais faut pas déconner, j’ai 35 ans de trop, et ça, c’est vachement factuel !
Le problème d’ici, c’est que presque tout le monde court après l’argent, et moi je ne m’intéresse pas à ça parce que c’est lui qui me court derrière, chaque mois ! Aujourd’hui, en ouvrant mon e-banking, j’ai été mal foutu parce que je me suis rendu compte que ma femme n’avait pas réussi à faire en sorte que mes rentes soient détournées à son profit. J’ai refermé l’e-banking en disant à Vera et Izac : «C’est une catastrophe, j’ai beaucoup trop d’argent, je ne sais plus quoi en faire !»
Je sais très bien que je n’emporterais rien dans ma tombe, alors la bonne astuce ce serait de l’utiliser à bon escient, et dans mon monde enchanté, transformer Causette en Cendrillon c’est du bon escient… Mais ça reste un délire parce qu’au fond, je sais très bien que je ne veux rien d’autre que m’amuser. Je ne parle ni de sexualité ni de papiers brésiliens parce que je m’en fous pas bien mal. Je pense que je suis arrivé au stade où je ne veux plus rien, je regarde juste le monde tourner, et si je vois une situation cocasse ou problématique qui peut m’amuser, eh bien je m’amuse.
Même mon stratagème machiavélique avec ma dentiste c’était pareil, tout ça c’est du jeu parce que si tout à coup elle me disait : «Ok, on tope là, on se marie sans plus de discussion !» Oui, j’y ais déjà pensé et je serai bien emmerdé, parce que ça voudrait dire non pas une, mais deux femmes à la maison (elle et sa fille), et je ne crois pas vraiment être en mesure de supporter de la bouffe sans gluten.
Pour Causette c’est un peu la même musique : ça m’amuserait vachement de la transformer en Cendrillon et de l’installer dans la chambre d’ami, avec climatisation et tout ce qu’il faut. Ça m’amuserait encore plus que les gens croient qu’on est réellement ensemble, les rumeurs feront le tour de la région, ce serait distrayant…, un temps.
Mais à la fin du compte, quand il n’y aura plus de jeu, ce ne sera plus amusant, il faudrait aimer réellement pour la garder ici et changer vraiment son destin, et je ne m’en sens pas capable (d’aimer). Donc tout ce que je vais pouvoir faire, c’est la transformer en Cendrillon durant une semaine : L’entretien d’embauche demain, la sortie aux chutes jeudi, voiture et restaurant, vendredi je la rhabille de pied en cap pour en faire la plus jolie fille de la place, elle montera sur scène comme les VIP locaux, lundi matin à 03h00 je la paye et lundi matin à 10h00 le carrosse se transforme en citrouille.
Alors non, je ne veux pas m’y résoudre, si j’ai réussi à changer la vie d’une famille entière au Sri Lanka et de ma famille entière ici au Brésil, je devrais être en mesure de faire mieux que ça.
Sans échange sexuel ou de papiers ce serait à fonds perdus. Oui, ce serait à fonds perdus, ce ne serait pas très amusant, mais la vie est comme ça, non ? Je ne peux pas tout enchanter ? Mais je peux quand-même être bon avec les personnes que Dieu met sur mon chemin. Ça veut dire l’aider à fonds perdus et actionner les autorités pour qu’elle récupère son gamin et le salaire qui va avec. Voilà ! Eh bien pour une fois, je crois que j’ai bien fait d’écrire, je vais lui causer un peu comme ça demain matin, elle mérite de l’aide, ce soir j’ai fait des super photos pour Diogène, et Vivaldo m’a dit hier : «Tout ce que tu veux !», et comme il est du parti du pouvoir il aura les moyens de faire quelque chose.
Voilà, rester réaliste, commencer par un feu d’artifice parce que c’est amusant et que ça fait plaisir, mais faire en sorte qu’il y ait une suite honorable à la place de la citrouille. En définitive, c'était quand-même Julia qui avait raison : Je suis amusant, ... et je pense que les 35 lecteurs qui suivent doivent trouver aussi s'ils prennent le temps de lire des salades pareilles.
On va rester là-dessus.
Bonne nuit.
