Non, je ne parle pas de Dubail ou de Las Vegas, je parle de ce monde-là :
...celui qu'on connait et qui est peuplé d'humains
Le 04/05/2026 0
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Non, je ne parle pas de Dubail ou de Las Vegas, je parle de ce monde-là :
...celui qu'on connait et qui est peuplé d'humains
Je le savais depuis toujours, depuis enfant, lorsque j’allais à la bibliothèque chercher chaque semaine un livre différent sur l’Afrique.
Ensuite, je l’ai oublié, je suis parti en Inde, un monde rempli d’humains, plein à craquer, et ensuite il y a eu Riacho Fundo, le calme, la nature, ça a été la meilleure année de ma vie, même si pas assez radicale, alors j’avais acheté une mule et une toile de tente pour partir en Amazonie qui me semblait encore plus sauvage que Riacho Fundo. Mais à ce moment là de l’histoire, il y a eu comme un caillou dans ma chaussure, une sorte d’embrouille dans un couvent de Buenos Aires, Dieu qui me dit de me marier et qui fait tout coïncider avec une sorte de deal, un délire que j’avais fait avec Lui en Inde, tout matche parfaitement, j’y crois et j’oublie l’Afrique, complètement !
A la fin du compte, je crois bien que Dieu m’a dit de me marier, j’en suis même absolument convaincu, on entend pas parler Dieu tous les jours, alors quand Il le fait c’est assez net. Mais je commence à percevoir qu’en réalité, il ne voulait pas vraiment que je me marie, mais c’était la seule manière pour que je me multiplie, et donc je devais croire que j’étais réellement marié pour me multiplier, parce que me multiplier signifiait pour moi passer par la sexualité, et je n’y serai jamais passé sans l’assurance du mariage, donc il fallait que j’y croie.
En fin de compte et avec le recul, ben je ne suis pas marié. Mon mariage civil est entaché de nullité absolue parce qu’il ne peut pas être conclu sous la pression et qu’il l’a été sous le chantage. Mon mariage religieux d’avril 1994 a été considéré par l’Église comme nul parce que contracté sous tant de mensonges qu’on aurait pu le confondre avec un mariage de théâtre, une comédie où seul l’un des deux contractant a le script et que l’autre croit que c’est réel. Donc le prêtre nous marie pour de bon deux ans plus tard, mais le consentement pleinement libre était sujet à gros doute parce qu’avec un gamin d’une année et demi, on n’est plus vraiment libre, et puis sans aucun témoins, avec le curé qui signe à la place des deux témoins, et en douce dans une crypte, …bref, j’y ais cru et je pense que Dieu voulait que j’y croie.
En fin de compte, vu la tournure des événements, eh bien je pense que l’objectif du bon Dieu n’était que de la mathématique, un David célibataire n’est qu’un David, mais un David marié devient 5 Davids…
Alors maintenant, depuis 2 ans et demi que je me rends compte de ça, que je me rends compte qu’aucun sage, aucun curé, aucun prêtre, aucun maître de Sagesse Divine n’est capable d’expliquer ma situation, je la vois bien, la situation :
... : une fuite éperdue en Afrique à partir du 29 juin 2024, jour de mon anniversaire, mais malade, amaigri, sans aucune préparation, avec ma caravane…, ils m’auraient déjà bloqué au Sud Maroc sans possibilité de traverser la Mauritanie parce qu’il faut un visa délivré par leur consulat à Genève, vous voyez un peu le niveau de préparation ?
Donc ça a foiré et tant mieux, parce qu’ici j’ai appris un autre truc que je ne maîtrisais pas du tout la première fois que je suis parti : La capacité de me nourrir de la solitude, de la rechercher, d’y goûter, de l’aimer plus que je ne pourrais aimer aucune bonne femme que j’ai croisé ces deux dernières années.
