Le Roi de Bohême

60 => La démolition ! ... et la spirale du mensonge, à oublier au plus vite. / Et enfin seul !...

Le 06/04/2026 0

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Destruction totale !

Img 5576Et c'est pas fini, on va encore détruire les pilliers en béton, retirer le bois, et tout remplacer par une barrière en inox !

Mais bon, puisque je commence avec une carricature de Franciscole démolisseur...

… alors continuons sur Léonidas XIV la menace. Le poulain de Franciscole a l’air encore plus gratiné que son boss, même s'il est plus calme, moins égo-centrique, moins voyant. Pour dire la vérité, ça fait une année qu'il a été élu, et s'il fallait raconter sa première année de règne, une page de gazette serait déjà de trop, il faudrait meubler un coin avec une pub. M'enfin comme c’est destructions tous azimuts en ce moment, que ce soit au moyen-orient, sur ma propriété au Brésil ou dans l'Eglise, eh bien va pour commencer avec la démolition religieuse. Alors que ce soit Franciscole ou Léon, on en arrive à la même conclusion : Daniel a eu tord de ne pas se prosterner devant Baal comme tous les autres, même si Dieu lui a ensuite donné raison dans la fosse aux lions. Parce que les papes, enfin les deux derniers ils disent quoi à Daniel (et même à Elie si on remonte à la première déportation) ?

«- Roooohhh, mais si le roi te demande de te prosterner devant Baal, eh bien il faut acquiescer par gain de paix entre cultures et religions mon brave Daniel, et l'oeucuménisme bordel de merde !, t'en fais quoi ???! Et en plus le Christ n'était pas encore venu à ton époque, tu avais de bien meilleures excuses que nous !»

Franciscole a initié le mouvement au plus haut niveau de la hiérarchie en plantant un arbuste en l'honneur de l'idole Pachamamesque :

Capture d ecran 2026 04 06 225957Là il lui pelotte un peu le bide à défaut des nichons (c'est quand-même une déesse, faut pas déconner avec ça)

Capture d ecran 2026 04 06 230107Voilà, et comme ça tout le monde l'adore sous l'oeil approbateur du Franciscole

Capture d ecran 2026 04 06 230226Et pour faire bonne mesure, qu'on l'emmène en procession jusque sur la tombe du prince des apôtres en lui chantant des cantiques :

Capture d ecran 2026 04 06 230355Bon, les gens doivent se dire...: mais quelle abomination !, heureusement qu'on en est sorti avec le brave Léon... oui, parce que les bons catholiques ont été jusqu'à s'extasier lorsqu'il est retourné habiter dans les appartements pontificaux après 13 ans d'inoccupation, ...parce que Franciscole était beaucoup trop humble pour y demeurer. A la place, il a préféré condamner tout un étage de la résidence Sainte Marthe pour bien faire chier tout le monde et surtout pour que les gazette mettent bien en lumière sa formidable humilité. Enfin bref, c'est pas non plus avec ce genre de nouvelles qu'on peut faire un article grand public dans un journal qui intéresse les gens.

Mais finalement non, Léon ne vaut pas tant mieux, ou plutôt Prévost à l’époque, puisque lui il avait déjà prit les devants sur la hiérarchie en initiant le culte païen en 1995 lors d’une cérémonie à la Pachamama à Sao Paolo. Le gars avait 40 ans, donc on ne peut même pas mettre ça sur le compte d’une erreur de jeunesse. Il est ici en plein milieu de la photo avec le célébrant au Dieu Jupiter, ou Zeus, ou Baal, ou Pachamama, on s’en fout ça revient au même :

Capture d ecran 2026 04 06 184553Enfin non, ça ne revient pas tout à fait au même puisque plus personne ne croit encore en Zeus, en Baal ou à Jupiter, mais il se trouve encore des indiens qui vouent un culte à la Pachamama jusqu'aux sacrifices humains (dans des coins très reculés), donc Zeus et Jupiter sont de nos jours plus innofensifs qu'elle. Bref, ici tout le monde aplaventré en adoration face à l'idole, futur pape compris :