NS do Ouro, le 2 de février de l’an 2026 qui suit la naissance de NSJC
Tout est toujours compliqué, mais pas pour les raisons qu’on pourrait imaginer. Parce que ce matin, je me suis retrouvé dans la position la plus inconfortable de ma vie, avec une personne qui aurait dit oui et amen à tout, sauf à ce dont elle a besoin (manger et boire).
En gros, rendez-vous à 11h00 au resto Chaplin, elle ne consomme rien et il n’y a rien à en tirer, elle est d’accord avec tout ce que je dis. Je lui dis qu’il faut qu’elle voit ma maison pour se rendre compte du boulot, elle vient, voit, et là j’ai vraiment tout ce qu’il faut pour contenter n’importe qui à part un alcoolique : Fanta, Coca, eau fraîche, gâteau, expresso italien, différents thés, je lui demande ce que je peux lui servir : Rien ! Je la ramène, il est presque midi, sa maison est totalement vide à part le vieux sofa, je lui demande si elle veut que je lui achète un truc à manger chez Chaplin, mais non non. Donc je lui demande ce qu’elle va manger… «je vais me préparer un truc»…
Difficile, comme si j’étais le type dans l’immense bureau du 111ème étage qui convoque un stagiaire qui bosse dans les sous-sols, le stagiaire ne sait pas ce qu’il fait là, ne veux rien, ne demande rien, ...à part pouvoir retourner dans son sous-sol le plus vite possible.
On se retrouve donc dans une situation où il faut soit laisser la personne dans la misère, soit tout prendre en main, ne rien demander, lui dire : «Tu t’assois là sur la chaise longue, oui, sur la terrasse», lui apporter un expresso qu’elle se sentira obligée de boire, c’est vraiment pas mon style d’échange.
J’ai essayé de la décrisper en lui faisant le coup de ma poupée russe de 10 pièces, elle n’avait jamais vu un truc comme ça, elle sourit et semble s’étonner à chaque couche, mais je lui ai dit : «Ta timidité m’intimide, la prochaine fois qu’on se voit, je veux que tu me racontes une histoire drôle !», ...et je peux vous dire que c’est pas gagné !
Je ne peux pas me résoudre à être LE Suisse, avec pour seuls amis les gens les plus importants de la ville, c’est inacceptable ! En Suisse je suis un moins que rien, et ici je suis, … je ne sais même pas moi-même qui je suis, mais en tout cas pas un type des étages. Je dois être le type du 111ème étage perdu dans son immense bureau qui convoque avec un bouton : «Géraldine, vous faites monter Isidore, oui, le stagiaire, et dare dare !» Non, c’est vraiment pas mon genre.
Va y avoir du boulot, mais pas dans le bon sens : Ce sera lui faire monter dans le carrosse qui sera difficile, pas lui laisser retourner dans sa citrouille… C’est dingue !
Je suis le type au-dessus, celui qui gravite dans la stratosphère, je me suis rendu compte de ça maintenant, en sortant crapoter un cigare pendant une heure…
Parce que le type du 111ème étage, il a un costume et il est préoccupé par plein de choses comme le cours de la bourse et autres, tandis que moi je suis en slip, j’ai les jumelles à portée de main pour voir ce que trafiquent les oiseaux, … quoique, durant cette heure, mon attention s’est plutôt portée sur «brindille», une sorte d’insecte qui a prit la forme d’une brindille de branche pour tromper les prédateurs j’imagine. Et là il était sur une barrière de ma terrasse, à 5 ou 6 mètres de moi, ce qui fait 50 ou 60 centimètres avec les jumelles, et il a réussi à avancer de 3 mètres en une heure, un pas devant l’autre avec moult précautions, pour ne pas se faire détecter par un oiseau ou autre truc dangereux pour lui.
Enfin, vous voyez le genre, j’ai de la musique classique ou des sermons de Maître Eckhart dans les oreilles, je regarde ce qui se passe, je n’ai pas de smartphone, je crapote non pas pour jouer à l’important mais parce que j’aime ça (de toutes façons personne ne peut me voir sur cette terrasse), je ne suis pas les nouvelles, je suis complètement déconnecté de tout. En fait, tout le contraire du type du 111ème étage, de Diogène qui court après les distinctions ou de Vivaldo qui se préoccupe de son business, de sa maison qu’il fait construire depuis 4 ans, et de politique. Et en fin de compte je ne demande rien de plus.