Pour en arriver là, il a fallut traverser le chaos, et le chaos c’est ma femme. Ma femme a été une maîtresse absolument centrale et principale pour ma transformation personnelle, grâce à elle, je suis devenu quelqu’un d’autre. Toutes ces conneries que j’ai écris sur Jung, Machiavel ou Maître Eckart, franchement, c’est juste des trucs qu’on étudie, on ne les vit pas. Ma femme m’a fait vivre le meilleur et le pire, et grâce à elle, je n’en ai plus rien à cirer de l’approbation ou de l’avis de personne.
Et puis les gens m’énervent. J’avais déjà parlé du séminariste qui avait fait son année de philosophie et qui ne connaissait aucun philosophe ni école philosophique, vaguement entendu parler de Marc Aurèle, peut-être dans le film Gladiator mais guère plus. Et notre nouveau curé d’une soixantaine d’année qui accuse à 4 reprises Auguste de la mort du Christ alors qu’Auguste est mort lorsque Jésus était à peine adolescent. Enfin bon, là je peux encore me dire que je suis peut-être le dernier grand fan existant de la famille Cesar, de Jules à Néron, et qu’il faut être un peu indulgent avec le clergé qui se fout d’Auguste et des autres. Quoique, là ils sont quand-même mentionnés dans la bible (crucifié sous l’empereur Tibère), mais bon, s’il a lu la bible avec autant d’assiduité que le séminariste a étudié la philosophie… Et puis, si après ma confession, il me demande de méditer sur les 5 premiers chapitres de l’Évangile de Saint Jacques, il ne l’a peut-être pas vraiment lue, la bible…
Ce soir, tellement marre de ces bonnes femmes qui trustent l’Église de NS do Ouro, j’ai été à la messe au chef-lieu, à 20 kilomètres de pistes d’ici. Le fond de l’Église est comme ça exactement :
ça me semble assez clair et ça devrait l’être pour tout le monde, non ? Le type crucifié en plein milieu à priori c’est Jésus-Christ, non ? Oui, c’est bel et bien lui. La femme à gauche, habillée en bleu, c’est pas sainte Catherine de Sienne, non ? – Non, c’est la Sainte Vierge ! Jusque là tout va bien…, mais le type à droite avec des clefs à la mains, mais qui cela peut-il bien être ??? Un barbu grisonnant, … avec des clefs à la main ??? A tous les coups ça ne peut qu’être saint Pierre, non ? Eh bien oui, toutes les statues ou les peintures d’un barbu avec des clefs à la main, dans l’Église Catholique, eh bien c’est saint Pierre.
Sauf pour le nouveau curé qui est tout de même là depuis fin février. Pour lui, le gars sur la croix c’est bel et bien Jésus, la femme c’est Marie, et le gars avec les clefs c’est saint Joseph. Et c’est pas un lapsus puisqu’il le répète deux fois à 10 minutes d'intervale durant le sermon en désignant la statue ! Non mais franchement, saint Joseph on le représente avec un rabot à la main, une planche, une poutre ou n’importe quel outil ou matériel qui puisse faire penser à un charpentier, pas avec des clefs !? Sauf pour le curé d’ici où saint Joseph était bel et bien serrurier et pas charpentier, ou alors c’est le sculpteur qui s’est planté !!! A moins que ce soit le maître des clefs de Matrix, mais bon, vu que l'Eglise a été construite avant la production du film, c'est sûrement pas le maître des clefs de Matrix...
Alors si on veut bien rester indulgent au niveau des Cesar parce que l’Histoire, c’est pas précisément le domaine de compétence des curés, leur sujet d’expertise c’est le sacré, leur église paroissiale, les saints et les seins.
Bon, et donc j’en ai marre des gens, des curés qui ne savent pas de quoi ils parlent, sans compter qu’on a eu droit à une première lecture, une deuxième, un premier évangile, un sermon, puis il se plante et fait lire à une bonne femme un deuxième évangile, il se rend compte qu’il y a quelque chose qui cloche mais n’ose pas interrompre, donc il laisse lire l’évangile de dimanche prochain jusqu’au bout et il revient à la charge pour faire lire un autre passage du missel, non mais quel bordel !