Capture d ecran 2026 04 06 184629Ça nous fait donc 2 papes qui corrigent aussi bien le prophète Élie que Daniel en leur faisant des remontrances sur leur foi trop rigide pour l’adaptation au grand maelstrom mondial qu’ils sont entrain de fabriquer, le multi-frutti religieux, comme ça, de pape en pape, successivement, dans une entente qui frise l’intolérance pour ceux qui veulent encore suivre le Chemin, la Vérité, et la Vie. Parce que eux, les papes, ont déjà bifurqué sur un autre chemin, c'est le cardinal indiscret du conclave qui avait raison : François a fabriqué Prévost pour qu'il devienne Léon, jusqu'à son nom de pape pré-conciliaire pour calmer un peu le jeu en attendant le bon qui fera définitivement le pas qu'il faut faire en avant.

Mais bon, ça c’est l’Église, ou plutôt non, ça ce n’est pas l’Église, c’est les judas qui utilisent l'Église pour se mettre en valeur, la vraie Église est au fond du cœur des quelques croyants qui restent.

Ce qui m'a fait marrer, c'est qu'ici, les enfants arrêtent les voitures avec des ficelles (pour nous empêcher de passer) et réclament un droit de passage d'un réais pour fabriquer les Judas (quelques vieux habits, de la paille), et ils y foutent le feu à la Pâques pour bien montrer leur désaprobation. ça contraste quand-même vachement avec Franciscole qui racontait à tout bout de champ que Judas était au Paradis ! A la fin, il avait même réussi à embobiner quelques cardinaux dans son délire. Enfin bref, il est mort, donc : "Saint Judas, priez pour pape François !"

Je ne vais pas parler de la destruction moyen-orientale, déjà parce que ça ne me regarde pas, et puis ensuite parce que j'ai acheté assez de benzine à la station service du préfet pour que tout le monde en parle (que le Suisse a rempli son garage d'essence), ... eh puis ça me fera bien voir du préfet qui utilise cette station pour blanchir son pognon, donc tout est au poil, ils peuvent continuer à se foutre sur la gueule aussi longtemps qu'ils voudront, détroit d'Ormuz, canal de Suez, ils n'ont qu'à tout bloquer, je suis au point à un point tel que s'il n'y a plus de jus pour personne, eh bien la dernière voiture à rouler dans la région sera la mienne ! 

Ceci dit, il y a aussi destruction physique, oui, directement chez moi ! Le couvert était mal foutu et les bois de la barrière avaient fait éclater le béton à cause des gonflements du bois provoqués par la pluie, donc on démolit tout pour refaire mieux qu’avant ! En ce qui concerne l’Église ils démolissent tout pour adapter la foi à je ne sais pas quoi d'autre, mais moi je démoli pour bâtir plus costeau. Voilà comment ça se présentait :

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47On a tout fait péter !

48 25051 1A la place du trou dans le mur il va venir un pilier en béton pour supporter tout ce qui va supporter le toit du couvert, vous allez voir ce que vous allez voir, on va aussi faire péter tous les piliers de la balustrade pour la remplacer par une en inox, mais avant ça, il faut que ça redevienne comme au début :

53 1Comme ça on repart sur des bonnes bases, on fait un boulot correct et pas à la brésilienne, genre un truc de Suisse quoi !

Bon allez, je vous laisse, il faut que je regarde Artémis arriver sur la lune, ... ou vers la lune.

NS do Ouro, le 6 d'avril de l'an de grâce 2026 qui suit la naissance de NSJC

Et une journée inoubliable à oublier, ou la spirale du mensonge…

Oui, alors hier j’ai fui mes maçons et accepté l’invitation de mon bon copain Pedro, mon dealer de médicaments, le fils du pharmacien, qui est lui-aussi un peu pharmacien sur les bords.

Bref, donc l’objectif était une chute d’eau à 60 kilomètres de NS do Ouro, 20 km de pistes + 40 de route + une dizaine de pistes jusqu’au plus loin qu’une voiture puisse aller. Et lorsque vous aurez vu la chute d’eau, vous allez être époustouflés, la pisse-vache à côté c’est du pipi de chat (pour faire un jeu de mots).