Je n’ai besoin ni de femme de ménage ni d’assistante photographique, c’est juste que pour aider, en général il faut demander quelque chose de respectable en échange sinon les gens vont croire des choses plus crasses…
Alors voilà, j’ai passé une heure à regarder avancer brindille, à crapoter et à écouter des musiques que personne n’écoute ici. Je suis un extra-terrestre qui observe les espèces qui peuplent cette planète.
Quand les gens sont en quête de reconnaissance, sans cesse et sans arrêt, ça n’a jamais de fin. Hier soir il y a eu une sorte de lecture publique du dernier livre de Diogène, juste quelques passages, c’est les gens de la ville qui ont écrit sur les acronymes du nom qui compose la ville, chacun a écrit un truc, y compris moi, et donc plusieurs personnes ont lu leur truc, y compris moi.
Diogène avait déjà vu le genre de photos que je faisais et m’a demandé une couverture complète de l’événement, il a fait annoncer ça à TV Bahia, et donc j’ai fait une couverture complète, tous ceux qui ont lu ont été photographiés, sauf moi parce que pendant que je lisais je ne photographiais pas. Pour ma part, ça a été un exercice de photographie, pour voir jusqu’à quel point je pouvais pousser l’appareil en sensibilité, histoire d’être au point pour le carnaval. En général, la sensibilité est de 100 ISO, sur les smartphones en cas d’obscurité, ils peuvent aller jusqu’à 800 ISO sans trop de bruit électronique (neige), et moi je sais que je peux pousser à 5000 ISO sans aucune neige. Alors hier soir j’ai calqué sur 8000 ISO, histoire de voir le rendu, et même quelques cliché à 10’000 ISO (énorme sensibilité), et ça donne ça sans flash, faible lumière, et de loin avec le téléobjectif :
C’est pas mal du tout !!! Il faut sacrément grossir le cliché pour commencer à voir du bruit électronique, donc je sais jusqu’où je peux aller, et même au-delà pour le carnaval. Bon, eh bien ça c’était mon petit délire photographique.
Par contre, j’ai tout envoyé à Diogène, et il a fait un clip d’auto-promotion incroyable où il apparaît sur chaque photo (il en a reçu 120, il a utilisé les 20 où il est dessus), et il a envoyé ça à tord et à travers. Certains s’offusqueraient qu’il utilise les photos sans copyright (déjà parce que je n’en fais pas et que je m’en fous), mais sans même mentionner le preneur de vue, il n’y que lui, lui, lui, et il étale ses titres et ses distinctions comme de la confiture tout au long du clip, …vraiment limite. Il m’écrit 5 WathsApp par jour (vous comprenez mieux pourquoi je n’ai que 23 contacts, 24 maintenant avec Causette), mais une soif pareille de reconnaissance me laisse quand-même perplexe… ? Il doit avoir encore des trucs à prouver dont je n’ai plus besoin moi-même.
D’où le titre, parce que quand j’ai regardé son clip (youtube, instagram et tik-tok), j’ai halluciné : le gars s’était donné une telle peine pour supprimer toutes les photos où il n’apparaissait ni en premier ni en second plan que ça m’a choqué, et je peux vous dire que j’ai l’œil.
Enfin bref, chacun ses problèmes, et lui son problème, c’est qu’il ne sera jamais assez vu et reconnu, quoiqu’il fasse. Son autre problème existentiel c’est qu’il ne baragouine que quelques mots de français et qu’il me relance sans cesse pour parler français, mais bon, je gère en lui répondant que je suis très occupé… (mine de rien, brindille m’a quand-même tenu en allène pendant une heure pour trois mètres de distance). Purée, et là pendant que j'écris, il vient de m'envoyer encore un WattsApp pour boire un verre et parler français...
Alors voilà, au lieu de m’emmerder hier soir, j’ai testé l’appareil, j’ai tout développé à la volée et à 22h30 il avait déjà toutes ses photos (parfois je prends 10 minutes pour ne développer qu’une seule photo), m’enfin voilà : je suis au point pour le carnaval, c’est tout ce qui m’intéresse.
