Le Roi de Bohême

50 => Pour cette cinquantième actualité, eh bien je vais parler un peu de moi…, d'Epstein, de l'ombre, et de la marque de Caïn !

Le 23/03/2026 0

Dans Actualités

Mais sans trop en dire, Nicolas Machiavel étant passé par là…

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Ma persona, mon masque social à la poubelle, je ne suis plus personne.

Nota Bene : J’avais supprimé la cinquantième actualité parce qu’elle démontre si bien à quel point on peut se rendre incertain et insécure lorsqu’on cherche à jouer avec différents masques que ça en devenait ridicule. Durant la journée de hier, plus paisible, j’ai compris qu’il aurait suffit de rester naturel, sans calculs, sans m’inquiéter de rien, en m’en foutant complètement, et je serai arrivé exactement au même résultat. ... Mais sans les tracas et les calculs décrit dans ce N°50, que je remets en ligne tellement c'est un cas d’école en guise d’exemple de tout ce qu’il ne faut pas faire pour éviter de se faire des nœuds au cerveau. Laisser son masque social à la poubelle et rester naturel pour arriver à un meilleur résultat encore. C’est ce que j’ai fait hier et continue à faire aujourd’hui, je ne m’inquiète de rien et tout se passe bien mieux que lorsque je m’en souciais. Avec en bonus la prière sereine, l’écoute ou la lecture de quelques paroles relevantes, c’est bien plus agréable ainsi.

...Ou plutôt, je suis celui que j'ai envie d'être...Capture d ecran 2026 02 18 183426 2

Les gens me voient, rigolent avec moi, mais ne savent rien, ce qui est plutôt amusant parce que de mon côté, si je veux en savoir plus, eh bien il me suffit de demander à Vera ou Izac, on habite une petite ville du bout du monde où tout se sait !

Je n’existe plus en Suisse depuis le 7 décembre 2025 (retiré mes papiers)

Je n’existe pas plus au Brésil depuis le 8 décembre 2025 (payement de ma poussada de Salvador avec ma carte de crédit et disparût ensuite)

Je suis un invalide qui n’a plus de caisse maladie depuis le 7 décembre 2025

Je n’ai pas de CPF (cadastre de personne physique), et sans CPF, en Amérique du Sud, on ne peut rien acheter ni vendre.

J’ai tout ce que je veux mais rien n’est à moi, ni la moto, ni la voiture, ni la maison.

Après 3 séjours ici d’une durée totale de 17 mois, aucune femme ne peut prétendre rien du tout.

Malgré tout ça, les gens savent que je ne suis pas homo parce que je suis marié et ai des enfants.

Je n’ai aucun contact social suivi, personne à part Vera et Izac ne peuvent prétendre en savoir plus.

Et pour couronner le tout, on a passé la matinée à magouiller avec Izac sur le site de la police fédérale, service des migrations, payé, reçu quittance, signé. D'après Vera, je suis désormais plus en règle que le préfet lui-même (eu égard à la profession qui l'a enrichit).

Bref, j'ai tellement de documents que je suis à même de noyer n'importe quel spécialiste des migrations au Brésil, sans enregistrement ni CPF = un fantôme pour l'administration, mais un résident tout ce qui a de plus conforme pour quiconque se donnerai la peine de se pencher sur les papiers...

Sinon, au jour le jour, tout le monde sais que je suis un type honnête, une sorte de moine ou d'ermite qui a eu une vie antérieure, mais rien de plus. Ma dentiste connaît un peu mon parcours (et donc ma vie antérieure), mais ne sais pas réellement qui je suis.

Et pour mystifier Diogène, il a fallut élaborer un stratagème un peu plus sophistiqué mais assez facile lorsqu'on connaît ses points faibles (soif de reconnaissance, d'argent, de pouvoir). Tout le monde ici l’appelle «Professor» ou «Dotore», et avec leur manie de classer les gens par ordre d’importance, il se retrouve tout au sommet. Je ne l’ai jamais appelé autrement que Diogène, mais comme il m’écrit sans cesse des WathsApp (4 aujourd'hui que je n'ai pas encore ouvert) ça a été assez commode de retourner la situation. Un type qui affiche 3 pages A4 de diplômes, de titres, d’honneurs et de distinctions sur l’internet est quelqu’un qui dépend du regard des autres et se retrouve ainsi assez facile à manœuvrer. Pour faire simple, il a suffit de lui écrire que si on s'entend si bien, c'est parce qu'on est contraires : il recherche la lumière et moi l’ombre, et que tout est très bien ainsi, car il n’y a pas de position supérieure ou inférieure, il faut de la lumière pour les gens d’ici, et il faut aussi de la lumière pour que des gens comme moi puissent se cacher dans l’ombre. Pour lui faire comprendre ça, il a fallut quelques exemples concrets soupoudré de montres de haute horlogerie et du pouvoir d'y accéder (alors que les riches ne peuvent pas). Rajouté à cela, un petit passage philosophique et spirituel parce qu'il a quand-même fait 4 ans de séminaire, et sans même chercher à mentir, le tour était joué.

Bon, mon message était tout de même un peu plus élaboré que ça, Vera m’a dit que je ne pouvais pas écrire des choses pareilles parce que personne ne parle comme ça à Diogène, mais il m’a tellement bien répondu que j’ai capté que désormais, il me prenait pour un type plus important que lui…

J’ai d’ailleurs pu le vérifier hier soir lors d’un nouvel «évent» qu’il avait organisé sur la place centrale de la ville. Il y avait quelques shows et intervenants, et avant le début, il voulait que je devienne le "leader" de NS do Ouro, mais je lui ai répondu que le leadership était incompatible avec l'ombre. Alors il m’a demandé si j’avais préparé quelque chose pour la soirée et je lui répondu que non, mais que s’il me donnait le micro, ça allait être dangereux pour lui. Il m’a dit : «Vraiment ?», je lui ai répondu que non, ce ne serait qu’un sketch, mais qu’il valait quand-même mieux que je ne le raconte pas. Alors à la fin, après avoir remercié tout le monde, il a soigneusement évité de me donner le micro mais en est quand-même arrivé à moi, et des remerciements, il en a tartiné en brésilien et en français à n’en plus finir, presque pénible. Mais utile pour la population, parce que si Diogène parle comme ça d’un étranger, ça veut dire qu'il a jugé que j'étais un homme de bien, et ça veut aussi dire que l’étranger si discret l’est par choix, et que ce n’est pas un vulgaire garimpeiro. Il a d'ailleurs bien insisté sur le fait que je n'étais pas un "forasteiro", même si c'est ainsi que je me définis moi-même (c'est intraduisible, mais en gros, un forasteiro c'est un étranger qui n'a rien et qui se promène sac à dos là où le vent le mène)... Lui-même est parti aujourd’hui à Vittoria da Conquista dans sa maison, sa chambre d’ami est à ma disposition si je passe par là.

J’ai aussi engagé Bruna comme femme de ménage, une fois par semaine, comme ce matin, elle a tout poutzé pendant 3 heures et demi, et elle nettoie tout ! Vous allez penser qu’une femme de ménage est inutile pour un type qui passe ses journées et une partie de ses nuits sur sa terrasse, et c’est vrai qu’en guise de ménage, elle n’est pas tellement utile (je pouvais manger par terre dans ma caravane). Ceci dit, elle est absolument indispensable si on considère que c’est une femme qui a réussi à faire 4 enfants toute seule (dont un entre l’année passée et cette année), ça veut dire que c’est une femme qui connaît du monde. Et comme personne n’ose vraiment demander à Vera ou Izac ce qui se passe avec ce Suisse, seul sur son promontoire, Bruna est indispensable, parce qu’en farfouillant dans ma maison à vouloir tout nettoyer, elle découvre plein de trucs qui n’existent pas ici (dont elle ne peux même pas deviner l’utilité de certains), je contrôle ainsi sa perception des choses, je contrôle ce que je veux lui montrer, et elle racontera exactement ce qu’elle voit et perçoit si d’aventure quelqu’un lui posait la question.