Alors bon, le type dit qu’il vient me chercher à 07h00 du matin. A 07h14, il m’envoie un vocal pour me dire qu’il est en route et qu’il arrive tout soudain. A 07h20, je lui envoie un vocal en lui disant que s’il est route, il n’a pas besoin de m’envoyer un vocal, ça fait déjà 20 minutes que je l’attends devant mon portail. Il arrive à 07h30, et me dis que son fils s’est réveillé avec les yeux gonflés, qu’il lui avait mit des gouttes et qu’il avait dû attendre pour voir si ça passait.

Ensuite, on passe chercher deux autres types et Pedro s’excuse pour le retard parce que sa femme s’était réveillée avec les yeux gonflés, qu’il lui avait mit des gouttes et attendu pour voir si ça faisait effet. Enfin bref, on fait tout le trajet d’une traite avec Pedro au volant, moi sur le siège passager, Diu derrière moi, et Léonardo à côté de lui. Léonardo c’est un type qui vient de NS do Ouro mais qui vit au Japon et qui a un frère qui est une femme… Enfin non, quand il habitait ici c’était un homme parce que son père lui avait dit que s’il mettait une robe et se maquillait, il le foutait dehors de sa maison. En fin de compte, le frangin a fini par partir de lui-même en Hollande, et là il a pu se laisser pousser les cheveux et les nichons, mettre une robe, et je ne sais pas s’il a foré un trou à la place de son appendice masculin, j’ai pas été vérifié ni demandé. Donc une bonne chose en fin de compte : NS do Ouro exporte les tarés de ce genre.

Ceci dit, personne n’a déjeuné, on fait une heure et demi de route et on s’aventure sur une piste qui rétrécit au fur et à mesure qu’on avance. Alors au bout d’un moment, faut laisser la voiture, à peu près là :

Img 5607Après ça, voilà qu’on crapahute en grimpant sur des rochers, il fait un soleil de plomb, personne n’a prit à boire, c’est la loose.

Je mets quelques photos pour agrémenter :

Img 5586Img 5601Img 5598Après une demi-heure de marche et de grimpade, on arrive à cette chute d’eau… eh bien elle est à sec. Une chute d’eau sans eau à part un petit filet qui s’écoule, rien à voir avec les photos que Pedro m’avait vendu avant de partir, et donc résultat merdique comparé à l’effort développé.

Img 5588Img 5590On regarde un peu cette merde, je bois dans l’espèce de petit lac parce que je crève de soif, et puis on redescend.

Arrivé au bas de la sierra, Diu ouvre son sac et en sort un tupperware que sa femme lui avait rempli de faroffa (de la merde en paquet), mais muni d'une seule cuiller pour 4. Alors Diu met une cuiller dans la main de chacun, je dis que je ne veux pas, mais Pedro arrive quand-même à me coller cette merde dans la main. Bon, il y avait un bout de viande, un peu de riz, j’avale ça et je continue vers la voiture.

Une fois là, on est dans l’impasse, parce qu’il n’est même pas 11h00 du matin et la ballade a tourné court, donc je leur propose d’aller au Rio Paramirim, là ils sont organisés, il y a des bassins, des chutes, un toboggan, des stands qui vendent à boire et à manger, et je leur dis que je payerai tout ce qu’ils seraient capable d’ingurgiter en terme de boissons et de bouffe durant la journée (ben oui, quand la faim et la soif tenailles, on promet tout ce qu’il faut promettre pour arriver à ses fins).

Alors va pour le Rio Paramirim et tout est parfait, sauf que tous les stands sont fermé, … le mardi c’est comme ça… il n’y avait personne à part nous ! Une sorte de bar est quand-même ouvert de l’autre côté de la route, alors on se désaltère. Mais bon, après 3 bières et une heure de discussion inutiles, je me dis que ça suffit comme ça, on n'a pas encore mangé, tout à l’air fermé, donc on va piquer une petite tête et s’en aller ensuite dans le premier restaurant venu. Je vais à la voiture me changer et je reviens avec mon peignoir de bain, à la grande stupéfaction des quelques cachaceiros agglutiné autour du débit de boisson, j’aime bien produire mon petit effet coquet, et ensuite je vais me baigner, absolument tout seul dans les bassins du rio.

