On dirait bien qu'elle a disparût, non ? (addendum : finalement pas !)

Le 23/03/2026 0
Dans Actualités
On dirait bien qu'elle a disparût, non ? (addendum : finalement pas !)

...trop de calculs, trop de Diogène, trop de Machiavel, de Caïn, d'explications, de réflexions, d'apparences, de contrôle, de bla-bla, trop de tout à la place de l'important : le vide, la solitude, la paix...
et l'Amour...

Il est peut-être temps de prendre un peu de hauteur, ... non ?
La stratosphère, ... ça m'a l'air quand-même vachement bas !

NS do Ouro, le 24 de février de l'an de grâce 2026 après la naissance de NSJC
Pour commencer, un vieux chinois (et en général, quand c’est des vieux chinois qui le disent, c’est que c’est sérieux) : - Celui qui est déprimé vit dans le passé, celui qui est anxieux vit dans le futur, celui qui est en paix vit dans le présent !
Et pour faire bonne mesure, je vais citer un autre vieux mais un Suisse (donc sûrement un peu moins sérieux mais quand-même) : - Les personnes ont été créées pour être aimées, les choses ont été créées pour être utilisées. La raison pour laquelle le monde est dans le chaos c’est parce que les choses sont aimées et les personnes utilisées.
NS do Ouro, le 25 de février de l’an de grâce 2026 qui suit la naissance de NSJC et les 82 ans qui suivent la naissance de mon paternel : André !

Je vais décrire en hyper-résumé les deux rêves que j’ai fait entre 05h00 et 08h00 du matin. Le premier c’est qu’on sort d’un bâtiment public avec mon petit fiston Samuel, il est encore tout petit, je dois le porter, mais je n’en ai plus la force, je suis complètement à la ramasse, je tombe plusieurs fois avant d’arriver à la voiture. Je dois manger pour reprendre des forces, premier restaurant => plus une place de parc, deuxième restaurant, blindé aussi. J’ai plein d’argent mais il me faut de la nourriture, alors je me rabat sur les supermarchés, ai une peine folle à trouver une place, mais en fin de compte, j’en trouve quand-même une et j’achète tout ce qu’il faut pour retrouver des forces.
Je conduis jusqu’à la maison en mangeant, le petit derrière, je mange, je mange, je mange, mais reste tout aussi faible. Le gamin a un rendez-vous médical à 16h00, je suis plate sur le lit, complètement lessivé, je vois bien que je ne vais pas arriver à l’y conduire, alors en dernier recours, j’arrive quand-même avec bien des efforts à téléphoner à la police, deux agents se pointent, la porte est ouverte et je suis scotché sur mon lit, je n’arrive pas à bouger, alors je leur demande d’emmener le petit à son rendez-vous médical, je ne suis pas en mesure d’y aller. Et là, la flique me répond : «Selon l’article xyz du code de procédure civile, il n’est pas dans nos attributions ni écrit en nulle part dans la loi que nous devons prêter assistance à des personnes comme vous ou votre fils !» Et là-dessus, l’agent et l’agente tournent les talons et repartent…
Deuxième songe. Je suis nettement plus en forme et de bonne volonté, mais arrive sur mon chemin une jeune fille qui souffre, et qui souffre assez pour que ça se voit. Je me dis que je suis en mesure de l’aider, j’ai une voiture, j’ai des contacts, que ce soit chez le médecin ou à l’hôpital, je vais pouvoir faire quelque chose pour elle alors je l’embarque. Mais elle ne fait que des conneries, jusque dans la salle d’attente du médecin, et quand le médecin arrive et que c’est enfin son tour, malgré sa souffrance, elle s’était allumé un cigare sur le balcon, et impossible de la faire entrer pour voir le docteur…
Je me réveille à 08h00 pour me rendre compte que je souffre moi-même. D’expérience, je sais qu’il y a plusieurs niveaux de souffrances, en Afrique, s’il n’y pas de sang c’est qu’il n’y a pas de problèmes. Mais je connais les souffrances psychiques, je connais même des types qui préfèrent se taillader les bras jusqu’à se faire faire 40 points de suture, histoire de fixer la souffrance intérieure sur un endroit localisé de leur corps, c’est une manière de se distraire de la souffrance psychique. Dans la souffrance psychique, il y a deux sortes de souffrances, la souffrance pure, sans douleur localisée ; et d’autres fois une souffrance à même de provoquer de réelles douleurs très localisées.