Lorsque je disais que dans la stratosphère, l’air y est plus rare, mais tellement plus pur, c’est exactement de cela dont je voulais parler. Ici, les contacts sociaux sont bien plus rares, il faut savoir apprécier la solitude tout en contrôlant ce que les gens perçoivent de soi. Ainsi, les rares relations sont choisies et sont plus pures, parce qu’en cultivant la rareté, je peux me permettre d’imposer mon tempo, ma vision, ainsi que le sujet de discussion.

Mais quand on désire cela, il faut réellement accepter et aimer la solitude. Parce que même si mes passages en ville sont quotidiens, ils sont parfaitement contrôlés. Le secret c’est de toujours être aimable, souriant, sans hésiter à redresser les tords publiquement, comme pour Carlo le jour du marché, qui oublie encore une fois de commander mes bidons de peinture, parce que la seule chose qu’il attend, c’est sa retraite. Ainsi, le jour du marché, je suis retourné 3 fois le voir parce qu’il ne se souvenait pas des teintes, pourtant simples : un bidon de bleu plage et un bidon de bleu roi ! Je reviens 5 minutes plus tard et lui demande ce qu’il a compris «un bidon jaune paille et un bidon bleu roi !». - «Non Carlo, bleu plage, bleu clair, tu tiltes ?» Je retourne au marché et avant de repartir, je retourne le voir une troisième fois et il s’était à nouveau emmêlé les pinceaux, sur le bleu roi cette fois, donc je redis, je le fais répéter devant tout le monde, et quand je monte dans la voiture, je vois que parmi les 6 ou 7 types qui faisaient le pied de grue devant la boutique, l’un d’eux lui faisait encore répéter, histoire d’être sûr… Alors je crois que cette fois c’est bon. Ceci dit, même lors de mes passages en ville, il faut rester aussi insaisissable qu’un savon mouillé : un bon mot, une salutation, de la cordialité, un compliment, mais ne jamais s’attarder, et demander des trucs que personne n’achète, comme de la peinture bleu roi, du thé camomille de Ceylan ou des grains de café. Ici, tout le monde achète du café moulu, je suis le seul qui ait un moulin à café, et Guylerm, le patron du «supermarché», a désormais bien capté parce qu'il crie à son employé dans l'arrière boutique : «500 grammes de café, mais tu ne mouds pas, juste les grains, c’est pour Davi !»

Voilà, il faut laisser flotter le mystère quand je suis présent au milieu des gens, et laisser Bruna farfouiller pour qu’elle puisse témoigner d’objets, de musiques, et d'un personnage étonnant une fois qu'elle a quitté la maison. Tout est très bien ainsi. Ceci dit, la solitude est toute relative parce que j’ai Brindille qui vaque toujours ici ou là, mon lézard domestique qui demeure la plupart du temps sur les poutres du couvert, et j’ai même trouvé la solution pour avoir perpétuellement une nuée de papillons à portée de main. Pour cela, il suffit de créer un point d’eau stable, statique (pas comme un fleuve ou un lac, juste une petite gouille statique), pas besoin de biotope, juste un point d’eau, et ils se réunissent tous là. Alors je vous l’accorde, toute cette compagnie n’est pas très bavarde, mais elle me convient bien.

A la fin du compte, il n’y a que les 35 primo-lecteurs de ce site qui en savent un peu plus que ce que j’ai bien voulu partager dans ces dernières actualités : les théories de Jung sur l’individuation la complétude, celles d’Eckhart sur le vide nécessaire, celles de Machiavel sur l’art d’extirper la morale pour mieux contrôler les situations et les émotions, et c’est parfait comme ça.

Pour les autres, je suis aussi clair que ça :

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Addendum de la nuit : - Les 4 messages de Diogène ouverts, j’ai compris qu’il fallait que je développe au plus vite les photos que j’avais pris de «l’évent» de hier soir. Je lui ai répondu qu’on était tous les deux d’une époque où il fallait envoyer le film de pellicule et attendre 2 semaines que le labo développe les photos avant de nous les renvoyer à la maison. Mais le monde a changé…, alors j’ai développé tout ça à la volée, il a envoyé partout et a déjà commencé à recevoir des éloges… pour des photos pourries, sans aucune recherche ni mise en scène, indignes de figurer sur mon site. Alors via WathsApp… soit, mais est-ce que c’est l’envie de partager ou le besoin de reconnaissance ? Aucune idée, et c’est de toutes façons pas à un type qui n’a jamais collé un copyright ni vendu une seule photo de sa vie qu’il faut demander ça.

Affaire Epstein...

Bon, je ne suis peut-être pas le mieux placé pour en parler, parce que sans télévision, sans smartphone, et sans regarder les nouvelles sur mon PC, je dois dire que je n’ai qu’une seule information. Les infos arrivent quand j’ouvre mon navigateur internet, la page de garde est restée bloquée sur le Maroc, je ne sais pas pourquoi, mais s’il neige à Issaguen, je sais qu’il neige à Issaguen, ce qui n’est pas une nouvelle propre à intéresser grand monde. Je suis aussi systématiquement au courant de la santé du roi du Maroc et de ce qu'il fabrique...

Ceci dit, en général je ne vais pas plus loin que le titre et je vais direct sur ce qui m’intéresse, parce que l’internet et autres distractions sont devenus les principaux dévoreurs de temps moderne. J’ai un frangin qui est en dépression sans même s’en rendre compte, parce que les jeux et l’internet occupent le 99 % de son esprit, m’a-t-il confié, ...on vit dans un monde formidable.

Bref, les nouvelles ne m’intéressent pas, mais l’autre jour, j’ouvre mon navigateur et il apparaît ce juif : Epstein, qui était déjà connu à l’époque où je regardais encore les nouvelles. Et comme il semble qu’un grand déballage soit à l’ordre du jour, j’ai tout de même lu l’article. Le procureur a dévoilé 3 millions de dossiers, 2 millions restant secrets car ils concernent de la pédophilie, actes de torture et de mort. Je n’ai aucune idée des réactions que ça a provoqué de part le monde, mais tout de suite, j’ai compris qu’Epstein, un type qui n’arrivait pas à aligner 2 phrases sans fautes, ne peut pas être à l’origine de 5 millions de dossiers. Il y a donc une organisation là-derrière, ou plutôt un service secret. Il suffit d’imaginer à qui profite le crime pour deviner quel est le pays qui a intérêt d’être en mesure de faire chanter le plus grand nombre de puissants, actuellement et par le passé ? – Israël ! Et comme ils ont inventé une religion anti-christique sur-mesure après la mort du Christ, on peut facilement les imaginer dans ce genre de manœuvres. Bon,...après, c'est clair que si le type s'appellait Abdullah Mohamed Ebakar on pourrait éventuellement soupçonner le Qatar, mais là non.

Et je pense, ou plutôt j’imagine, que le mot d’ordre de la curée, c’est : «Les élites, tous des pourris !», dans le genre pyramidal, plus on est haut dans la pyramide, plus on est pourri. Mais je ne crois pas vraiment que ça fonctionne comme ça, c’est la nature humaine qui est faite ainsi, et au lieu d’une pyramide, je verrai plutôt une force linéaire gravitationnelle. La gravité faisant office de force d’attraction pour ceux qui s’y laissent piéger. Il faut bien sûr un centre gravitationnel du Mal que je vais situer non pas sur l’île du sous-fifre, mais plutôt à Jérusalem.

Et les types ne deviennent pas des monstres du jour au lendemain. Comment commence le parcours du brave petit soldat d’Epstein ? Par un premier péché anodin : L’envie, le désir, ...non pas l’envie ou le désir de découper ou de manger des enfants, mais juste l’envie ou le désir d’apparaître en compagnie de puissants. Ici on se retrouve en face de jeunes ambitieux et rien d’autre, et s’ils arrivent à apparaître sur une photo en compagnie d’un puissant, eh bien ça leur fera non seulement leur journée, mais ils vont l’encadrer et la mettre bien en évidence sur leur cheminée. Qu’ont-ils fait de mal ? Rien, juste un petit péché d’orgueil, ils n’ont encore aucun pouvoir mais sont déjà entrés dans la boucle gravitationnelle qui va les mener un peu plus loin par attraction s’ils accèdent à quelque pouvoir que ce soit.