Mais au lieu de venir se baigner, les 3 types restent à boire, et à boire, et à boire, et ce n’est que trois quart d’heure après, lorsque je me décide à sortir, que les 3 lascars se pointent dans l’eau…

Img 5608Img 5617Bon, heureusement pour moi, il y avait un oiseau

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Img 5646Img 5651 2Img 5656Mais après la baignade, vous savez bien comment c’est quand vous allez aux bains thermaux ou à la piscine, eh bien la faim tenaille encore plus ! Mais je ne vais pas les sortir de l’eau, ils viennent d’y entrer, donc je pique la clef de la voiture de Pedro et m’en vais sortir la chaise longue que j’avais mis là-dedans à 07h30 du matin, prévoyant, parce que je commence à connaître l’organisation brésilienne... Et puis comme je suis à la limite du malaise parce qu’après avoir mangé une banane à 3 heures du matin et une poignée de merde dans le mato, je me laisse choir sur ma chaise longue, droit derrière la bagnole, sur la route, en attendant que les types veuillent bien sortir de l’eau.

13h50 : Pedro se pointe à la voiture et je lui dis : «Pedro, il faut qu’on trouve un restaurant, je crève de faim, il s’agit d’un cas de force majeur !» Il me répond qu’il doit juste passer à la banque, rapidinio, une petite minute, et il revient direct nous chercher.

Je me relaisse choir sur ma chaise longue, toujours sur la route, et je commence à prier le chapelet… Après un premier chapelet, je retourne au débit de boisson, il est 14h30, et je dis à Diu d’envoyer un message à Pedro pour qu’il se ramène dare-dare, Diu s’exécute mais me dis qu’il pense que «vai démorare...». 14h45, je retourne voir Diu qui me dit que Pedro n’a même pas vu le message, donc bon, il n’est pas à la banque, il est avec une bonne femme et il a mieux à faire que regarder son téléphone. Je me fixe un ultimatum à moi-même : Si à 15h00 Pedro n’est pas de retour, je demande à la bonne femme du débit de boisson de me commander un taxi pour qu’il me ramène à la maison. (Enfin non, il n'existe pas de taxi ici, mais moyennement payement, une voiture et un chauffeur sont vite trouvé).

14h55... pendant que je râle la fin de mon second chapelet sur ma chaise longue en espérant sur l’échéance de mon ultimatum personnel, Pedro se pointe, a le temps de se recommander une bière pendant que je plie ma chaise longue, je ne lui laisse pas le temps de boire sa bière et lui dis qu’il est impératif de trouver un restaurant, la bonne femme du bar dit qu’il y en a un à un kilomètre plus haut sur la route, Pedro paye sa bière avec son smartphone et l'embarque dans la voiture, parce qu'il voit bien que je ne rigole plus. Ceci dit, le restaurant en question est fermé et le lascar a une autre idée, il connaît la ville, s’excuse pour l’attente, mais le banquier n’était pas au point. Bref, en entrant dans la voiture et en sentant l’odeur du parfum, je sais que mon intuition était la bonne.

Il nous mène à une sorte de supermarché qui cuisine des espèces de pains chauffés avec des œufs et peut-être un peu de fromage à l’intérieur, mais trop faim pour se poser des questions, donc j’engloutis le peu qu’il y a.

On quitte le supermarché à 15h40, et Pedro fait demi-tour pour retourner dans la même rue dont on vient de sortir pour acheter une plante pour sa femme. Bon, il ne trouve rien d’assez bon marché, alors il fait quand-même quelques photos des plantes pour lui montrer qu’il a pensé à elle (en plus, avec ses problèmes oculaires, ça lui fera chaud au cœur).

15h45 : On prend enfin la route direction le retour à NS do Ouro. Pedro se lamente du manque d’eau dans cette chute d’eau, me dit que la semaine prochaine, il va se renseigner et qu’il va trouver une chute d’eau avec de l’eau, qu’on pourrait y aller mercredi prochain, qu’est-ce que j’en pense ?