Donc ce matin, je me réveille avec uniquement une souffrance pure...
...et je fais le lien avec ces deux rêves. Le premier était de nature à réveiller une peur, parce que je sais que je suis bipolaire, je sais que je suis dans un bon trend, et je sais que ça ne devrait pas durer. Ça m’a renvoyé à l’année passée, un jour que Vera était malade et m’a dit : «Davi, ce soir je ne vais pas pouvoir cuisiner, va manger en ville»… Et moi j’étais dans un tel état de décrépitude morale que non, je ne pouvais pas aller manger en ville, rencontrer des gens, discuter, c’était au-delà de mes capacités psychiques. Et donc même avec assez d’argent, on peut se retrouver dans l’état du premier rêve, où la nourriture en devient quasiment inaccessible. Mais il y avait le second volet, c’est que lorsqu’elle est devenue accessible via super-marché, eh bien ça ne m’a pas du tout aidé, ça ne m’a donné aucune force, ça ne m’a ni nourrit ni donné aucune énergie.
Alors je fais le lien d’avec ce qu’avait dit Carl Gustave Jung : «L’homme est tellement distrait en état d’éveil que Dieu utilise son sommeil pour parler avec lui par les rêves.»
… et j’ai compris que cette nourriture n’aurai jamais pu me sustenter ou me satisfaire, parce que c’était d’une autre nourriture que j’avais faim, une nourriture spirituelle, et j’ai eu beau écumer le super-marché et me remplir la panse, rien ne m’a redonné des forces. Ceci dit, j’ai compris que Dieu recherchait un contact avec moi, un contact que j’avais brisé avec toutes les manœuvres décrites dans la cinquantième actualité.
La souffrance…
Ma fille avait fait un exposé sur l’anorexie / boulimie, un exposé très complet qui arrivait à une conclusion terrible : Les réseaux sociaux, et donc le regard d’inconnus, avaient une grande part de responsabilité dans ce genre de souffrance, ce qui est quand-même un comble ! (souffrir pour le point de vue ou les opinions d'inconus !?)
Mais ce matin, j’étais seul sur ma terrasse, sous le regard d’aucun inconnu, mon maçon avait à faire ailleurs et a prit sa journée. Donc théoriquement, j’aurai dû être encore plus tranquille, mais je ne suis même pas arrivé au bout de mon cigare. Je méditais sur ces deux rêves et j’ai interprété comme ça :
1) La faim spirituelle ne s’éteint pas avec le ventre, et encore moins avec la peur. Mais pour celui qui cherche une connexion d’ordre céleste, cette faim peut devenir une réelle souffrance lorsqu’on se distrait du chemin.
Petit a) Est-ce que Dieu a besoin qu’on souffre pour qu’on se rapproche de Lui ?
- A midi, Izac me dit que oui, il a été malade ces 3 derniers jours et il a prié, alors que lorsque tout va bien, il ne prie pas…
Petit b) Dieu n’a pas besoin que l’homme souffre, c’est l’homme qui en a besoin pour se raccrocher à Dieu plus sincèrement.
2) Cette jeune fille qui souffrait tant et que je voulais aider en l’emmenant chez le docteur…, et qui finalement préfère fumer un cigare sur le balcon du docteur plutôt que d’aller le voir.