Ensuite, plus on se rapproche de l’œil du Mal, plus on est contaminé, c’est mathématique.

C’est la maladie des démocraties, si la force brute arrive au pouvoir avec fracas, elle n’a pas besoin de systèmes pareils pour se faire voir, reconnaître, apparaître, elle est là et puis c’est tout.

Enfin bref, c’est ma théorie, parce que je ne sais même pas ce qu’est devenu le type ? Est-il en prison ? Mort ? Réfugié en Israël ? Peu-importe, je ne vais même pas perdre du temps pour vérifier, c’est juste le système qui m’intéressait, pour dire que l’affaire de la pyramide ne tient pas, il y a plein de gens à la base de la pyramide qui sont mauvais, il y a plein de gens au milieu qui sont mauvais, il y a plein de gens au sommet qui sont mauvais, le système n’est mis en place que pour faire chanter ceux qui sont en position de pouvoir, rien d’autre, et personne ne fera chanter un méchant agriculteur sans aucun pouvoir.

La nature humaine… elle est sacrément fracassée, je le vois même ici, dans un endroit aussi perdu que Riacho Fundo. Tout pourrait être si tranquille et apaisé, ...et pourtant, la mère biologique de Vera ne doit sa vie qu’à un chapelet qui s’était enroulé autour du colt de Zémoï, son mari, qui s’apprêtait à la descendre, elle et Zedchique, lorsqu’il les a surpris ensemble au lit, … dans un coin aussi reculé que Riacho Fundo !?? Faut déjà le faire. 25 ans après l’épisode, cette femme s’en va encore 2 fois par jour à la maison de Zémoï pour lui faire à manger, son ménage, elle s’occupe de lui parce qu'il est malade. Elle a juste réussi à le briser pour quelques minutes de plaisir interdit et le pauvre Zémoï n’avait sans doute pas lu Machiavel lui non plus.

Mais en partant d’aussi loin, eh bien il ne manque que quelques ingrédients pour faire entrer des gens de cette espèce dans une boucle gravitationnelle qui va les mener de plus en plus bas vers le Mal, jusqu’à l’enfer sur terre. Et si en plus de la faiblesse humaine naturelle, on rajoute là-dedans de l'ambition, ça a l'air vraiment trop facile…

Le monde des bourgeois… démocrate. Voilà ce qu’en pensait le prix Nobel de Littérature, Hermann Hesse :

- L'homme a la possibilité de s'abandonner absolument à l'esprit, à la tentative de pénétration du divin, à l'idéal de la sainteté. Il a également la possibilité inverse de s'abandonner entièrement à la vie de l'instinct, aux convoitises des sens, et de concentrer tout son désir sur le gain de la jouissance immédiate. La première voie mène à la sainteté, au martyre de l'esprit, à l'absorption en Dieu. La seconde mène à la débauche, au martyre des sens, à l'absorption en la putrescence. Le bourgeois, lui, cherche à garder le milieu modéré entre ces deux extrêmes. Jamais il ne s'absorbera, ne s'abandonnera ni à la luxure ni à l'ascétisme ; jamais il ne sera un martyre, jamais il ne consentira à son abolition : son idéal, tout opposé, est la conservation du moi ; il n'aspire ni à la sainteté ni à son contraire, il ne supporte pas l'absolu, il veut bien servir Dieu, mais aussi le plaisir ; il tient à être vertueux, mais en même temps à avoir ses aises. Bref, il cherche à s'installer entre les extrêmes, dans la zone agréable et tempérée, sans orages ni tempêtes violentes, et il y réussit, mais au dépens de cette intensité de vie et de sentiment que donne une existence orientée vers l’extrême et l'absolu.

On ne peut vivre intensément qu'aux dépens du moi. Le bourgeois, précisément, n'apprécie rien autant que le moi (un moi qui n'existe, il est vrai, qu'a l'état rudimentaire). Ainsi, au détriment de l'intensité, il obtient la conservation et la sécurité, au lieu de la folie en Dieu, il récolte la tranquillité de la conscience; au lieu de la volupté, le confort; au lieu de la liberté, l'aisance; au lieu de l'ardeur mortelle, une température agréable. Le bourgeois, de part sa nature, est un être doué d'une faible vitalité, craintif, effrayé de tout abandon, facile à gouverner. C'est pourquoi à la place de la puissance, il a mit la majorité; à la place de la force, la loi; à la place de la responsabilité, le droit de vote. Le mot d'ordre du bourgeoisisme est le principe inverti des forts : celui qui n'est pas contre moi est pour moi.

NS do Ouro, le 18 de février de l'an de grâce 2026 qui suit la naissance de NSJC

L’ombre…

Je pense que ceux qui lisent, comme moi qui écrit d’ailleurs, s’imaginent que c’est facile, mais ça ne l’est pas vraiment. Ça fait bientôt 2 mois que je ne prends plus la molécule pour la bonne humeur, et c’est vrai qu’il y a des jours où ça semble trop difficile et où je me dis que c’est l’Éternel Dieu qui avait raison et qu’il n’est finalement pas si bon que ça que l’homme soit seul.

Je ne veux ni ne vais pas me plaindre, parce que je sais que ça ne servirait à rien parce que vous tous qui lisez, vous ne pouvez pas imaginer une vie sans smartphone, sans télévision, sans nouvelles, sans travail ni collègues, sans famille, sans personne ni aucune distraction 22h sur 24. Sachant cela, et sachant que de toutes façons, personne ne prendra contact pour quoique ce soit, eh bien c’est comme ça. D’ailleurs je me demande… à l’ouverture du site, j’ai eu des visiteurs très étranges, genre des visiteurs uniques qui lisaient toutes les pages chaque jour (genre 34 pages), entre les pages de présentations, les pages sur l’Afrique, et toute la suite. Et comme dans ma présentation, je n’y allais pas de main morte ni sur Macron, ni sur Zelensky, ni sur les juifs, ni sur Franciscole, ni sur les démocrates américains, je me suis posé la question : «Mais c’est quoi ces types qui ouvrent 34 pages à 04h00 du matin ou à 11h00 du soir ?» Je n’aimais pas trop ça, on aurait dit des robots. Mais depuis, ça s’est calmé, et je me demande si ces 35 fidèles ne sont pas des types affrétés justement à la surveillance du site ? Du genre qu’ils ont tout lu et qu’ils se contentent désormais d’ouvrir pour voir s’il y a quelque chose de nouveau.

J’ai ouvert le forum quelques jours, personne n’a posté, il y a un lien de contact, personne ne contacte, donc si ça se trouve, je donne des infos à 35 sous-fifres qui bossent pour un Lustucru ou un autre. Si tel est le cas, je les emmerde, parce que depuis quelques semaines, vous êtes bien plus nombreux que les 35 de base.

Enfin bref, pour en revenir à nos moutons, je sais qu’il n’existe qu’une seule personne qui puisse comprendre complètement ma situation, c’est Lia, parce qu’elle est comme moi mais en plus évolué, elle n’a pas non plus de smartphone, ni de télé, ni de boulot, ni de collègues, ni vraiment de famille, ni aucune responsabilité. Moi j’ai la vue et l’observation qui me donnent une sorte d’occupation, j’ai un PC et un WathsApp, ou bien je peux aller en ville m’amuser un peu ou me changer les idées, elle pas.