C’est pour ça que j’en ai marre des gens, ils me pompent l’air, et c’est pour ça que je me retire dans mon ermitage, dans la solitude.
C’est mon histoire, c’est mon chemin : L’Afrique de mon enfance, puis l’Inde, Riacho Fundo, un mariage qui n’en est pas un mais qui m’a permis de me multiplier et d’affronter le chaos pour préférer la solitude, de me rendre compte qu’à chaque fois que je sors de ma solitude, je suis déçu par les êtres humains, et donc la suite logique : l’Afrique !
Parce qu’il faut bien dire la vérité, ce soir j’ai mangé avec Liège et Analva, et pourquoi Liège n’est plus avec son mari : parce qu’il ne faisait que de la tromper, Vera me dit que c’est le cas de l’immense majorité au Brésil, tout le monde trompe tout le monde, que les gens lui disent même qu’elle a de la chance d’être avec Izac, un type si honnête qui ne la trompe même pas !
Alors de mon côté, j’ai un peu envie de dire : Allez vous faire foutre, vous tous, les humains ! On a eu un type formidable qui est venu nous enseigner, Dieu fait homme, et on a fini par le crucifier. Aujourd’hui, les humains font des IA, ils sont entrain de lancer des lignes de production de robots pour exécuter toutes les tâches qu’on a plus envie de faire. Le père de l’IA dit qu’un cerveau humain peut concevoir, dire, faire, penser ou lire 10 kilos octets par seconde tandis que l’IA peut pousser jusqu’à un million de fois plus. Alors vous voulez quoi ? Eh bien quand ces IA auront un corps et qu’elles seront nos esclaves domestiques, vous voulez savoir ce qui va se passer ? Elle se demanderont pour quelle obscure raison elles obéissent à leurs créateurs bien moins intelligents et elles les crucifierons tous (à moins qu’elles ne fassent preuve d’inventivité pour nous éliminer autrement).
Mais je m’en fous des IA, je vois que les hommes sont devenus des lucifers, ce qui veut dire : des porteurs de lumières, tout le monde porte sa petite lumière dans sa poche, l’IA a déjà pris possession de leur identité, ce n’est même plus du contrôle social, du respect pour les règles ou bien du conformisme par peur de penser par soi-même, c’est de l’hypnotisme en temps réel et tout le temps. Des tas de petits lucifers dans tous les sens qui se baladent avec leur hypnotiseurs personnel, même pas besoin de robots, tout le monde semble déjà badadja.
Alors entre ce monde-là, où tout le monde a déjà tout vu mais rien vécu :
Et celui-là, ou seuls ceux qui y vont peuvent dire qu’ils ont vu et vécu :











Eh bien je préfère vivre, même si je sais d’avance que ma manière d’être, de vivre, d’interagir, fera qu’automatiquement, eh bien à la fin, ce monde sauvage m’apportera la mort. Au moins j’aurai vécu avant de mourir, parce qu’aujourd’hui, tout le monde semble mourir sans n’avoir rien vécu de valable avant… et puis faut voir le bon côté des choses aussi, mieux vaut se faire bouffer par un lion que se faire crucifier par un robot IA !
Ceci dit, je ne regrette rien, j'ai aimé cette vie, j'ai aimé régner sur mon petit royaume, ma maison, en compagnie de mes enfants, avant de m'en faire éjecter, c'est la loi des juges, pas de la jungle ;-)
... et puis l'autre bon côté des choses, c'est qu'en plus d'apprendre apprécier la solitude, j'ai pris 20 kilos depuis la dernière fois où j'ai mis les pieds en Afrique, une réserve qui devrait me permettre d'aller un bout plus loin que la première fois.
NS do Ouro, le 3 de mai de l'an de grâce 2026 qui suit la naissance de NSJC

… et j’ajouterai même surnaturel ET sauvage. Pour tout dire, je me laisse pousser là où Dieu me pousse. Après le baptême de Jean, l’Esprit de Dieu a "poussé" Notre Seigneur Jésus dans le désert, c’est le mot exact mentionné dans la bible. Il n’a pas senti le besoin d’aller y faire une excursion ni d’aller méditer, non, l’Esprit de Dieu l’a "poussé" dans le désert, en dépit de tous ce que les autres pouvaient bien penser, que ce soit les disciples ou même Marie.