- Elle avait raison ! Dans ce genre de souffrances, les docteurs n’existent que pour faire tampon entre le souffrant et Dieu, ils se transforment en empêcheurs d’atteindre le vrai objectif en coupant la souffrance, d’une manière ou d’une autre. Et donc elle a bien fait d’aller crapoter son cigare sur le balcon au lieu d’aller voir le toubib, un cigare ça donne le temps de réfléchir, de percevoir, et éventuellement de comprendre, contrairement au docteur à qui on confie cette souffrance entre ses mains en lui demandant de régler un problème d'ordre... céleste ! C’est quand-même leur prêter beaucoup de pouvoirs.
Et donc j’ai passé toute la matinée à souffrir, en fumant le cigare sans réellement être en capacité de contempler, en prenant le soleil et en priant mon chapelet, et même en arrivant à la maison chez Vera à midi, malgré mon petit sourire habituel, elle me voit et elle comprend : «Ah, aujourd’hui ça a l’air difficile !»
Je lui ai dis que ça l’était, mais que j’avais trouvé la solution, j’allais balayer toute ma maison, non pas parce qu’elle est sale, mais parce que j’ai des pantoufles Bowhill&Elliott, les mêmes que le roi Charles (sauf qu’il a une couronne brodée dessus à la place du squelette Cabaret), et que le fond est tellement dur que dès qu’on passe sur un grain de sable, ça crispe, et donc je sens bien qu’il y a des petits grains de sables à évacuer. C’est une manière de se distraire, comme de s’ouvrir le bras, mais c’est toujours ça...
Et puis, lorsque j’écris que je suis dans la stratosphère, ce n’est pas tout à fait une tournure de style, c’est une manière de dire que même si je suis là, que les gens me voient là, eh bien moi je suis ailleurs. Mais j’ai toujours été un peu ailleurs, déjà à l’école primaire, jusqu’à me sentir seul en plein milieu d’une foule.
En gros, les gens voient l'extérieur, et moi je suis le petit bonhomme à l'intérieur que personne ne peut voir...
Alors quand j’ai écris plus haut que la stratosphère c’était quand-même vachement bas, peut-être que Dieu m’a prit au mot, et que pour me tirer dans la mésosphère, il faudra soit que j’accepte de le suivre de mon plein gré, … ce qui est difficile, parce que quoique je puisse vouloir ou en penser, je suis un homme et j’appartiens au monde des hommes, et il est très difficile de l’abandonner de mon plein gré. Mais si je ne le fais pas de mon plein gré, il va falloir souffrir assez pour ne plus avoir envie d’y rester, me rapprocher de Dieu parce que ma foi, pas le choix, et Il finira par m’extirper de là. Le processus sera juste plus long et plus douloureux, mais le résultat sera identique.
En fin de compte, j’ai bien vu entre ce matin et cet après-midi qu’il y a ces deux manières de procéder : La première plus naturelle avec la souffrance, ce qui nous fera nous rapprocher de Dieu et accepter tout ce qu’il faut accepter pour que ça cesse, et la seconde comme cette après-midi, où il n’y a plus de souffrance parce que j’ai décidé d’accepter de me rapprocher suffisamment de Dieu de sorte que la souffrance en devienne inutile pour monter d’un étage.
Le but final étant d’arriver jusque dans la maison de Dieu. The Youg Pope disait que Dieu habitait dans l’exosphère, il avait un duplex là-haut, avec une piscine au rez-de-chaussée. Alors même si je n’arrive pas jusqu’au premier étage, au moins jusqu’à la piscine...
... et je ne sais pas quoi faire avec Lia, c'est comme si elle était là pour me dire : "T'affoles pas trop et regarde, ça pourrait être bien pire !" Dans sa prison sensorielle, elle tient le coup. Hier soir on discutait avec Izac à côté d'elle (mais elle n'entendait rien du tout), il me disait que ce n'était pas une vie..., alors non, ce n'est pas une vie normale, mais ça reste vivant, même si privée de tout ce qui pourrait adoucir un tant soit peu son état.