Non, ce n’est pas vrai, parce que ce qui m’intéresse encore plus que le carnaval, c’est Causette. Personne ne se préoccupe d’elle, surtout pas des types comme Diogène, Vivaldo ou Julia, alors je vais porter toute mon attention sur elle, et pas pour ce que vous croyez, mais pour transformer sa vie misérable. Mais en tant qu'extra-terrestre observant les créatures terrestres, eh bien si je peux comprendre les travers des uns et des autres, je perçois aussi qu'avec quelqu’un qui se satisfait de la misère, ça ne va pas être une mince affaire. A Calcutta, on avait filé tout ce qu’on avait dans le porte-monnaie à un cul de jatte qui avait dû attendre minuit pour traverser le pont d’Howrah (trop de circulation durant la journée). Il avait eu l’audace de nous demander une roupie, il est reparti en sprint avec 700 roupilles qu’il avait bourré dans son slip (je pense qu’il n’avait jamais vu un billet de 100 roupilles).
Mais les indiens sont habitués à n'être que des moins que rien s’ils appartiennent à la caste des intouchables, donc tout est dans le bon ordre des choses pour eux. Par contre, ici chez les chrétiens, ce ne sera pas aussi simple, il y aura une sacrée part d’éducation à faire pour apprendre à Causette que personne n’est important si tout le monde n’est pas important, même le type du 111ème étage de l’Empire State Building !
Allez, bonne nuit (ceci dit, plus je raconte de conneries, plus il y a de lecteurs sur ce site, au lieu de mes 35 followers habituels, vous êtes passés à 80 !)... bon, Diogène insiste encore sur WathsApp, fait chier, je vais être obligé d'accepter de le revoir demain soir si je veux consacrer jeudi à Causette qui n'ose même pas répondre par messagerie WathsApp...
NS do Ouro, le 3 de février de l’an de grâce 2026 qui suit la naissance de NSJC
La dentiste s’est mise à courir derrière moi (par messagerie, faut être réaliste), sauf que comme j’avais établi un silence radio total, elle avait traduit ça comme une suite de non-recevoir à son invitation de lundi et a agendé un rendez-vous dentaire à la place..., c’est là que j’ai grillé ma dernière cartouche en lui demandant un blanchiment. Alors tout va bien puisque depuis je reçois plusieurs messages par jour de sa part, mais c’est toujours anodin. Alors ce matin, pour mettre un peu de sel à l'histoire, à son «Bonjour David», j’ai répondu par un «Bonjour amour»… et quand c’est comme ça elle flippe et attend le message suivant qui pourrait désamorcer le «problème», et moi je m’amuse un peu de sa gêne.
Causette n’a plus donné signe de vie depuis son traumatisme de hier matin au 111ème étage, alors oui je sais que c’est pas très sympa de l’appeler Causette, mais tant qu’elle préférera la misère, je ne vois pas trop comment l’appeler autrement. Je mettrais son nom si elle décide d’en sortir.
Va falloir boire un verre au bar à Deo avec Diogène ce soir, il m’a bombardé de messages hier, pas eu le choix que d’accepter. Mais pour désamorcer le traumatisme de la dentiste qui ne sais pas quoi répondre à mon «bonjour amour», je vais lui dire de venir aussi chez Deo, ça lui fera un prétexte pour répondre quelque chose et ça fera une bonne surprise à Diogène si elle ose venir.
Ceci dit, je ne peux pas rester le type du 111ème étage ou l'autre dans la statosphère, parce que sinon je vais péter les plombs. Une petite consolation quand-même ce matin, la fille de Marisa (que j'ai connu à Riacho Fundo quand elle avait 2 ans), bon, maintenant elle en a 35 et a une fille de 7 ou 8 ans, et quand je suis rentré dans un magasin, j'ai eu droit à un "Ohhhh Davi..." et elle m'a prit dans ses bras, de sa petite taille. Heureusement qu'il reste les enfants innocents qui ne calculent ni les étages ni la stratosphère, ça m'a fait du bien.
En fait, je crois que j’ai trop de temps, … alors je m’amuse, mais pour ne pas le perdre tout à fait, je vais maintenant prier un chapelet, me semble que c’est la meilleure chose à faire ;-)
Message de Causette à mon intention, je résume et traduis : «Tu ne vas pas pouvoir compter sur moi, je préfère rester dans ma citrouille !»