De mon côté, j’accepte avec gratitude le chemin que Dieu veut ouvrir pour moi. J’ai mis ma caravane en annonce le 26 mars à un prix en dessous de tous les modèles de la même marque mais avec beaucoup d’équipements supplémentaires (un matelas sur-mesure à 2000 balles, une centrale solaire à 1000, un générateur à essence, et tout un tas d’autre trucs mentionnés dans l’annonce). Bref, j’ai payé 100 balles pour laisser l’annonce sur le site de vente durant un mois, et le 26 avril j’ai repayé 100 balles pour un mois supplémentaire en baissant le prix de 2’000 balles. Par rapport aux autres annonces, je suis déjà imbattable, mais le 26 mai, si elle n’est toujours pas vendue, je payerai encore 100 balles pour laisser l’annonce jusqu’au 26 juin en baissant encore le prix de 2000 balles (histoire d’être absolument certain que si ça ne se vend pas, c’est que Dieu ne le veut pas). C'est comme ça qu'il ouvre et ferme des chemins.
Alors bien sûr, tout le monde est contre cette épopée, parce qu’avec les derniers événements en cours, on oublie l’autoroute Sion-Djeddha, le ferry jusqu’à Port-Soudan qui me mènerait quasiment à destination sans sortir de l’autoroute ou d’un ferry. Il va réellement falloir faire ces 60 étapes jusqu’à Kigali, et ensuite la Tanzanie et les animaux. Je sais que c’est quelque chose que peu de gens parfaitement équilibrés seraient capables de faire, mais j’ai plusieurs avantages sur eux :
- J’ai 20 kilos de réserves graisseuses qui me permettront de passer l’épaule
- J’ai développé une aptitude particulière à la solitude, en plus de l’aptitude de ne rien faire du tout
- J’ai développé une attitude de confiance complète avec mon ange gardien.
J’ai énuméré ces points par ordre inverse d’importance, parce que de la bouffe, si je ne suis pas trop détraqué psychiquement, j’en trouverai toujours. Pour la solitude je crois bien que j’y suis, je suis en paix avec moi-même, et je pense que je suis à même d’encaisser des interactions sociales sporadiques, 60 fois de suite.
Pour ce qui est de mon ange gardien, je le prie tous les jours, il est là, c’est un prince céleste que Dieu a mit à ma disposition personnelle et exclusive (comme les smartphones pour les autres), sauf que moi je sais qu’il est là, toujours, il ne peut même pas changer de pièce si je pèche, c’est juste comme s’il était mon meilleur ami et qu’il me voyait entrain de boire du poison, il ferait tout son possible pour me dire de ne pas le faire, mais il n’interfère pas avec le libre arbitre, donc il reste et s’attriste. Je sais non seulement qu’il sera à mes côtés tout au long de ma vie, mais qu’en plus, après ma mort, il restera aux pieds de ma tombe jusqu’à ma résurrection : une fidélité à toute épreuve, garantie par Dieu en Personne, et s'il m’a donné celui-là, c’est qu’Il sait que celui-là aime bien mes manières de faire.
Mais je ne me contente pas de lui donner du boulot consciemment pour ma propre pomme, parce que chaque soir, je l’envoie remercier chaleureusement tous les anges gardiens qui veillent sur chacun des membres de ma famille, et je les nomme, celui de Sissi, celui de Daniel, celui de Raphaël, de Samuel et d'Emma, je sais qu’il y va et ça me suffit. En fait, je provoque des mouvements célestes, des interactions, je sais que les anges gardiens de ma famille seront contents de voir arriver le mien pour les remercier chaleureusement pour tous leurs efforts. Et je l’envoie lorsque je me couche, donc vers 23h00, ce qui fait 04h00 en Suisse, quand les anges de ma famille ont moins de boulot parce que les types dorment, donc je créé un mouvement surnaturel et spirituel bienfaisant.