NS do Ouro, le 26 de février de l'an de grâce 2026 après la naissance de NSJC
Oui, que je me couche à 21h00, à 23h00 ou à 01h00, peu importe, je me réveille TOUJOURS entre 3 et 4 heures du matin...
Jusqu’à ce matin, je mettais ça sur le compte d’un problème d’insomnie, et le protocole c’était de me lever, manger quelque chose, me servir un Coca ou autre et aller m’en griller une sur la terrasse avant de reprendre une pilule et continuer ma nuit.
Ce matin n’a pas dérogé à la règle, levé à 03h15, mais il y a eu un changement au niveau du protocole, parce qu’en fumant ma cigarette, j’ai eu l’impression très claire, très nette, très certaine, que Dieu voulait me dire quelque chose qu’Il ne pouvait pas dire dans le mouvement, le tumulte ou les obligations de la journée. Alors même si mes jours sont bien calmes, la journée reste la journée avec tous les bruits, proches ou lointains, de gens qui s’agitent.
Ayant perçu cela, je suis sorti sur ma terrasse, suis resté trois quart d’heure sur ma chaise longue à prier mon chapelet, lentement, attentif à tout. Mais la nuit, il n’y a vraiment pas grand-chose qui perturbe à part quelques bestioles lointaines, donc on entend tout, jusqu’au coq déréglé qui annonce l’aurore déjà à quatre heures moins quart.
Mais plus j’avançais dans ma prière, plus il me semblait que Dieu n’avait rien de particulier à me dire, sauf peut-être une bonne inspiration, parce que ces deux derniers mois, l’affaire était ainsi : Le second fiston et la fille ne veulent pas respecter l’autorité parentale, eh bien je leur coupe les vivres ! Alors pendant ce chapelet, je me suis ramolli un peu en me disant que j’allais envoyer tout ce qu’il fallait à ma femme en début mars avec en note bancaire : «Fais au mieux, je te fais confiance». Voilà, ça c’était l’intention et il me semblait que c’en était une bonne, valable pour rester éveillé en fin de nuit.
Le problème, c’est qu’à quatre heures et quart, je me suis recouché, sans médicaments, et donc sans pouvoir réellement dormir. J’ai tout de même dû m’assoupir un peu vers cinq heures et demi, d’un sommeil si léger qu’il me semblait que si je voulais me réveiller, je pouvais le faire à n’importe quel moment : Appuyer sur le bouton de la lumière et debout. Cependant, il m’est arrivé un nouveau rêve, une sorte de songe, où je vois des trucs : je vois ma maison en Suisse, je vois ma famille à travers la fenêtre, mais je vois aussi une espèce d’intrus. Un petit bonhomme qui ne payait pas de mine, et je me demandais ce qu’il pouvait bien foutre là ? Mais comme ma femme était là, sur le sofa, et que j’avais une envie folle de la voir, je me fous du lascar et je sonne. Elle se lève, mais c’est l’insignifiant qui vient ouvrir en me demandant ce que je veux ? Non mais de quoi je me mêle ? Et pourquoi je te causerai ?, c’est avec ma femme que je veux causer !
… et là, le gringalet semble vouloir s’interposer, m’empêcher, ou je ne sais pas quoi, mais je le saisis par l’encolure de sa chemise, le secoue à 20 centimètre du sol et lui répète : «Non mais allo ??? Il y a quelqu’un là-dedans ? C’est à ma femme que je veux causer, pas à toi !» Bon, comme il n’avait vraiment l’air de rien capter, je le lance jusqu’au milieu de la pelouse et ma femme sort enfin.