J’avais préparé une enveloppe avec 1000 réais, juste comme ça, pour dépanner et la décontracter avant de réellement faire quelque chose qui vaudrait salaire (et si on considère qu’ici la plupart des gens gagnent 1’500 réais par mois et en Suisse 5000 francs, c’est un peu comme si j’avais mis 3000 francs dans une enveloppe, même si pour moi ça ne représente que 150). Bon, eh bien elle a réussi à s’inventer des excuses qui ne lui permettent ni d’aller aux chutes d’eau, ni aider au ménage, ni aider au carnaval, en gros : «Je suis dans la misère, le type du 111ème étage me convoque pour me demander ce qu’il peut faire pour moi, je lui réponds que je ne désire rien de plus que redescendre dans mon sous-sol.»
Et donc Causette restera dans sa misère…, non mais franchement c’est pire que l’Inde, même le cul de jatte intouchable avait embarqué ses 700 roupilles dans son slip avant de piquer un sprint sur sa planche.
Alors oui, je cherche quelqu’un qui pourra transmettre le QR Code du site des photos à ceux qui me le demanderont, parce que l’année passée, à tous ceux qui m’ont demandé où ils pouvaient trouver les photos, j’ai été obligé de leur répondre : «Dans mon ordinateur» ! Là j’ai fait l’effort de faire un site, de tout compiler, me manque juste quelqu’un qui pourra se balader avec ma tablette ou son smartphone pour donner le QR code du site, et accessoirement m’aider à trimballer mes objectifs et mon trépied, eh bien non, ils ont trop honte, ici ils appelle ça «vergogne», et personne n’osera me suivre…, surtout pas jusque sur la scène !
J’avais un dernier espoir, parce que ce soir, pour ne pas me retrouver seul avec Diogène (qui lui gagne 70’000 réais par mois mais vit comme s’il n’en gagnait pas 1000), j’avais invité Manuel, le fils du resto Chaplin (genre de type qui communie à genou et dans la bouche, donc à priori : fiable), c’est d’ailleurs lui qui m’avait aidé à faire le site, je me disais que peut-être qu’il me trouvera une solution. Mais en fait non, il n’est même pas venu, par contre, j’ai réussi à faire payer la note à Diogène, ça a dû lui faire mal, mais c’était pour un bien, il a pu pratiquer son français, qu’il parle finalement mieux que je ne le pensais.
J’ai même un Instagram brésilien qui est suivit par pas mal de gens que je ne suis pas, j’ai fait ma pub, et même contre 500 réais pour les 3 nuits, c’est impossible. Vera m’a dit : «Tu peux me demander n’importe quoi, mais pas ça !» … la vergogne, ça colle tellement à la peau que j’ai réussi à écrire sur Instagram que ce peuple me fait chier parce que tout le monde a si honte que demain, je vais devoir aller à Monaco chercher quelqu’un, parce que là-bas, personne n’a de vergogne. Izac a confirmé que personne n’avait jamais vu ça avant l’année passée : Un type sur la scène avec un appareil photo pareil et qui fait des photos des musiciens et du public, tout le monde tournait la tête vers moi et demandaient : «Mais c’est qui ce type ???», genre le boss de TV Globo qui a envoyé un journaliste à NS do Ouro pour couvrir l’événement ?
Enfin, si ça continue comme ça, je vais vraiment péter les plombs au 111ème étage…, et pas question de redescendre, Izac m’a déjà prévenu : «Mais qu’est-ce que tu crois ? Ici tu es un type du premier monde, un Suisse en plus, tu t’habilles bien, personne ne va imaginer un seul instant que tu fais partie du peuple !»
Alors bon, je crois que je vais inventer une aristocratie à NS do Ouro :
1) Moi je serai moi : le type qui gravite dans la stratosphère et qui invente le système, … Dieu en quelque sorte !
2) Il faudra que je nomme un roi en dessous et je le placerai au 111ème étage
3) et ensuite j’attribuerai un étage à chacun, jusqu’au sous-sol pour Causette, parce que je vous dis, que ce soit dans l’hindouisme ou dans le christianisme : Les castes, il n’y a que ça de vrai ! Tant que les gens croiront qu’il y a des gens importants et d'autres pas, eh bien ce sera comme ça. Parce qu’en réalité, soit on est tous importants (grosso-modo ce que le Christ a essayé de nous faire comprendre), soit il faut des castes.