Pour être honnête, la stratosphère c’est très dur à tenir journellement, sur la durée. Il y a ce côté solitaire et l’autre qui est le pendant curiositaire des habitants. Je vois bien, je constate, j’entends les histoires, et je comprends que les gens se posent des questions parce que personne (à part Lia, mais elle a des excuses que je n’ai pas), ne vit comme moi. C’est pour ça qu’en plus de la solitude, il faut quand même satisfaire un peu à la curiosité des gens tout en essayant de contrôler ce qui peut filtrer de ce qui ne doit pas filtrer.

L’année passée, j’étais vraiment mal foutu, et je ne sais pas comment Dieu s’est débrouillé pour faire en sorte que rien ne filtre, qu’aucune bonne femme ne s’approche de moi, ce qui était une gageure, parce qu’après mes trois mois de prières à Riacho Fundo, je me suis mis en recherche active. Cette année c’est très différent parce que le moral n’est déjà pas le même, et toute mon histoire avec ma dentiste ressemblait quand-même plus à un jeu qu’à une sorte d’espoir. L’année passée j’ai dû m’inventer un délire papal et j’avais beaucoup d’autres problèmes, comme l’Akathisie, beaucoup de psoriasis, un moral si catastrophique qu’à la fin, je me suis retrouvé en pleurs en visio avec mon petit fiston, au bord du suicide, et j’ai été réellement soulagé quand Vera m’a dit : «Je crois que tu dois rentrer en Suisse». Le surlendemain, j’étais dans le bus pour Salvador.

Cette année, le moral tient, aucun délire papal en vue, mon psoriasis est sous le contrôle du soleil (une demi-heure chaque jour en priant un chapelet), je n’ai étonnement plus d’Akathisie, et si j’avais une vertèbre cassée comme le mentionnait l’IRM de 2024, eh bien elle s’est ressoudée. Pas de maux aux articulations non plus, aucun médicament psy.

Et donc il ne reste rien de toutes ces histoires à part la stratosphère. Un délire de plus ? Peut-être, mais mine de rien, je n’ai pas le choix que de l’accepter et de m’en amuser un peu.

Le mouvement naturel serait de sortir, on est quoi aujourd’hui ? Vendredi, … oui eh bien sortir un peu, pour faire quoi ? Boire un verre chez Deo avec des cachaceiros qui ne m’intéressent pas ? Non, le mouvement naturel serait de me mettre en chasse d’une bonne femme (ce qu’il me semble que tout le monde ferai). Le problème c’est que… oui, ça fait peut-être partie intégrante du délire, mais c’est comme si je savais d’une façon qu’il ne laisse planer aucun doute, que je suis consacré à Dieu, et ça m’empêche. Comme si l’ombre était absolument indispensable parce qu’elle sera suivie d’une mission, et aucune bonne femme ne pourra m’accompagner dans cette mission. Et puis la marque de Caïn, je crois que j’en ai assez parlé pour n’avoir plus aucun doute là-dessus. Rien ni personne ne peut me nuire, je l’apprends gentillement, petit à petit ça infuse, et de plus en plus à chaque situation problématique.

En arrivant à Salvador le 5 novembre 2024, je m’en suis rendu compte en croisant 3 malandrins, de nuit. Je vois les types de loin, ils sont sous un lampadaire, je vois qu’ils m’avisent, qu’ils discutent entre eux et je suis certain qu’ils trament un sale coup. Moi j’ai mon appareil photo sur le ventre et une montre à 8’000 balles au poinget mais je m’en fous, j’avance droit sur eux. Arrivé à leur hauteur, je leur dis : «Boa noite» en souriant, et ce faisant, je sais qu’il ne vont rien me faire. Ils me regardent de la tête aux pieds, comme étonnés que je n’ai pas peur d’eux, ils répondent à ma salutation et c’était réglé. A partir de ce moment là, j’ai su que j’étais protégé, mais j’accordais trop d’importance à cette marque de Caïn en imaginant que ça devait se voir sur mon visage, et donc la seule chose que je redoutais, c’était qu’un couillon m’attaque par derrière, mais maintenant j’ai compris que non, ni par devant ni par derrière.

Je poste un sujet qui devrait m’attirer des ennemis, dans lequel non seulement je donne mon adresse, mais je poste même une photo de l’intérieur de la maison. Ici, tout le monde a des murs de 3 mètres de haut et des caméras extérieures qui donnent en direct sur leur smartphone. Vera est un peu inquiète parce que je n’ai pas de caméras et que je n’ai qu’un petit muret. Elle me dit : «Mais n’importe qui peut passer ton mur jusque chez toi !» Je lui réponds : «Eh bien, je ne verrouille jamais mon portail, alors si je rentre par là et que je vois un type sur le muret, il aura vraiment l’air d’un con perché là-dessus au lieu de rentrer par la porte !» Et elle se marre…

Ce soir, j’arrive en moto de nuit à la maison, et après avoir ouvert le portail, je vois une tarentule, j’essaie de lui rouler dessus en moto mais elle esquive. Je vais garer la moto, revient fermer le portail et elle est là. Alors oui, elles sont très rapides, et depuis 1992, je sais qu’il faut enlever la sandale, la prendre en main, viser la bestiole et lâcher la sandale à 20 centimètres du sol pour l’écraser en évitant de se faire mordre si elle arrive à esquiver. Mais comme je n’ai plus de sandales, c’est à coup de pieds que je m’en vais l’écraser, et effectivement, elle arrive à esquiver un premier coup, et le deuxième aussi, mais pas le troisième. Et elle termine écrasée quand-même sans avoir mordu rien du tout.

C’est comme ça, et à chaque situation un peu périlleuse, ça renforce ma confiance que vraiment rien ne peut me nuire, du bandit de Salvador à la tarentule : rien !

Ça va encore plus loin que ça, même les gens que j’envoie chier, comme ma dentiste par exemple, restent des "amis"… Elle m’envoie un message en me traitant «d’amigo», je lui réponds qu’un type qui arrive depuis la Suisse et qui doit commander et payer un chauffeur privé pour faire les 60 derniers kilomètres depuis le terminus des bus, c’est un type qui n’a ni «d’amigo, ni d’amiga» qui possèdent une bagnole ici ! Alors on va rester bien tranquillement sur une relation cordiale mais qu’il faut arrêter avec ces conneries : les amis sont ceux qui sont là les uns pour les autres, pas des amis de WattsApp !

Enfin bref, il me semblait que c’était raide et parfaitement compréhensible, mais soit elle ne capte vraiment rien, soit elle fait semblant, parce que malgré tout, elle tient à rester une «amiga»… ?

Alors bon, des amigos et amigas invisibles et inutiles un peu partout, autant dire aucun, mais je lui ai quand-même demandé ce qu’elle pouvait bien aller foutre à Buenos Aires, parce qu’il n’y a vraiment rien à voir à Buenos Aires, … je lui ai même envoyé la photo du truc le plus intéressant à BA, histoire de lui éviter un déplacement inutile :

Capture d ecran 2026 02 15 025257Eh bien elle y est quand-même allée… Vera m’a dit qu’aujourd’hui, les gens s’en foutent s’il y a quelque chose d’intéressant ou pas, c’est pour faire la photo et publier sur dieu sait quel réseau social… ainsi va le monde.

Pour ma part, même si certains jours peuvent être inconfortables du fait d’une solitude vraiment abyssale, je reste dans l’ombre, je crois que c’est mon lot jusqu’à ce que ma mission me soit dévoilée…, on verra bien si j’ai eu raison ou pas.

La seule chose que je sais, c’est que c’est impossible d’aller vivre seul dans une réserve africaine, avec pour seule compagnie les animaux. C’est pour ça que je parle de 22 heures sur 24, parce que les 2 heures de contacts sont absolument indispensables, complétude ou pas, l’humain reste un animal social...

NS do Ouro, le 20 de février de l'an de grâce 2026 qui suit la naissance de NSJC

Nota Bene : Et purée, je fais quand-même des rêves bizarres, réveillé ce matin à 06h30 après un rêve que je savais qu'il n'allait pas me laisser me rendormir, donc je me suis levé pour de bon. Le rêve, une horreur où tout était mélangé : ma femme avec des juifs et Jérusalem en toile de fond, un vrai cauchemard !