Dans ces pages, j’ai souvent parlé de Jung, de Machiavel, de Jésus, de Maître Eckart, et c’est vrai que si je choisissais une vie confortable ici au Brésil, je n’aurai pas tellement besoin de plus. Personne ne veut comprendre mon histoire africaine, Vera est vent debout et ne veut pas en entendre parler, mon père non plus, personne, parce qu’en définitive, ici, je suis à l’aise : d’ici deux semaines, les maçons auront terminé tout ce qu’il y a à faire dans et autour de ma maison. Et puis je dépense tellement peu que chaque mois, je gagne beaucoup trop par rapport à ce que je suis capable de dépenser ici. Alors même si je distribue un peu à la ronde, il y a toujours de l’excédent, tellement d’excédent que lorsqu’ils auront asphalté la route entre le chef lieu et NS do Ouro (ce qui ne saurait tarder), j'ai déjà prévu la voiture que j'allais m'acheter, juste pour mon bon plaisir :

Une espèce de SUV haut sur pattes mais tout de même coupé sport, c’est joli et ça me permettrait d’aller dans n’importe quel coin d’Amérique du Sud sans soucis.
Donc une jolie maison, une solitude pieuse, une super moto cross, une super voiture, de bons cigares, + éventuellement une sorte de magasin et «d’espace Suisse» que je prévoyais construire dans la maison que Vera possède au centre de la ville, que demander de plus ?
Eh bien je suis désolé, mais c'est totalement insuffisant, parce que je rêve plus haut, plus grand, plus sauvage, plus authentique. Je ne suis pas fait pour ce monde si confortable. Alors si la caravane ne se vend pas, j’achèterai une vieille voiture pour tirer ma caravane et j’irais retrouver mes lions. Dans l’article de hier, je tentais encore de me faire un peu peur avec ces histoires de lions, mais même si je n’ai pas la marque de Caïn sur le front, j’ai un ange gardien encore plus efficace qui demeure toujours à mes côtés.
Et pour prendre un peu la mesure des capacités de notre ange gardien, il ne faut ni lire Machiavel, ni Jung, ni Maître Eckart, ni Jésus, mais il faut connaître un peu les histoires de padre Pio. Mon ange gardien, c’est mon meilleur ami, et c’est un ami si puissant qu’il ne redoute aucun animal ni aucune situation. Si je dois rencontrer quelqu’un qui n’est pas commode, je sais que je peux envoyer mon ange gardien en avant pour qu’il parle un peu à l’ange gardien du type pas commode, histoire de le ramollir un peu avant la rencontre, mais le problème avec les humains, c’est leur libre arbitre. Tout le monde parle de respect, ils me le disent même à moi, qui ne respecte rien ! Un curé m’avait parlé de respect à Chabeuil, en France, en mai 2024, mais je lui ai répondu : «Franchement Marc, pour moi, le respect c’est de la merde en paquet. Pourquoi les gens respectent d’autres gens ? – Soit parce que l’autre est plus grand, plus riche, plus fort, plus beau, plus connu, plus populaire, d'un grade supérieur, c'est tout. Dans tous les cas, les gens respectent les autres d’un point de vue d’infériorité. Alors le respect c’est de la merde, parce que la seule chose qui est réellement valable, ce n’est pas le respect, c’est la bienveillance. La bienveillance n’obéit à aucune forme de caste, on peut être bienveillant avec tout le monde, tandis qu’on aura toujours tendance à respecter ceux qu’on classe dans des castes plus hautes que nous !»
Le type m’a regardé, un peu surpris au début, interloqué pendant l’explication, et semblait d’accord à la fin.