Ce que j’en pense ? Eh bien après avoir entendu des mensonges toute la journée, j’en pense que j’en ai marre de ces conneries, alors je lui dis : «Non Pedro, ça a été une bonne chose de sortir de NS do Ouro, mais je ne ferai plus jamais une sortie avec toi !»

Un peu de franchise, ça passe bien. Le type semble un peu ébranlé parce qu'il voit bien que je ne rigole plus du tout et me demande ce qui se passe, alors je lui dit ce qui se passe : «Eh bien parce que depuis ce matin, tu m’as menti à plusieurs reprises. Premièrement, tu m’envoies un message à 07h14 pour me dire que tu es en chemin et tu arrives à 07h30, et je sais que NS do Ouro n’est pas aussi grand que ça (les deux derrière rigolent). Deuxièmement, à deux heures moins dix, alors que je te dis qu’il faut trouver un restaurant, tu me dis d’attendre une petite minute, ce sera rapidinio, et ce n’était ni rapidinio, tandis que la minute n’était pas petite, elle ne ressemblait même pas à une minute, ni à 10 minutes, elle a duré une heure dix. A 5 minutes près, je commandais un chauffeur pour rentrer par mes propres moyens ! Personne n’a déjeuné, on grimpe à ta chute d’eau sans déjeuner ni rien à boire ni rien à manger à part le tupperware de Diu, tu me fous une cuiller de faroffa dans la main et démerde toi avec ça ? Mais bordel de merde Pedro, j’ai assez mangé avec les mains quand j’étais en Inde et que j’avais 19 ans !, c’est fini ces conneries, alors si je te dis que j’ai besoin d’un restaurant, c’est que j’ai besoin d’un restaurant et pas d’une poignée de faroffa ou d'un supermaché !»

Oui oui, j’ai lu Machiavel, mais la franchise était si délicieuse que j’ai pas pu m’empêcher. Le type était scotché et n’en menait pas large, il a recommencé ses excuses avec son fils qui avaient les yeux gonflés (pour finir que ce soit son fils ou sa femme on s’en fout, c’est déjà un premier mensonge), mais je le coupe direct : «Non, tu m’as envoyé un vocal en me disant que t’étais déjà en route, donc rien à voir avec les yeux de ton fils ou de ta femme, c’est de ce mensonge là que je parle !»

Et après, je me suis souvenu de Machiavel et j’ai donc plongé dans le silence pour observer comment le type allait se dépatouiller dans sa spirale. Donc bon, pour finir : oui, il était en route, mais Eduardo l’a arrêté alors qu’il sortait du garage, il a fallut aller lui chercher un médicament à la pharmacie, et pour manger avec les mains il est désolé, mais le plus important était de justifier la petite minute qui s’était transformée en une heure dix : «La pharmacie fait office de bancomat, alors le type de la banque m'a envoyé un message pour me dire que je pouvais venir chercher l’argent tout de suite sans attendre, c’était prêt, je peux te montrer son message (il agite son smartphone mais il voit que ça ne m’intéresse pas), alors j’y suis allé direct en pensant que ça allait aller vite, mais le type de la banque a dû réinitialiser son ordinateur, alors ça a pris plus de temps que prévu et j’ai pu avoir mon argent (il sors un sac en plastique de sous son siège), ce sac est plein de billets, c’est pour la pharmacie" (je me disais aussi qu’un type qui revient de la banque et qui paye sa dernière bière avec son smartphone ça fait pas sérieux), et patati et patata. Conclusion => Machiavel est redoutablement clinique : Le type qui n’a rien à se reprocher répondra à la question, celui qui a quelque chose à se reporcher va se justifier, et plus il se justifiera plus il aura l’air coupable, et plus il est coupable plus il se justifiera. Donc conseil Machiavélique : - Jamais de justifications ! Que ton oui soit oui, que ton non soit non, tout le reste vient du démon… non, ça c’est Jésus, mais en gros c’est aussi Machiavel : la règle c'est que tu réponds à la question sans rien rajouter, celui qui reçoit la réponse a le choix de te croire ou pas et tu t’en fous complètement, ...et tu ne vas surtout pas faire semblant d’aller encore acheter une plante pour ta femme !