La marque de Caïn

Certes, la marque a une connotation négative du fait que Caïn est décrit comme le premier meurtrier de l’humanité dans la bible, et mon intention n’est pas tant de ré-habiliter Caïn, même s’il avait sûrement plein de bonnes raisons pour tuer Abel. Ceci dit, après la punition Divine (le bannissement), Dieu lui accorde une espèce de bénédiction, Il pose sur lui une marque qui le protège contre tout, il est même dit que : «Si quelqu’un tue Caïn, il sera vengé 7 fois». Et 7 fois dans la bible, c’est une manière de parler pour dire que le gars qui le tue et toute sa descendance ne vont jamais réellement s’en remettre.

Capture d ecran 2026 02 21 195635Pour ma part, j’utilise cette expression parce que depuis juillet 2023, j’ai commencé à en utiliser une autre. Je sentais bien que je traversais une période critique, j’étais sous les effets du Lithium, mais je continuais toutefois à m’accrocher à mon chapelet magique. J’ai juste transformé le début du cantique de David qui disait : «L’Éternel est mon berger, rien ne saurai me manquer», en : «Je marche à la droite de l’Éternel, mon Berger, et rien ne saurai m’arriver !» J’ai commencé à utiliser cette expression parce qu’en juillet 2023, je sentais le péril rôder tout à fait à proximité avec cette Mariana qui a osé m'embrasser par surprise, et si les femmes sont dangereuse en règle générale, elle l’était plus que les autres. Alors au début c’était un peu pour me rassurer, mais de fil en aiguille, j’ai compris et j’ai vu que même si elle crevait d’envie de plein de choses, elle n’osait rien à part faire ce que je lui disais de faire.

Et pour dire la vérité, je crois que c’est elle qui m’a mit sur la piste de la marque de Caïn tellement elle l’a bien décrite : «Personne n’ose rien avec toi, il m’a fallut 3 jours pour avoir le courage de te demander d’essayer ta chevalière (et elle n’était pas du genre timide), que ce soit les patients ou les docteurs, personne ne peux rien faire contre toi !»

On s’est fait virer le même jour de l’hôpital pour les mêmes raisons, mais sur le dossier de Mariana, le chef de clinique avait écrit la raison en clair (consommation de drogue), tandis que sur le mien, tout a été tourné de la manière la plus diplomatiquement correcte possible : «D’un commun accord, nous mettons fin à l’hospitalisation de Monsieur Vuignier car il a manifesté le besoin de se rendre en Slovaquie pour un traitement dentaire.», alors que je n’ai plus remis les pieds en Slovaquie depuis 2022...

Tout ça est anecdotique, mais depuis ce temps-là, plus ça avançait dans le temps, plus il me semblait que j’étais sous la protection de cette marque. Partout ! Au Maroc, j’ai dormi au bord de la route en plein Rif, entouré de champs de cannabis, le territoire le plus dangereux du Maroc, contrôlé par les mafias au lieu du gouvernement, sans même le savoir.

Img 9780Ensuite, vers Issaguen, j’ai stationné chez un producteur de haschich sans voir aucun danger. Ce n’est que dans la clinique de Casablanca, lorsque j’ai compris que ça allait être la merde pour rapatrier ma voiture et caravane, que j’ai cherché un moyen pour rejoindre ce coin par mes propres moyens. Un jeune patient m’a proposé les services de l’agence de location de voitures de son père, avec chauffeur pour me déposer où je voulais. Mais lorsqu’il a entendu le nom d’Issaguen, il m’a répondu que personne n’allait me louer une voiture pour aller là-bas, que ce soit avec ou sans chauffeur. Là j’ai compris que c’était vraiment dangereux, même si Rachid m’avait conté quelques actions des mafias locales, j’ai toujours pensé qu’il exagérait pour jouer au dur.

Mais à partir de ce moment là, en plus de la formule «Je marche à la droite de l’Éternel, mon Berger, rien ne saurai m’arriver», j’ai rajouté la marque de Caïn dans l’équation, parce que quand c’est trop gros, c’est trop gros. Il faut quand-même imaginer que j’arrive là-bas avec un buste d’Auguste de 36 kilos qui se ballade sur le siège passager, et tout un tas de trucs de valeur. En quittant la caravane pour l’ambulance, j’ai dû embarquer pour au moins 15’000 francs de matériels dans mes sacs. Ils ont tout décortiqué à la clinique de Casablanca, collé des codes barres partout, ils étaient sur le cul. Et donc à Issaguen, l’un des coins les plus pauvres du Maroc, si on rajoute la voiture et la caravane, je me baladais dans le coin le plus mal famé du Maroc avec plus d'une vie de salaire sur et autour de moi, et rien, aucun danger ! Et non seulement rien, mais c’est moi qui était à la rue… Je me suis arrêté pour mendier un arrosoir d’eau, un vieux est rentré dans une masure me pomper mon arrosoir pour la caravane, je crevais de faim, je n’en pouvais plus, et arrivé au bout de mon rosaire, à la fin des mystères douloureux, je ne pouvais physiquement pas aller plus loin. Personne ne parlait français et ne comprenait rien, j’avais besoin de repos et de quelqu’un qui me fasse à manger pour me requinquer un peu. C’est dans une situation pareille que je vois Rachid au bord de la route, j’ouvre la fenêtre et je lui dis : «Help, I need help, j’ai besoin de secours, de l’aide, ...tu parles français, espagnol ou anglais ?» Et là le type me répond en français en me demandant de quoi j’ai besoin ? : «Stationner une semaine devant une maison, manger, reprendre des forces !». Et là il me dit : «Non, pas devant une maison, dedans la maison ! Viens chez moi, ma femme va s’occuper de toi.» Fatima s’est occupée de moi et toute la famille a nettoyé ma caravane...

Img 9858Ils ont été adorables et ont continué à me téléphoner sur leurs propres deniers pour me demander des nouvelles encore plus d’un an après mon retour...

1w11Alors d’un certain côté, cette épopée marocaine a l’air de s’être mal terminée (rapatriement etc.), mais d’un autre côté, ça aurait réellement pu se terminer nettement moins bien que ça !

Et puis sans ce rapatriement, ce site n’existerait pas, le Brésil non plus, et tout un tas de choses non plus.

Alors dans toutes ces péripéties et détours, je sens la main de Dieu. Il me ferme des chemins et m’en ouvre d’autres. Et puis je suis désolé, mais un type qui se fait rapatrier de Casablanca directement à Malévoz par le TCS en business class, eh bien les toubibs devraient s’inquiéter un peu de ce qui se passe, non ? Eh bien non, depuis 2023, je n’ai plus jamais eu droit à un entretien avec un docteur chevronné : uniquement des assistants, genre 25 ans, qui non seulement ne me connaissaient pas, mais en plus ne connaissent rien à la vie. Le dernier chef de clinique qui s’est frotté à moi m’a mis en PAFA en 2023 pour la première fois de ma vie (mesure de contrainte), levée le lendemain parce que sans objet. A partir de là, j’ai eu droit aux flics à l’hôpital en 2024 (une première) et là non plus, aucun médecin un tant soit peu expérimenté qui s'en inquiète, une paix royale ! Durant mes séjours hospitaliers de 2025, j’ai eu droit à une visite d’un quart d’heure du chef de clinique qui m’avait mis en PAFA en 2023, mais c’est tout, plate sur le lit 22 heures sur 24, mais que des jeunes assistants...

Après ça, il y a toute la suite déjà racontée sur ce site, et ici je me rends compte tout à fait que la marque de Caïn opère parfaitement, parce que si elle intimidait déjà les psys, elle intimide aussi bien les bandits que les bonnes femmes, depuis le carnaval c’est très clair.