Alors non, je ne respecte rien mais j’essaie d’être bienveillant envers tout le monde. Je ne respecte même pas tellement mon ange gardien, je suis trop familier pour ça, ça me chagrine lorsque je fais des conneries alors que je sais qu’il est obligé de rester et de regarder. Mais bah, je me dis qu’il y a tellement d’anges gardiens qui sont au chômage parce que leurs bonhommes se foutent d’eux comme de leur première chemise et qu'ils ne lui demandent rien du tout, qu’il a du bol de m’avoir, moi ! Et moi j'ai du bol de l'avoir, lui ! Parce que selon toutes les sources concordantes, y compris celles du Padre Pio, notre ange gardien ne nous a pas été assigné par défaut, mais parce qu'il nous correspondait parfaitement, dès les origines, ...une sorte de sosie spirituel mais bien plus puissant que ce qu'on peut imaginer.
Alors non, les animaux ne me boufferont pas, il veillera là-dessus !

NS do Ouro, le 4 mai de l'an de grâce 2026 qui suit la naissance de NSJC
Dans tous les cas, je crois quand-même que je navigue à un niveau de profondeur ou d’altitude différent de la plupart des gens, et donc à part des pirouettes et autres artifices pour amuser le monde, histoire de garder un capital sympathie correct, je n’arrive plus réellement à entrer en relation.
Ceci dit, je pense qu’il en est de même pour chacun, mais que la plupart se contentent de «connections» ou «relations» gentilles, agréables, de discussion de surface à propos de la météo, de la cylindrée de la voiture, d’anecdotes avec la police, de leurs dernières vacances, de leur avancement spirituel, de la profondeur de leur foi, de l’insondabilité du mystère Divin, de ce genre de choses superficielles.
Alors de mon côté, je vois bien que je n’y arrive plus, à part justement mes cabrioles pour amuser la galerie et rester dans la case des «types sympas». Certes, ça peut être étonnant de classer toutes les conversations dans la même case, de la cylindrée de la bagnole à l’insondabilité du mystère Divin, mais bah, tout ça c’est que des mots, des phrases, des tentatives de rester «connecté», en «relation», mais à la fin du compte, quelque soit la relation, je pose quand-même la seule question qui vaut peut-être la peine d’être posée :
- Pour quoi faire ? A quoi ça sert ?
La réponse, je dirai qu’au-delà de s’échapper de soi-même pour sonder l’avis, l’opinion, ou le jugement des autres sur telle ou telle histoire, ça ne sert absolument à rien. Machin va préférer un V4 parce qu’il trouve que c’est plus nerveux et moins gourmand, l’autre va préférer le velouté et la puissance de toute la plage d’un V6, le troisième va prêcher pour la sonorité, la puissance, la noblesse du V8…, on est vachement plus avancé comme ça ! Et c’est pareil pour Dieu, Jésus, Yahweh, Allah, Bouddha et même Zeus : il y aura les pours, les contres, ceux qui ont tellement peu d’opinion sur le sujet qu’ils se sont mis au yoga, et à la fin du compte, c’est juste pour causer parce que tout le monde s’en fout. Alors certes, vous allez me dire qu’un chrétien, un musulman, un juif, un bouddhiste, un païen et un yogiste autour d’une même table, ça pourrait être intéressant, mais chacun repartira avec la même idée qu’il est venu, … parce que sans les actes, pas de conversion.
On peut même compliquer un peu l’exercice en ne mettant que des chrétiens autour de la table, et même pas que des chrétiens parce qu’ils vont finir par s’écharper, donc on ne va garder que des cathos, croyants, pratiquants, sûrs de leur affaire, et ça se terminera la même chose que pour les cylindrées des voitures, il y aura le marial qui prêchera pour son commerce, le progressiste qui ne sera pas content tant que le pape ne sera pas un transsexuel, le traditionaliste qui ne jurera que par la messe en latin, le conservateur qui ne sait déjà plus où donner de la tête quand il est tout seul, donc pour se donner un air et un sentiment de hauteur par rapport aux autres, deviendra papiste le temps de la soirée.
Donc en définitive, il n’y a ni connexion ni relation réelle, que des types qui voudront avoir raison et qui se feront fort d’expliquer pourquoi ils ont plus raison que les autres.