Et je n’ai rien à lui dire, je me contente de la regarder en souriant et en attendant son étreinte… qui ne vient pas ! A la fin, je lui demande qui c’est la crevette, et elle ne me répond pas, ce qui n’est pas réellement nouveau depuis 2 ans où elle se retrouve toujours muette en face de moi. On est donc dans une situation ubuesque où le type est toujours au milieu de la pelouse, ma femme à la porte sans un mot, et moi qui ne sachant que faire, finis par quitter les lieus.
La chute de cette histoire, c’est que je croise mon cousin qui ne m’adresse plus la parole depuis deux ans et qui me dit que l’individu est le «copain» de ma femme… Et là je tilte, parce que je sais que c’est moi qu’elle aime, et je ne comprends pas comment elle, Sissi, a pu porter son dévolu sur un type pareil, ou sur n’importe quel autre type que moi d’ailleurs !
Alors je veux bien qu’au mariage, à 20 ans, on puisse promettre et raconter n’importe quoi parce qu’on est jeunes et qu’on n’a pas de jugement, mais lors de mon départ, ma femme avait dit à ma fille qu’il n’y aurait jamais d’autres hommes dans sa vie, que je serai le seul, et au moment où elle dit ça, elle a plus de 50 ans, donc on ne peut plus mettre ça sur le compte de la jeunesse écervelée.
Dieu m’avait déjà fait une révélation de ce type en mai 2024, j’avais attendu 15 jours pour demander et obtenir toutes les confirmations nécessaires qui ne laissaient planer plus aucun doute. Alors cette fois-ci, non, je ne vais demander aucune confirmation, j’ai bien compris l’astuce : la bonne intention durant le chapelet était liée au songe qui a suivit. Parce que ma femme est toujours une victime de quelque chose ou de quelqu’un, jamais responsable ni coupable de rien, et donc ces deux mois avec une pension minimale lui ont servi de prétexte pour introduire l’individu dans la maison avec la meilleure excuse du monde : «Votre père me laisse sur la paille, j’ai besoin de capter une autre source de revenu, et celui-là, même s’il a l’air d’un con, a le pognon qu’il faudra pour vos études, votre confort, votre train de vie, … pas le choix !»
Ceci dit, Dieu prend de sacrés risques en révélant tout ça à un type qui veut le suivre jusque chez Lui. Parce qu’à la base, on avait un deal et c’est Lui qui m’a fourgué cette bonne femme en sachant d’avance tout ce qui allait se passer. Enfin non, Dieu ne prend aucun risque avec moi, j’ai été trop loin pour faire marche arrière et Il le sait très bien.
J’ai vu la tête du type, mais les songes utilisent toujours des archétypes et peut-être qu’il ne ressemble pas vraiment à ça. Cependant, si l’archétype l’a défini ainsi, c’est qu’il ne fait pas le poids.
Alors nouvelle journée de souffrances et d’incompréhensions, et de l’évidence de l’exil : Je ne peux plus mettre les pieds en Suisse, parce qu’à partir du moment où j’aurai posé le pied à l’aéroport de Genève, je donne moins de 24 heures d’espérance de vie au bonhomme. Ma femme n’a rien à craindre parce que c’est ma femme et elle sera toujours au-dessus de tout sauf de Dieu, mais lui il est cuit, vraiment cuit. Il a d’ailleurs intérêt à se mettre à prier pour que mon père ou mon oncle Guy ne meurent pas trop vite, parce qu’en tel cas, je reviendrai pour l’ensevelissement et ça sera vraiment très périlleux pour lui. Aucune pitié, aucun subterfuge pour ne pas me faire choper, devant tout le monde, rien à cirer, j’irai en prison le temps qu’il faudra mais je vais lui faire la peau en pleine lumière.
L’être humain me dégoûte, tous ces gens qui éprouvent le besoin de sauter ou de se faire sauter, une belle brochette de cloportes ! Un troupeau de moutons inutiles, et sur une masse pareille, un nuisible de plus ou de moins ne changera rien à la bonne marche de l'humanité.