Ainsi, j’ai l’impression que Dieu m’a piégé, m’a capté, Il me veut pour Lui seul, Il me prépare à quelque chose, dans la solitude, dans l’ombre. Parce que dès que je sors de cette solitude et que je passe dans la lumière, tout le monde semble capter la marque de Caïn, jusqu’à la bonne femme qui m’interdit de monter sur la scène au carnaval : Elle donne la consigne aux sécuritas, elle est à un mètre de moi, mais s’en retourne en évitant soigneusement mon regard, laissant les sécuritas gérer le problème. Alors au lieu de m’apitoyer, eh bien je joue un peu avec ça. Si ça intimide, eh bien autant intimider pour de bon !

Il faut tout de même imaginer que Bruna, ma femme de ménage dont je parlais ci-dessus et qui a passé 3 heures et demi à tout nettoyer lundi passé, est partie de chez moi sans oser me dire «au revoir». J’ai juste entendu le portail coulisser et elle avait disparût en emportant le linge sale et les poubelles. Au lieu de me demander si j’étais satisfait de son travail, elle a demandé à Vera de me demander si j’étais content de son travail… ?! Et pareil pour Bruna que pour Causette, il fait une chaleur épouvantable, je lui propose du café ou du thé quand elle arrive, du Coca, du Fanta ou de l’eau fraîche ensuite, mais non, elle ne veut rien ou n'ose rien accepter ?!

En fin de compte, je pense que les gens ont aussi peur de moi que ma femme. Enfin, je veux dire, ...une femme avec qui on a passé une vie ensemble (30 ans) avec qui j’ai fait 4 gamins, et qui n’arrive plus à sortir un son de sa bouche depuis 2 ans ? Enfin, ça c’est seulement en face de moi, parce qu’elle arrive quand-même à s’épancher pendant 17 heures dans le paletot de son avocat (comme si c’était un psy remboursé par la caisse maladie), et qui utilise les flics au lieu de simplement me dire ce qu’elle veut… ? Et c’est une femme qui a réellement peur, je n’arrivais pas à y croire moi-même, mais confirmé par mon fiston ! Bref, on se retrouve avec des êtres humains qui ont peur d'un type plein de compassion pour des bébés colibris, pour Brindille, pour des papillons… ? En réalité non, je ne pense pas qu'elle ait peur de moi, elle a peur de la marque de Caïn qui est devenue beaucoup trop visible parce que Dieu le veut ainsi.

Me voilà donc piégé par Dieu en Personne sans que j’en sache réellement pourquoi ? Je sais que ce n’est pas parce que je n’ai pas de smartphone, … mais voilà, Il me prépare à quelque chose dans l’ombre, et si j’apparais dans la lumière, la marque de Caïn fait le boulot pour tenir tout le monde à à distance. C'est merveilleux ! 

Alors bon, je me rassure comme je peux, je me dis que Joseph a été vendu par ses frangins sans doute sans savoir pourquoi non plus, a été jeté dans la prison de Potiphar ; Moïse a été délocalisé des palais de pharaon pour aller faire berger à Madian pendant 40 ans ; David n’était qu’un adolescent, un berger de rien avant que Samuel ne le trouve, et même après, il y a eu l’épisode avec Goliath avant qu’il ne soit obligé d'aller se planquer dans des grottes parce que Saül voulait le flinguer… Ce qui est drôle avec David, c’est qu’on dirait qu’il était conscient de sa marque de Caïn contre Goliath où il se présente en face de lui à moitié à poil, mais il donne l’impression d’avoir plus peur de Saül que de Goliath. Jésus est resté planqué en Égypte et à Nazareth pendant 30 ans.

Bref, l’un dans l’autre, s’il s’agit d’une espèce de préparation, je ne suis pas le plus à plaindre de l’équipe : je suis quand-même mieux loti que dans la prison de Potiphar ou à Madian, ou dans des grottes, ou à Nazareth, on verra bien ce qu’il en adviendra.

Tout bien pesé, je pense que j’ai à voir avec mon sujet de prédilection : l’apocalypse, et que c’est pour ça que je ne peux pas écrire la suite de mon "Grand Chaos", parce que la suite, … eh bien c’est très précisément l’apocalypse : je décris l’ennemi avec précision, et je décris aussi exactement comment vaincre l’ennemi. J’ai tout ça dans ma tête, mais ça fait plus de 25 ans que je l’ai dans la tête et que je n’ai jamais été capable de l’écrire. Alors pour finir, je pense qu’il faut que ça reste dans ma tête, caché à l’ennemi, et raconter un peu mes histoires sur ce site est suffisant, ça sera du direct, aucune carte dévoilée trop tôt.

Il y a aussi un autre type qui a à voir avec l’apocalypse, c’est un cousin qui ne m’adresse plus la parole depuis 2 ans, mais j’espère qu’il se met au point, il a aussi un ermitage sur une montagne où Dieu l’a retiré. J’espère vraiment qu’il se met au point parce que je ne suis pas certain qu’il capte réellement dans quel jeu il va devoir entrer. Ce ne sera même pas la guerre d’Europe qui viendra prochainement, mais la vraie guerre entre les Puissances, les vraies, celles qui gravitent au-dessus. Rien à voir avec remplir son grenier de céréales et faire le dos rond en attendant que ça passe, il sera partie prenante, et je vais devoir pouvoir compter sur lui, même si pour l’instant il ressemble plutôt à un Judas qu’à un allié. Mais il ne va pas avoir le choix que de coopérer parce que je sais qu’il ne se tiendra pas du côté de l’ennemi à l’heure décisive, c’est tout ce qui m'importe.

Pour terminer, eh bien en ce qui concerne Caïn lui-même, faut quand-même un peu relativiser toute cette affaire, je voulais d’ailleurs appeler mon fils Caïn, parce que le pauvre…, toute l’humanité lui rappe sur le paletot et se fout de sa gueule pour un mouvement d’humeur passager ?! Romulus a été célébré comme un dieu par les romains, et il a quand-même dû tuer Remus, son frère jumeau, et pour Romulus c’était encore plus compliqué que pour Caïn, parce que pendant qu’il tuait Remus, il devait répéter l'adage : «Insociabile regnum» (Le pouvoir ne se partage pas), histoire de respecter les augures et que les dieux écoutent et acquiescent... Alors Caïn dans tout ça, il faisait quoi de mal ?, il brûlait du bétail en offrande à Dieu et Dieu agréé les récoltes d’Abel mais pas le bétail de Caïn ? Donc en définitive, tout ça partait d’un bon sentiment, et même si ça a dérapé un peu, on ne peut quand-même pas comparer Caïn à Judas.

Voilà.

NS do Ouro, le 21 de février de l’an de grâce 2026 après la naissance de NSJC

Et on va terminer cette actualité par un petit exemple stratosphérique.

Il s’agit encore de Diogène, qui m’envoie quelques nouvelles agrémentées de toute une réclame pour une amie écrivaine qui a sorti un nouveau bouquin à Vittoria Da Conquista, il est invité à la cérémonie de lancement, elle a vu mes photos, et elle voudrait bien avoir une couverture photographique de l’événement à ma sauce. Alors c’est Diogène qui me demande, mais qui me dit quand-même que Conquista est bien loin de chez moi, mais que si je peux venir, elle en serait ravie.

Et pour l'exemple qui peut-être pris pour un cas d'école, eh bien voici ma réponse, aussi sèche et raide que la justice de Berne :

Salut Diogène,

Merci pour les nouvelles, mais pour ce qui concerne les photos, ce n’est pas un problème de distance. Le problème c’est que je ne suis pas un photographe professionnel, je fais des photos de la nature, des animaux, des œuvres d’art si je suis en Italie, ou de jolies filles, mais uniquement par hobbies. Je n’ai jamais vendu une photo de ma vie parce que je n’en ai pas besoin, Dieu merci. Alors si je peux mettre cette petite compétence au bénéfice du peuple de NS do Ouro en couvrant certains événements ou sur l’état des routes, ou pour Notre Seigneur de la Bonne Fin à Rio do Pirès, à la bonne heure, je le ferai toujours sans hésiter. Mais ne le ferai jamais pour satisfaire l’égo d’un écrivain, quel qu’il soit, et qu’il soit à Rio do Pirès ou à Conquista ne changerai vraiment rien à ma réponse. Un écrivain sait que la force des mots vaut plus que mille images, s’il ne sait pas ça c’est que c’est un mauvais écrivain.