Pour terminer par la petite histoire qui a fait le début de ce fil d’actualité, eh bien j’ai fait transmettre mon petit cadeau cet après-midi à ma dentiste, mais je me suis pointé là à l’improviste pendant qu’elle était entrain de forer dans la mâchoire d’un type, alors j’ai donné à Duda en lui disant de le transmettre à Julia. J’ai attendu assez longtemps pour être sûr qu’elle ait déballé, et lui ai écrit ensuite : «J’espère que tu as apprécié ma petite attention, même si c’est juste des bobards que les femmes aiment bien croire, parce que les hommes savent bien que c’est la guerre qui fait tourner le monde». Bon, elle a rien capté, m'a remercié copieusement en me disant qu'elle allait faire un espace dans son cabinet pour l’accrocher.
Quand j’ai raconté toutes les salades que j’étais capable d’envoyer à Julia, Diogène était sur le cul, le sourire jusqu’aux oreilles et les yeux pétillants. Il m’a dit qu’il croyait que Julia en pinçait un peu pour Guylerm, et je lui ai dit que je pensais que Guylerm en pinçait un peu pour Julia et que j’allais régler le problème demain lors de mon blanchiment dentaire en lui disant que Guy est amoureux d’elle et qu’après Buenos Aires, je n'allais plus tolérer qu’ils ne se baladent pas main dans la main ici ! Diogène n’en croyait pas ses oreilles, il était hilare, mais m’a demandé ce que j’allais faire, est-ce que j’allais trouver une autre bonne femme ?
Je lui ai répondu : «Regarde mon front ? Qu’est-ce que tu vois ?» - Rien ! «Eh bien mon vieux, moi je peux te dire que toutes les bonnes femmes voient la marque de Caïn, et tu sais ce que c’est ?» - Oui. «C’est une protection Divine, toutes les bonnes femmes ont peur de moi et personne ne peut me nuire d’aucune manière !»
Il a acquiescé en rigolant comme un bossu.
… et me semble qu’on a pas fini de rigoler, parce que si je ne peux pas descendre comme le prétend Izac, eh bien je vais sortir de la stratosphère pour atteindre l’espace, et ces trois nuits de carnaval, ce sera cigare au bec que je ferai mes photos, faudra juste aller à Monaco trouver une assistante et le tour sera joué. Déjà que Lia ne fait que de dire «Meo Deus, meo Deus», en m’embrassant la main, chaque jour, je lui répond que non, c’est David et pas Dieu..., et il y a eu un peu de confusion pendant quelques jours parce que je lui avais dis que je n’étais pas le pape et qu’elle n’avait pas besoin de m’embrasser la main, et toute triste, elle a cru que je ne voulais plus qu’elle m’embrasse la main. Alors bon, j’ai corrigé en lui disant qu’elle pouvait si ça lui chantait, c’est juste que Théotiste racontait toujours cette histoire qu’elle avait pu embrasser la main du pape, donc je trouvais ça rigolo. Donc c’est réglé, elle continue à m’embrasser la main chaque jour, et quand elle dit : «Meo Deus», je ne corrige même plus, je réponds juste : "Oui, c’est moi !"
Bon allez, bonne nuit.
NS do Ouro, le 4 de février de l’an de grâce qui suit la naissance de NSJC
Je pense que je vais clore ce fil d’actualité pour passer demain à celui du carnaval (oui, les dates ne coïncident pas avec le mardi gras, mais c’est comme ça ici). Et donc il a fallut que je prenne mon rôle de Dieu un peu au sérieux cet après-midi, parce que j’ai eu droit à mon blanchiment dentaire, on dirait George Clooney.
Mais quand je suis arrivé dans le cabinet dentaire, j’ai dis à Julia : «Bon, j’ai décidé d’arrêter de t’embêter avec cette histoire d’amour, mais à une seule condition !»
- Laquelle ??!
- Eh bien je te dirai quand tu auras fini le traitement sinon tu vas me faire du mal.
Et je suis resté une heure comme un couillon avec Julia d’un côté et Duda de l’autre côté qui me chauffaient les dents avec des machines à rayon X ou Y, une horreur.
Mais au moins j’ai les dents blanches.
Ceci fait, avec Duda en témoin, j’ai dis à Julia : «Bon, donc comme je te disais, j’ai décidé d’arrêter de t’emmerder avec cette histoire d’amour, parce que Guylerm est amoureux de toi, mais il est trop timide pour te le dire !»
Elle : «Qui t’as dit ça ?»
Moi : «C’est Dieu !»