Bon, pour éviter de trop souffrir, j’ai attaqué le whisky dès 7 heures du matin, pris tous les médicaments qu’il fallait pour dormir, et dans le sommeil, c’est vrai qu’on ne souffre pas. Mais dès l’état d'éveil, ce songe qui revient me hanter. Eh oui, l’abruti a bien de la chance que je suis perdu au fin fond du Brésil et c'est dans son intérêt le plus vital que j'y reste.
J’ai un peu étudié les malades de notre espèce, et dans l’antiquité, à une époque où les hommes étaient un peu plus observateurs qu’aujourd’hui, on passait pour recevoir des lumières divines, alors on nous casait sur une montagne pour faire office d’oracle, on nous apportait à bouffer, et si Auguste ou Marc Aurèle avaient des questions, ils montaient sur la montagne pour nous demander des trucs improbables.
Mais ici il ne s’agit pas de trucs improbables, il s’agit de choses qui me concernent, et le tout dans un mouvement si synchronisé que c’est pas possible autrement :
1) Réveil comme d’habitude entre 3 et 4 heures du matin, mais…
2) Certitude que s’il en est ainsi chaque nuit, c’est que Dieu veut me parler dans le silence de la nuit
3) Je me mets à l’écoute de Dieu qui ne dit rien à part une bonne intention
4) Je retourne me coucher, et là il me montre, m’explique, me fait comprendre
5) Je n’aime pas ça alors je me lève mais je sais que c’est la réalité (tout s’emboîte parfaitement)
6) Dieu prend des risques calculés, Il sait que mon amour pour Lui et même pour ma femme ne changera pas malgré ça
7) Mais si je mets les pieds en Suisse, je vais quand-même flinguer le type pour faire bonne mesure.
NS do Ouro, le 27 de février de l’an de grâce 2026 qui suit la naissance de NSJC
Nota Bene : Je ne voudrais pas qu’il y ait confusion ou mauvaise interprétation de ce que j’ai écris ci-dessus : la jalousie n’a rien à voir là-dedans ! Il ne s’agit que de respect : on ne touche pas aux affaires des autres sans demander la permission, et ma femme m’appartient au sens propre, au sens figuré, au sens littéral du terme et dans tous les sens que vous voulez. Un mariole s’était déjà aventuré à y toucher, simplement y toucher sans plus et il l’a payé plus que de raison, même si ce n’est pas moi qui ait infligé la punition. Alors si un deuxième mariole s’avisait réellement à la toucher, ce sera moi qui infligerai la punition, et je ne vais pas fignoler des intrigues comme pour le premier, ce sera simple, sanglant, radical.
Voilà, c'était juste pour éviter les malentendus sur la nature du problème et que tout soit bien clair quant aux conséquences.
L’année passée, je n’étais pas bien intégré, j’ai construit ma maison, ma terrasse, ai élevé un mur de 4 mètres de haut sur ma terrasse du côté du voisin du haut, histoire de préserver mon intimité, parce qu’en dessous de ma terrasse, je n’ai pas besoin de mur, ça surplombe et personne ne peux me voir. Le voisin du dessus m’avait dit que je ne pouvais pas tirer le mur jusqu’à mon tank d’eau, vu que lorsqu’il pleut, il y a une sorte de rivière qui coule depuis chez lui, qui descend son petit muret, et qui s’en va jusque sur les terrains de Vivaldo, qui possède tous les terrains entre ma maison et la sienne, au fond de la vallée.
Donc on en est resté à une affaire inachevée, dans ce genre, le mur bleu s'arrête pour laisser couler l'eau, et la base de mon tank d'eau, bleue aussi, est plus loin, et entre deux c'est le bordel :
Alors oui, quand il pleut fort, il y a effectivement une sorte de petite rivière qui coule à flot à côté de ma terrasse. Ceci dit, j’ai perçu à plusieurs reprises des têtes dépasser depuis le fond du mur bleu et qui me regardaient sur ma terrasse, soit crapoter un cigare, soit prier le chapelet, soit écouter de la musique, soit prendre le soleil sur mon matelas gonflable. ...eh bon, ça voulait dire que des gens pouvaient m’observer même quand je ne voulais pas être observé.