Et donc la réponse est «non». Je sais que c’est un peu abrupt comme réponse, mais je ne veux pas m’excuser pour ça, parce que je suis mon objectif qui est d’extraire la morale de l’empire de mon esprit, et je pense que la franchise est le meilleur moyen pour arriver à ce résultat.

Bon dimanche,

Amicalement,

Davi.

Vera a lu et m’a dit : «Mon Dieu, tu viens de perdre l’ami le plus utile d’ici», je lui ai répondu que non, qu’elle verrait bien la suite...

Et la suite, contrairement aux prédictions de Vera, c'est que Diogène m’écrit une longue réponse dans laquelle c’est lui qui s’excuse de m’avoir dérangé avec ces histoires..., et qui au passage me tresse des couronnes de louanges pour mon engagement en faveur du peuple de NS do Ouro et de Riacho Fundo, qu'il apprécie ma sincérité et ma transparence, qu’il espère me revoir en juin prochain, etc.

Se voilà donc confirmée la théorie de Machiavel : - la gentillesse n’attire que des profiteurs, la bonté avec des limites claires inspire le respect.

Et puis si je devais redescendre de la stratosphère à chaque fois qu’un couillon publie un bouquin, vous imaginez un peu les fusées qu’il me faudrait ? Mon empreinte carbone en deviendrait totalement hors de contrôle.

Donc en fin de compte tout se passe très bien avec Diogène, je lui ai répondu qu'il n'y avait pas de problèmes, mais il a quand-même cru bon de s'excuser encore une fois pour l'incommodation... si ça lui chante... ?!

Mais ce n’était qu’un préambule, parce que ce soir, il a enfin passé le cap qu’ils hésitaient à franchir avec sa femme lorsque j’ai été manger chez eux, là c’est bon il est arrivé au stade des confidences... ! A quoi ça sert ? Ça sert toujours, parce que si quelqu'un jugé "d’important" fait des confidences ce n’est plus des confidences, c'est de l'information, donc du pouvoir. Le jeu est de toujours rester dans l'ombre mais inspirer suffisamment confiance pour que les confidences et informations adviennent naturellement.

Ceci dit, même si je ne sais pas quoi faire de ces informations, je sais qu'à partir du moment où des gens de ce rang se laissent aller à parler, en quelque part, ça veut dire qu'ils ont déjà accepté en leur for intérieur d'occuper la place qu’on leur enjoindra de prendre. Ce que je perçois depuis mon point de vue d'observation solitaire, c’est que la solitude n'est pas l'isolement. C'est plutôt une stratégie qu'il s'agit d'embrasser consciemment, parce que si la solitude est subie, on reste vulnérable. Je pense d'ailleurs que la majorité des êtres humains ne sont pas aveugles par manque d'intelligence, mais par excès de compagnie. En vivant dans un brouillard constant de voix, d'opinions, d'émotions et de distractions, entourés en permanence, ils finissent par adopter des idées qui ne sont pas les leurs, il réagissent au lieu de réfléchir, ils se conforment au lieu de choisir, ils suivent au lieu de diriger, et surtout, ils se mentent à eux-mêmes ! La solitude fissure tout ça, les mensonges se dissolvent, la vérité apparaît, on voit clair, et ça nous donne un avantage quasiment injuste sur ceux qui vivent encore dans le bruit, parce que tout devient si prévisible.

C'est comme ça.

J’avais dis plus haut qu’on habite dans une petite ville du bout du monde où tout se sait, et c’est vrai que pour la plupart des gens, il suffit de demander à Vera ou Izac et je sais, mais il s’agit là d’informations sans réelle valeur. Les information valables sont celles que personne n’a, comme le nom et la photo de l’amoureux de ma dentiste, la citadelle imprenable de NS do Ouro, et maintenant que Diogène s’est décidé à passer à table, il faut déjà que je me concentre sur le prochain. Ce sera Vivaldo, je l’ai vu ce soir en ville en passant en moto, ai stoppé, et l’ai invité avec sa femme et son fils Pedro (qui est franc-maçon) à la maison, ils viendront le week-end prochain.

Ce n’est qu’une fois que j’aurai collecté toutes les informations utiles que je saurai sur qui m’appuyer, … quel sera l’homme de confiance que je pourrais mettre au 111ème étage ;-)

Mais bon, tout ça n’est que de la distraction, parce qu’en parallèle, des projets nettement plus concrets sont en voie d’avancement, mais je ne peux pas en parler...

NS do Ouro, le 22 de février de l'an de grâce 2026 après la naissance de NSJC

L’exercice se complique un peu…

Où l’art de demeurer dans la stratosphère lorsqu’un maçon rôde à côté de ma terrasse pour faire des trucs…

Non, l’exercice ne se complique pas vraiment, il en devient juste un zeste inconfortable. Mais demain ce sera pire, parce que je vais être prit en tenaille entre Bruna dans la maison et le maçon qui termine le mur à côté de ma terrasse. J’ai perçu aujourd’hui qu’il n’est pas si aisé que ça de rester tranquille, contempler et faire le vide quand il y a quelqu’un qui s’affaire à côté.

Parce que le mouvement naturel serait de me lever et de lui préparer un peu de mortier, j’ai fait manœuvre maçon durant une année, alors je sais très bien comment faire : 3 brouettes de sable pour un sac de ciment, je me souviens même des gestes à exécuter avec la pelle pour que tout finisse bien mélangé lorsque l’eau a assez imbibé.

Ceci dit, il faut à tout prix éviter de s’en mêler, j’ai vu Vivaldo qui intervient sans arrêt avec ses maçons aux abords de sa grande maison. C’est ridicule parce qu’on voit bien qu’il n’a aucune compétence en la matière, les maçons n’osent pas le contrarier, alors il s’invente maître d’œuvre et ça sonne faux. Et puis il est trop petit par rapport à ses maçons, ce qui a l’art de ruiner son image. En cela j’ai un avantage parce que je mesure 182cm et que j’ai engagé un petit maçon ! De surcroît, aucun bon mot ne filtre de la part de ses maçons parce qu’il les fait bosser jusqu’à midi pille et ne les laisse pas partir avant 17h30, alors qu’ici la fin c’est 17h00.

Ainsi, le jeu c’est d’arriver à rester bien tranquillement dans la stratosphère pendant que des gens s’agitent autour, que ce soit le maçon ou Jules qui vient apporter les matériaux de construction. C’est un bon exercice, surtout si je pense à demain où je vais être cerné en rajoutant Bruna à l’intérieur de la maison… Mais j’ai conquis de haute lutte cette position stratégique sur cette terrasse, il faut que je la tienne coûte que coûte sans me laisser perturber !