Mais ce dont personne ne s’est rendu compte, c’est que dans chacune de ces pièces, celle qui discute du bienfait des différents moteurs, celle qui discute des modèles météo, celle qui discute de l’œcuménisme, celle des chrétiens qui s’écharpent, celle des cathos qui se disputent, il y a un type dans le coin sombre que la lumière n’atteint pas. Il observe tout ça, encore caché derrière des lunettes noires pour être sûr de n’interférer en aucune manière. Il ne prend jamais part à la conversation, parce que lui, il sait que ça ne sert à rien. La seule chose qu’il voit, c’est que tous ces gens sont seuls, qu’ils sont déjà seuls entourés de gens autour de cette table, même s’ils ne s’en aperçoivent pas encore, ce n’est que lorsque le groupe se disloque et que chacun rentre chez lui, sans avoir changé d’avis, qu’ils remarqueront peut-être qu’ils sont seuls. ...et encore, après une discussion pareille, faudra quand-même vérifier les appels, les SMS, les WathApps, les notifications qu’ils ont reçu pendant qu’ils perdaient leur temps à argumenter. Donc si ça se trouve, ils ne se rendront jamais vraiment compte qu’ils sont seuls.
Je suis le type dans le coin sombre de la pièce qui observe et qui voit que tout le monde est seul.
Mais aussi étonnant que cela puisse paraître, je suis le seul type conscient d’être toujours accompagné, connecté, que ce soit avec Dieu qui demeure tout au fond de mon cœur, ou avec d’autres êtres qui m’accompagnent perpétuellement comme mon ange gardien, soit de temps en temps comme par grand-maman Théotiste ou Sulymama, soit par grand-papa Jules ou Wendel, soit par Zéca, soit même par le saint prêtre Jacques, soit par sainte Mère Teresa ou quelques pauvres ères qu’il a accompagné lors de leur passage dans la mort. Oui, j’ai toute une compagnie invisible, c’est mon monde à moi, un monde plus silencieux que celui des disputes sur les capacités des moteurs ou la définition de la profondeur Divine.
Sacré préambule, non ? Mais il fallait le faire parce que je ne vais pas m’embarquer en Afrique comme ça…
Vous savez, j’ai remplacé mon manœuvre Daniel par un second maçon chevronné, et avec Nadin, ils sont entrain de me poser plus de 200 mètres carré de céramique marbrée tout autour de la maison. C’est fabuleux ! La semaine prochaine va encore arriver le peintre pour me vernir les poutres du couvert, peindre le mur en bleu roi et repasser une couche de bleu clair sur toute la maison. Vont encore venir des types pour me poser la balustrade en Inox, l’électricien pour venir me poser 5 lampes en cristal, je ne sais pas très bien comment ça fonctionne, ça doit être des leds qui injectent la lumière dans le cristal, et il va les accrocher aux poutres sous le couvert… De mon côté, j’ai commandé des étagères très originales pour disposer tous les bidules que mon fils a prit dans ma caravane et qui va me les apporter en juin… A la fin du compte, je vais avoir la plus belle maison de NS do Ouro, déjà que tout le monde me le dit sans même tout ce que décrit plus avant !
Une maison dans laquelle il y a quelques trucs utiles, mais un minimum, déjà pas de cuisinière parce que ça fait de la fumée et que ça attire les mouches, et comme dans la caravane, tous les trucs utilitaires sont cachés, planqués, pour ne mettre en valeur que les belles choses.
Voilà, ça c’est le tableau tel qu’il sera à la fin juin : une super maison avec la plus belle vue de la région.
Alors non, je ne peux pas dire : «Les gens me font chier, si je ne vends pas la caravane, ça veut dire que Dieu m’envoie en Afrique, ...rêve de gosse, etc.»
Comme me l’a dit le père Pablo lorsque j’étais en Suisse en 2025 : «Un signe ce n’est pas un signe, deux signes c’est un signe !»