Depuis la terrasse, ça donnait un truc de ce genre, comme un trou entre mon mur et le tank où tout le monde pouvait venir regarder ce que trafiquait le Suisse :
Alors cette année, comme je ne m’inquiète plus ni de mon intégration ni de la rivière du voisin, j’ai donné mandat à mon maçon de terminer le mur jusqu’au tank de 5000 litres. Qu’il se démerde pour faire cesser cette rivière quand il pleut, l’eau trouve toujours un chemin, et dans le cas d'espèce, elle trouvera un chemin jusque sur la terrasse du voisin du dessus. L'important c'est que ça ne passe plus sur mon terrain, alors il a fait les choses en ordre : Pour commencer, il a fait une semelle de béton armé, direct sur la roche que vous pouvez voir au bas de la prochaine photo, parce que je suis les conseil de Jésus : je bâtis sur la roche et pas sur le sable, et ensuite il a déjà élevé deux colonnes de béton armé pour consolider le mur de brique, qu’il a doublé pour être sûr que rien ne passe. Lundi, il fera une troisième colonne de béton armé vers le tank pour être certain de son coup, mais déjà là, il m’a garanti que l’eau ne passera plus, et qu’elle n’aura jamais assez de force pour bousiller mon mur.

Et donc me voilà à l’abri des regards, et de l’eau aussi, il a bien plut aujourd'hui et j'ai pu constater que plus rien de coulait par là, à l'abri aussi de mon voisin cleptomane (mais sympa), reste plus qu’à rajouter la dernière colonne, crépir et peindre en bleu, et tout sera au poil.
Ceci dit, mon voisin cleptomane est vraiment sympa, parce que même si je dois planquer dans la maison tous les bidules que je sors sur ma terrasse parce qu'il ne peut pas s'empêcher de piquer un truc s'il vient chez moi, il s'est mis au boulot dès ce matin pour faire dévier l'eau qui désormais, va s'écouler sur la route au lieu de traverser la propriété ;-) Ceci dit, vu de son côté, je la lui ai quand-même vachement bouché la vue mais il s'en fout, il ne regarde jamais la vue, lui il considère qu'il a gagné un mur de protection gratuitement et c'est tout. Voilà ce que ça donne depuis chez lui (et ça c'était avant que je ne prolonge le mur jusqu'au fond) :
Pour finir, tout le monde devrait avoir droit à son mur de Berlin, pas seulement le pape avec ses murs Léonins de 15 mètres de haut, mais aussi Trump et son mur de 8 mètres de haut, moi et mon modeste petit mur de 4 mètres, tout le monde devrait avoir droit à son mur personnel !
Mais il y a encore beaucoup de boulot après ce mur, j'ai 200 mètres carré de carrelage à faire poser autour de la maison, ré-crépir les colonnes de la terrasses qui ont fendu à cause du bois, refaire un peu le couvert, et bien d'autres projets...
L'important c'est que je reste assez occupé pour ne plus avoir à poser les pieds en Suisse le plus longtemps possible, il en va de la sécurité d'un individu, parce que vous voulez savoir quoi ? Depuis bien longtemps, Dieu ne m'a pas réveillé entre 3 et 4 heures du matin cette nuit, je crois que le message est passé : on peut se cacher du regard de tout le monde, mais pas celui de Dieu !