Alors non, on ne va pas se mentir, ce n’est pas si compliqué, c’est juste un peu moins confortable que lorsque je suis réellement seul. Mais si j’arrive à rester détaché, calme, l’œil aux aguets, les jumelles en renfort si quelque chose se passe, je vais en faire des témoins utiles : «On travaille pour le Suisse, on part à 11 heures et demi, il s’en fout il paye jusqu’à midi, ...il semble dans un autre monde sur sa terrasse, mais parfois il rentre faire des trucs avec son ordinateur.» J’avais un problème de reflux d’eau qui a vidé les 1000 litres du tank sur mon toit durant la nuit d’avant-hier (dû dormir avec les boules Quies pour ne pas entendre la chute d’eau dans la salle de bain). Ce matin, le maçon a résolu le mystère qu’Izac ne comprenait pas hier, alors à 16h00 je lui ai dit : «Eh mon vieux, tu te casses quand-même pas trop la tête, tu y vas quand tu veux, t’as déjà gagné ta journée en résolvant le mystère de l’eau ce matin !» Jules est revenu apporter de la ferraille, je leur ai offert du gâteau et à boire et leur ai fait le coup de la poupée Russe à 10 couches, ils étaient sur le cul ! (oui, ici personne n'a jamais vu ça, alors j’essaie de produire une sorte de mixture de type sympa et détaché en même temps). Après l’effet de la poupée russe, j’ai prêté les jumelles au maçon : «Putain, il y a 2 oiseaux sur la croix tout là-haut !». Enfin voilà, faut rester cool, mais ne surtout pas aider, parce que ça provoquerai deux effets contre-productifs 1) ça ferait le rapiat qui veut économiser quelques réais en lui faisant gagner une demi-heure, et 2) ça nuirait gravement à la stratosphère. J’ai bien capté que les seules personnes vers lesquelles on peut et vers lesquelles il faut s’abaisser, c’est les enfants qui n’ont pas encore assimilé ce système de classement par castes ou ordre d’importance. Les enfants aiment la déconnade, et même si on ne prête qu'une attention distraite aux parents, ils aiment aussi voir leur enfant rigoler, alors tout va bien.

Les adultes ne sont curieux que pour l’argent. Izac bosse à l’école, et parfois les employés lui demandent ce que fait le Suisse mais il répond très bien : «Je ne sais pas, il fait parfois des trucs sur son ordinateur, mais je n’en sais pas plus...» Réponse systématique : - «Ahhh, il doit gagner beaucoup d’argent...».

Et puis, lors de l’un de mes passages devant mon ordi, je vois qu’une poupée russe me suis ! Non, sans déconner, elle s’appelle Mia Stoyanov, habite à Paris, et Instagram m'envoie une notification pour m'avertir qu’elle me suit... Oui oui, comme ça, sans prévenir ni demander la permission, alors je lui envoie direct un message : «Eh toi !, pourquoi tu me suis comme ça ???», elle capte pas et me demande «Comment ça, pourquoi ?» Ben oui, à part les gens de NS do Ouro, personne ne me suit, donc je demande des explications, elle s’encouble un peu en me demandant comment ça se fait que je parle français, et je lui réponds qu’elle a pas meilleure mine à Paris avec un nom russe, mais termine quand-même avec «...allez, vive Poutine et au diable ces enfoirés d’ukrainiens !» J’avais une chance sur deux (parce qu’elle aurait très bien pu être ukrainienne avec un nom pareil), mais il s’en est trouvé que c’était une passionnée de Vlad, bref, elle m’a fait mon après-midi, c’était rigolo.

Voilà, comme ça j’ai enfin compris l’utilité de ce machin : Instagram…, se faire suivre par une hôtesse de l’air russe qui habite à Paris, passionnée par Vladimir Poutine. Bon, en fin de compte ça reste quand-même une perte de temps, mais ça m’a permis d’échapper un peu de ma terrasse pour aller répondre à ses messages. Mais en fin de compte, il y avait incompatibilité : elle cherchait juste quelqu’un pour discuter et trouvait que j’étais intéressant, alors quand je lui dis que moi je voyais une tablée entourée d’enfants, le bonheur, la petite maison dans la prairie, je crois qu’elle a tilté…

Pas grave, j’étais déjà concentré sur la journée de demain, le maçon a très bien compris ce que je voulais alors je lui fiche une paix royale, reste tout de même l'inconfort de demeurer imperturbable pendant qu'il s'affaire, mais il ne faut pas que ça se voie, il faut que tout paraisse absolument naturel, et pour demain, j'ai encore augmenté un peu le niveau, ...parce que le gars qui sonne à 07h00 du matin et moi qui tombe de mon lit, je lui ai dit que j’allais tout ouvrir à 04h00, qu’il pourrait déambuler sans sonner, se faire un expresso comme ce matin, et vaquer à son ouvrage en toute quiétude. On a topé là, je rajouterai encore mon amplificateur avec de la bonne musique, et tout se passe au mieux dans le meilleur des mondes. 

NS do Ouro, le 23 de février de l’an de grâce 2026 après la naissance de NSJC

Attention, ça redevient sérieux !

Eh oui, ce matin, ma femme est ressortie de son tiroir où je l’avais casée après mes 3 mois de prières à Riacho Fundo l’année passée, parce que je n’y croyais plus.

248Mais ce matin, malgré le retour de mon hôtesse de l’air Russe dans mon ordinateur, eh bien j’ai c'est ma femme qui a signé son grand retour dans ma chambre, juste sur l’endroit où j’écris, ça me rassure, j’ai l’impression qu’ainsi, elle veille au grain à côté de mon Jésus crucifié que j’avais fait en 2ème du cycle en 1984, aux travaux manuel (à une époque où on faisait encore des trucs relevants dans les écoles).

Img 5536Ça me fait plaisir, parce qu’à part avoir interverti mon alliance de mon annulaire gauche à mon annulaire droite, je ne l’ai jamais enlevé. Et une alliance veut dire ce que ça veut dire, même si Machiavel juge qu’un ennemi prévisible est plus utile qu’une alliance de circonstance. Tant pis pour lui, j’ai décidé que cette alliance était bien plus qu'une alliance de circonstance, c'en était une indestructible et indissoluble : Sissi a été, est, et sera la seule femme de ma vie, et puis c'est tout. Et en l’absence d’apocalypse sur le chemin, eh bien on vieillira ensemble, je n’en veux pas d’autre. Pour la petite histoire, j’ai mis ma chevalière de Jésus sur mon annulaire gauche, mon alliance sur le droit, bien planquée sous une petite chevalière de Notre Dame de Lourdes qui veille sur cette affaire.

Alors voilà une nouvelle journée qui se termine, commencée sur les chapeaux de roues, parce que si le maçon a bien compris toutes les instructions de la veille, c’est le voisin qui m’a réveillé avec la musique à plein tubes dans sa voiture qu’il a laissé garé devant sa porte, toujours la même musique brésilienne «tchakatchakatchak». Je suis sorti avec mon enceinte, ai complètement recouvert son son et il a eu vite fait d’éteindre, en 5 minutes c’était réglé. Ensuite, eh bien j’ai pu mettre un volume adéquat pour ma maison et pas pour toute la vallée, le maçon a bien aimé. Je ne sais pas trop ce qu’ils ont comme problème avec la musique ici, on dirait qu’ils n’ont pas de bouton pour régler le volume : c’est soit éteint soit à plein tubes…

Pour ce qui concerne mon incommodation de hier : le fait de culpabiliser un zeste de voir les gens s’agiter pendant que je contemple, je crois que c’est réglé, je ne culpabilise tellement plus que ce matin, j’ai sorti le matelas gonflable pour prier mon chapelet, alongé au soleil. Ben oui, je n’ai plus de caisse maladie qui me paye les piqûres à 3’300 francs tous les 3 mois contre le psoriasis, ne reste donc que le soleil pour lutter là-contre, c’est naturel, très efficace, gratis, et plein de vitamines D. Du coup j’ai eu une matinée très chargée : La musique, une heure et demi de crapotage et de contemplation, la perceuse pour accrocher ma femme et mon Jésus au mur, le bronzage et le chapelet, la douche, sans compter la Russe qui est revenue à la charge malgré la petite maison dans la prairie…

Mais elle ne va pas me faire de mal, elle veut se concentrer sur sa carrière, et puis je lui ai dit que de toutes façons, on ne se rencontrera jamais, parce que même si elle venait depuis Paris jusqu’à l’aéroport le plus proche, eh bien elle n’aurait pas encore fait la moitié du chemin. Ceci dit, elle est sympa et cultivée, c’est agréable de pouvoir échanger en français avec quelque chose d’autre qu’un français.

Enfin voilà, journée chargée mais apparition de ma femme juste au-dessus de mon poste d’écriture, alors quand je ne suis pas sûr de mon coup, je la regarde et elle me rassure ;-)

NS do Ouro, le 24 de février de l’an de grâce 2026 après la naissance de NSJC.

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