Elle : «C’est pas vrai, c’est quelqu’un de la ville qui t’as raconté des histoires...», qu’elle me répond, un peu gênée mais en rigolant quand-même, alors j’ai répliqué très sérieusement :
- «Julia, je te dis que Guylerm est amoureux de toi, vos deux filles sont les meilleures amies, et tu vas te mettre en couple avec Guylerm, parce que tu sais ce qui va se passer si tu reviens d’Argentine et que je ne vous vois pas vous balader les deux ensemble main dans la main ?»
- Qu’est-ce qu’il va se passer ??? là elle commence à flipper et tant mieux, alors je tends mon bras et j’abaisse son masque anti-covid pour faire montre d’autorité (et c’est pas poli de causer avec un masque sur la figure, même si c’est pour cacher qu’on rougit).
- «Eh bien ce qui va se passer, c’est que je vais aller toutes les nuits sous ta fenêtre te chanter des sérénades jusqu’à ce que les voisins n’en puissent plus et te disent : Julia, il faut que tu te maries avec ce Suisse, il nous casse les oreilles toutes les nuits ! Compris ???»
Duda était hilare, mais je crois que le message est passé, parce que j’ai tout de même conclu par : «Et c’est comme ça que ça se passera et pas autrement, vu ?»
Voilà, je me mets gentiment dans le costume de Dieu, c’est moi qui dit comment se passent les choses à ceux qui sont dans les étages, même à ceux qui sont dans les étages du haut.
Reste plus qu’à mettre un bon coup de pression sur Guylerm et je pense que ce voyage en Argentine va très bien se passer pour eux, mais j'ai envoyé un résumé à Diogène en lui disant que si Guylerm était son filleul, c'était à lui de terminer le job.
De toutes façons, ces types comme Diogène, Vivaldo, George ou Julia, il faudra quand-même les coller dans les étages suppérieurs à 100 par ici, j'ai pas encore décidé à qui j'allais attribuer le 111ème...
Faut quand-même que je me veille un peu, parce que Dieu, ... enfin je veux dire l'autre, le vrai, il est peut-être pas d'accord avec moi, et je ne voudrais pas me mettre en porte à faux avec un collègue, j'ai donc observé le ciel ce soir et Il semble ok :



C’est tout bon, Diogène m’a répondu qu’il avait de la peine à le croire, qu'on dirait une scène de film, et que si j’avais vraiment osé faire ça, les choses allaient méchamment avancer du côté des amours impossibles de NS do Ouro, Guy va finir écarlate...
Mais bon, entre la vergogne et la capacité de tout faire, faudrait tout de même que je me veille un peu, parce qu’en général, c’est les cons qui osent tout. Ceci dit, jusqu’à maintenant, je crois que j’ai bon, j’ai osé ce qu’il fallait pour débloquer une situation ridicule, ils me remercieront plus tard…
Pour ma part c’est un peu délicat : psychiquement, ça fait un bon mois que je ne prends plus la fameuse molécule de la bonne humeur (ni aucune autre d'ailleurs), tout a l’air en ordre et le plus souvent, je suis méditatif sur ma terrasse. Je vois les choses et les gens comme ils semblent êtres sans vraiment me voir moi-même, parce que dans ma tête, je reste un peu un gamin, je veux enchanter le monde parce que j’ai envie qu’il soit comme ça.
Ces derniers jours, j’ai un peu prit conscience que les gens, eux, ne me voient pas du tout comme un gamin. C’est assez difficile de se mettre dans la tête des gens qui ont vergogne et sont timides pour tout quand on ne fonctionne pas comme ça. Il y a comme un biais : Je peux me balader sur une scène devant toute la ville et même des gens qui viennent d’ailleurs, me mettre devant les musiciens pour les prendre en photo, me coller à côté du chanteur pour prendre en photo la foule, je ne vois pas vraiment où est le problème ? Le biais est dans le regard des gens qui voient ça, qui doivent attendre 4h00 du matin pour espérer monter sur la scène avec le chanteur obsolète de fin de soirée, et encore, en restant derrière le plastique jaune. Comment ils me voient ? Ils me voient comme le type qui n’a pas peur de pousser un peu le guitariste pour prendre une meilleure photo. Et comme personne n’oserait faire ça, eh bien ils me catapultent direct au 111ème étage, même si c’est pas mon intention j’y peux rien.