Voilà, et à 17h15, on arrive à la maison. Je lance ma chaise longue, mon sac photo et mon sac à dos dans la maison, j’enfourche la moto et je fonce chez Vera. J’arrive, je vois Izac, je suis au bord de la syncope : «Où est Vera ?» Izac : «Elle est sortie chez une dame, la maman de Silenia, pour lui dire que son beau-fils est mort !».

- Rhhhhhaaaa, meeerde ! Je crève de faim !!! Au secours...

Lia : - Mais qu’est ce qu’il se passe Davi ?

Moi : J’ai rien bouffé de la journée à part une poignée de faroffa et un petit sandwich réchauffé, je crève de faim et Vera n’est pas là...

Lia : Ohhh meu Deus !? Et elle est où Vera ???

Izac : Elle revient en urgence, je viens de l’appeler, elle arrive…

Pfffiouuuuu ! Quand Vera arrive, elle veux me faire à manger et me propose une faroffa. Moi : «NOOOOOoooonnn ! Pas de faroffa, je ne veux plus entendre ce mot, de la viande, du feijao, du riz, n’importe quoi qui se mange dans une assiette avec des couverts".

Et bon donc, à la fin, je ne suis pas mort comme le beau-fils de la maman de Silenia, raison pour laquelle vous pouvez lire ces lignes. 

Et pour Pedro tout va bien, Vera m'a rassuré : sa femme était au courant qu’il était infidèle, mais le père de sa femme lui a dit que tant pis, si elle voulait avoir une bonne vie, fallait marier Pedro, et tant pis s’il rentre dans d’autres bonnes femmes avec son zizi, donc tout va bien de ce côté là.

A la fin du compte, passé les justifications dans la voiture, si je compte bien, j’ai déjà reçu de sa part deux messages d’excuses vocaux «Oh meo amigo meo irmao Davi, disculpa et patati et patata» sur WathsApp et des applaudissement pour mes photos.

Vera m’a dit qu’il fallait du courage pour parler comme ça mais je lui ai dit que non, il ne s’agit pas de courage, c’est juste que quand le type propose de refaire une sortie la semaine prochaine, t’as le choix entre continuer sur la lancée du bonhomme qui te tape sur le système en inventant une excuse bidon (donc un mensonge) pour ne pas y aller, ou bien dire la vérité. Et quand on s’en fout complètement de ce que peut bien penser telle ou telle personne, et même si c’est peut-être la seule personne du périmètre qui peut m’apporter quoique ce soit (des médicaments sans ordonnances), eh bien à la fin du compte, on s’en fout, on le crucifie quand-même ! Sans grand mérite toutefois, puisqu'après ma petite expérimentation avec Diogène, je savais d’avance que c’est l’autre qui allait s'applatir et s’excuser, donc aucune surprise, aucun danger, aucun courage.

Enfin voilà, tout ça c’était hier, aujourd’hui j’ai eu mes maçons, j’ai terminé ma restauration dentaire et payé, commandé le billet d’avion pour le fiston qui va venir me visiter, commandé un nouveau pyjama à Milan, payé mes factures, discuté un bon moment avec Lia, mis en demeure ma femme parce que son couillon d'avocat est un nullard qui a prophétisé que j’étais le dernier prophète avant l’apocalypse et que ça a même pas l’air vrai, donc dormez tranquille braves gens, tout se passe pour le mieux dans le meilleur des mondes ;-)

NS do Ouro, le 8 d’avril qui suit la naissance de NSJC

Enfin seul !

Nicholas Machiavel et Carl Gustave Jung serait fiers de moi sur ce coup là, car je suis désormais absolument et réellement seul aux commandes de ma vie, hors du regard de n’importe qui, et comme selon Machiavel le pouvoir se conquiert dans la solitude et que selon Jung la solitude acceptée est notre meilleure alliée pour affronter notre ombre, eh bien qu’il en soit ainsi !

Je dis ça par rapport à ce site uniquement, parce que physiquement, je le suis déjà entre 22 ou 23 heures sur 24, donc c’était déjà quasiment acquis. Mais ce site a drainé chaque jour 35 personnes pendant plus d’une année, les fidèles de la première heure, avec une cinquantaine de pages lues par jour.