NS do Ouro, le 28 de février de l'an de grâce 2026 après la naissance de NSJC
Bon, eh ben finalement pareil que d’habitude à part hier, je me réveille à trois heures tapantes, oui oui, 03.00. C’est le signal ! Le signal que Dieu a encore quelque chose à me raconter. Alors en bon petit soldat de Jésus, je vais sur ma terrasse et je prie un chapelet, sous la pluie (tant qu’à faire...), lentement, en méditant chaque mystère, et je me recouche à 04h00 en me disant que si Dieu a quelque chose à me dire, Il va faire comme avant-hier, Il va me provoquer un rêve. Mais Il m’en provoque deux, et pour la coup, ça va dépoter grave !
Le premier : Je ne sais pas où je suis, à part que je suis dans un lit, et je me réveille au milieu de la nuit sans savoir où je suis, un type dort dans un autre lit dans la même chambre, je sors, je me rends compte que je suis à l’hôpital, je suis tout habillé, je descends voir les infirmiers qui me disent : «Mais qu’est-ce que vous faites-là Monsieur Vuignier ?» Moi : - «Ben je dormais dans une chambre, tout habillé, je pense que j’ai oublié de prendre les médicaments !?» L’infirmier : «Mais non, vous n’êtes même pas hospitalisé, sur aucun fichier, mais qu’est-ce que vous faites là ???»
Bref, je comprends que je dois me barrer, et je pars. Ma bagnole est parquée là, droit devant l’hôpital, sur la place du Dr Celic… En passant par Monthey, en pleine nuit, je croise mon dernier ami Suisse au bord de la route, nu comme un ver, et avec de la barbe… Je m’arrête : «Mais Bernard, qu’est-ce que tu fous là, à poil ? Et qu’est-ce que c’est que cette barbe ???» Lui : «Je sais pas trop, je ne sais pas trop où j’en suis d’ailleurs, tu peux me ramener ?» Bon, je l’embarque dans la voiture, et contrôle de flics à la sortie de Monthey, moi sans papiers ni permis ni rien, avec un barbu nu à côté. Troublant, non ?
Bon, après ça s’est mixturé un peu et je ne me souviens pas très bien ce qui s’est passé avec les flics. Toujours en est-il que le rêve s’éclaircit, et là je me retrouve dans les jardins du Vatican, en train de jouer à la pétanque avec Léon (quatorze), seulement qu’au lieu de jouer avec des boules de pétanque, on jouait avec des citrons, moi j’en avais des bien jaunes et Léon en avait des jaunes et verts (oui, lignés comme ça). Le problème c’est qu’il ne ressemblait pas du tout à un pape, parce qu’il avait un K-Way bleu, et le capuchon bien ficelé jusqu’au dessous du menton. Ça lui donnait un air un peu ridicule, mais il m’a dit que c’était mieux ainsi, comme ça les gens ne le reconnaissaient pas. Bon, on fait notre partie de pétanque, et ensuite il m’a fait essayer sa bicyclette en carbone, un machin qui semblait très évolué, mais qui n’avait qu’une seule vitesse et des freins bizarres. J’ai essayé, mais avec une seule vitesse, ça n'avançait pas tant vite. Après un petit tour, je lui rends son vélo et il me demande comment est ma bicyclette ? Je lui dis que la mienne a 18 vitesses, parce qu’elle sert à aller d’un village à l’autre, et pas seulement à se promener pépère dans les jardins du Vatican,... il acquiesce, toujours dans son K-Way. Eh oui, de loin, personne n’aurait pu imaginer que c’était le pape, mais de près oui, il avait vraiment la même tronche que sur les photos, et il était sympa. Mais jouer à la pétanque avec des citrons, c’est vraiment merdique parce que ça part dans tous les sens...
On passe donc à l'interprétation des messages Divins de cette nuit :
- David, tu devrais être dans un hôpital, mais t’es un cas si désespéré que même l’hôpital ne sait plus que faire de toi. D’ailleurs, Bernard barbu et à poil au bord de la route, tu disjonctes complètement mon vieux, va jouer à la pétanque au Vatican avec des citrons, ça te fera des vacances.
Bref, démerdez-vous avec ça !
;-)