Alors non, je ne vais pas monter sur la scène avec un cigare, ça c’est le con qui ose tout, je vais me contenter de faire des photos.
Lia se lamente sans cesse : «Oh Davi, mais comment tu peux rester tout seul dans ta maison sans une companièra ?»
Eh bien parce que je le peux, même s’il n’est pas bon que l’homme soit seul. Et quand je vois ce que je suis capable de faire et d’écrire, eh bien c’est vrai qu’il n’est peut-être pas bon que l’homme soit seul. Le problème avec les femmes, c’est qu’il ne semble n’y avoir que deux options : Soit je choisis quelqu’un comme ma dentiste, simple, peu cultivée, qui ne sera jamais à même de me donner la réplique, ce sera vite chiant et elle ne me sera d’aucune utilité parce que je ne tiendrai jamais compte de son avis ; soit j’en trouve une très cultivée comme ma femme, à même de me donner la réplique, mais qui finira par chercher à prendre le pouvoir, à me dominer, à me faire sentir moins que ce que je suis.
Je pense qu’il n’y a pas de milieu, et je sais d’expérience qu’en dehors de ces 3 jours de carnaval, il n’y aura pas tant d’autres occasions dans l’année, et je sais aussi maintenant que personne n’osera jamais m’aborder sérieusement, il faudra que j’ordonne, que je dicte, et pour ça ce ne sera pas un problème, j’ai déjà la même coupe de cheveux que Jules Cesar, … alors dicter, ça devrait couler de source. Mais même si je prends en exemple une qui me plaît bien, j’avais fait une photo l’année passée d’une qui me plaisait physiquement :
La vieille, pas la petite ! J’avais même fait ma petite enquête l'année passée, mais personne ne sait qui c’est, alors par exemple si je la recroise, il faudra que je manigance tout, du genre : - «Toi ! Ça fait une année que je te cherche, viens t’asseoir là avec moi chez Deo, on va boire un verre, je vais te raconter une histoire incroyable…» Bon, je lui raconte n’importe quelles salades et à la fin du compte, faudra bien l’inviter à la maison. Le problème ce n’est même pas la timidité, c’est que je crois qu’il me manquera environ 60 à 70 % de motivation. Avec les 30 ou 40 % qui restent, oui, je peux bien l’emmener à la maison, mais les 60 ou 70 % me diront : Mais dans quelle galère tu te fourres ?
Je devrais mettre une annonce sur mon site brésilien que tout le monde va vouloir voir, un truc du genre : «Cherche une femme qui n’aime pas travailler mais contempler, voyager et passer du bon temps», là j’aurai plus de chance de tomber sur quelqu’un de convenable, parce que sinon, … du genre Julia ou ma femme, qui déborde de travail et d’activités, non, ça ne va pas le faire. Il me faut juste une compagne, comme le dit Lia, pas quelqu’un qui a des objectifs ou des ambitions. Et le 70 % de moi me dit que ça n’existe tout simplement pas.
Bon, ben on va rester sur ces pensées et on verra bien ce qui se passe ces prochains jours..., même s'il n'y a pas à faire, quelque chose en moi me dit que les commodités d'une compagne ne compenseront jamais le confort de la solitude : - Exactement ce que vous voyez sur l'image ci-dessus : Pour avoir la vieille, faudra aussi accepter la petite..., et la vieille aura des envies propres ou des exigences ou des idées farfelues, il faudra recommencer à expliquer, à convaincre, à justifier. Non, vraiment, la solitude a quand même de sacrés bons côtés ! Eh puis..., au 111ème étage, il n'y a pas un couple, il y a juste un type seul dans un immense bureau et une secrétaire dans l'antichambre, ... alors dans la stratosphère... ? (Adolf et Jésus avaient au moins compris ça, quoique qu'Adolf a magouillé en cachette avec Eva)
NS do Ouro, le 5 de février de l'an de grâce 2026 qui suit la naissance de NSJC
Le lien vers le carnaval 2025 si ça vous intéresse : 14 => Mon carnaval brésilien !
Dernier petit clin d'oeil de ce soir avant le carnaval, les augures sont bonnes :


6.2.2026
Bon allez, j'en ai marre, il est 3 heures du matin, je vous mets juste une photo de Causette qui a eu droit à son fiston pour la soirée (celle du milieu), et basta, je développerai les photos demain dans un nouveau sujet.