Ce phénomène statistique, lors de l’ouverture de l’interface du site, là où j’ouvre pour poster mes sujets, me donne ce genre d’information, et même si personne ne prend jamais contact, eh bé je me dit que mes péripéties et les salades que je déblatère intéressent quand-même 35 types sur 8 milliards. Dis comme ça ça fait peu, mais si un curé écrivait tous les deux jours un sermon que 35 personnes se donneraient la peine de lire, même sans commenter, il se dirait déjà qu’il n’est pas tout à fait inutile. Depuis quelques mois, les 35 de base s’étaient transformé en 70 à 80 visiteurs uniques journalier et une centaine à 150 pages lues, avec quelques pics à plus de 100 visiteurs uniques sur la journée…

Bon, c’est pas comme si je gagnais du pognon selon l’audience, je paye même un forfait exprès pour qu’il n’y ait pas de pub sur mon site, donc ça ne servait qu’à flatter un peu mon égo. Et non seulement il me donne le nombre de visiteurs mais il me donne le nombre de visiteurs par heure sur le fuseau horaire Suisse. Donc je n’aimais pas trop voir 3 ou 4 visiteurs dans la tranche horaire de 04h00 à 05h00 du matin en Suisse, ça fait 23h00 au Brésil, et là je me pose déjà des questions sur des fuites éventuelles...

Et durant la journée du fuseau Suisse, eh bien ça me faisait toujours entre 5 et une dizaine de lecteurs uniques par heure.

Jusqu’à hier 13h00, heure Suisse. Dans la tranche 12 à 13h00, encore 8 gulus, et à partir de 13h00 => Zéro ! Zéro toute l’après-midi, zéro toute la nuit, zéro toute la journée d'aujourd'hui, éléctroencéphalograme complètement plat !

Alors je sais que ce n’est pas possible, parce que si je sors de l’interface pour afficher le site, eh bien il me comptabilise comme un visiteur unique, et si j’ouvre une page, il comptabilise une page, si j’en ouvre 10, il comptabilise 10 pages vues par le visiteur unique que je suis. Alors bon, là, même en pleine nuit lorsque je passe de la description de ma journée à la chute d’eau à la vue sur le site pour me rendre compte de ce que ça donne et qu'il comptabilise zéro, je sais que ce n'est pas vrai.

Mais finalement, c’est pas plus mal comme ça : Plus aucune info et donc le site se transforme en une sorte de journal, qui se situe entre un journal intime dégoulinant et un journal de bord de capitaine, brut de décoffrage où tout est consigné, mais sans aucun élément émotionnel. Un bon entre-deux finalement, une preuve numérique qu’un type comme moi a existé, un Suisse à l’AI sans assurance maladie décontinentalisé et sans smartphone, c’est si peu courant que je dois être le seul dans cette situation et ça me plaît bien comme ça.

Alors voilà… : «Allo Houston, ici Artémis Le Roi de Bohême, il y a quelqu’un au bout du fil ? … bip, ...bip, non ? Houston, vous m’entendez ? – Non ? Eh ben vous savez quoi Houston ? Allez vous faire foutre, on se posera sur Sirius avec l'équipe du Temple Solaire !» ;-)

... L'exosphère ! Je crois que j'y suis, je vais ré-écouter le sermon de Maître Eckhart, ça active les propulseurs pour aller encore plus vite et encore plus loin :

NS do Ouro, le 09 d'avril de l'an de grâce 2026 qui suit la naissance de NSJC

Et la petite citation qui va bien pour conclure : "La plus parfaite des prisons n'a ni murs ni gardiens. Son seul architecte est le "bon sens" collectif. Il ne vous enchaîne par avec le fer, mais avec la peur la plus profonde : La peur d'être seul dans votre propre vérité" Carl Gustave Jung

Eh ben pour finir même pas

L'hébergeur du site m'a écrit qu'il y avait eu un bug sur les statistiques et tout à été rétabli aujourd'hui, bref, vous revoilà tous, encore plus attentifs et chaleureux qu'avant. Alors si ce contenu vous a plut : abonnez-vous, actionnez la cloche, cliquez sur le pouce levé et laissez un commentaire... ;-)

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