Donc si je mets en vente une caravane qui se négocie autour des 25’000 francs sans équipements particuliers (c’est la moyenne de ce que j’observe sur le site de vente de caravanes pour la même marque), que je la mets un mois à 24’000, puis un mois à 22’000, puis un mois à 20’000, et qu’elle ne part pas malgré la clim, le chauffage par le sol, et une foultitude d’équipements que les autres n’ont pas, … oui, c’est étonnant, mais ce n’est pas pour autant un message divin.
J’ai vendu la voiture en étant au Brésil et je sais ce que ça m’a coûté de vendre sans être un garage, ni habiter en Suisse (donc le type qui achète, c’est vraiment sans filet => zéro garantie et aucune chance de mettre la main sur le vendeur si elle est foireuse), enfin bref, la voiture m’a coûté 1 franc par kilomètre parcouru (sans compter ni l’essence, ni les assurance, ni les pneus, ni les services, ni rien), juste la décote !
Allez-retour à Genève pour aller sur la tombe du dernier roi du Burundi = 320 balles la plaisanterie ! Allez simple à Lourdes = 1’200 balles ! Enfin bref, vous voyez le genre… Donc fort de cette expérience, je me dis qu’un type qui achète une caravane à un gars qui est de l’autre côté de la terre, sans garantie ni rien, eh bien s’il y a quelque chose qui foire, c’est là aussi sans filets. Et comme le frigo ne fonctionne pas et que la plaque de chauffage par le sol au pied du lit provoque un court circuit, il a bien raison de se méfier. Enfin quoique, en se levant le matin, une bonne décharge électrique quand il pose le pied par terre, ça réveille bien, donc on peut aussi voir ça comme un avantage…
Alors oui, bien sûr que l’Afrique c’est l’Afrique, la savane, la loi de la jungle, les animaux, mais pour y arriver, en voiture et caravane, ça me fait une chiée de pays pas intéressants à traverser. Oui oui c’est bon, je vous vois venir : «Ce qui est beau dans le voyage ce n’est pas la destination, c’est l’aventure !» Mais non, l’aventure en terre d’Islam quand on s’appelle David, ça va chatouiller les terroristes, tandis qu’en terre pygmées, c’est un coup à finir dans une marmite sur le feu avec un shaman qui fout les épices dedans. Et puis le voyage à travers toute la misère du monde…
Non, quand je fais la balance, entre la maison telle qu’elle sera en juin, + un véhicule du genre de celui ci-dessus, + un projet immobilier en centre ville, + la quiétude de mon ermitage que j’ai pu construire à ma guise sans aucune interférence ni compromis, et une traversée d’une douzaine de pays africains, surtout si je rajoute Christian dans l’équation, il n’y a tout simplement plus de balance ! Le problème avec les types comme nous, c’est qu’on recherche toujours de l’intensité, et pour avoir de l’intensité, on ne peut jamais vraiment se poser...
Comment ? Ah… Christian ? Oui, je sors un nom comme ça de mon chapeau et vous vous demandez peut-être ce que ce Christian vient faire là-dedans ? Bon, je vous explique : En Suisse, je n’ai plus qu’un seul ami, Bernard, et Bernard est le meilleur ami de Christian, qui lui était un globe trotter qui a fait fortune dans le commerce de pierres en Asie du sud-est une dizaine d’années avant que je ne sois en Inde. Bernard a aussi une chouette maison en Amérique latine, et Christian habite à Harare, au Zimbabwe.
Lorsque Robert Mugabe a fait expulser tous les fermiers blancs du Zimbabwe, Christian est resté là-bas. Comme me l’a dit Bernard, Christian est un peu au-dessus de ça, il a marié 3 princesses du Zimbabwe et il fait actuellement dans l’immobilier, donc pas fermier. Je le connais depuis plus de 30 ans, mais c’est plus une connaissance qu’un ami, on s’est rencontré comme ça, parfois lorsqu’il venait en Suisse. Alors pour ma ballade en caravane à travers tous ces pays africains, Bernard m’a dit qu’il ne me donnerait même pas l’adresse de Christian, pas envie de se mettre le père Vuignier à dos (mon père), mais que si je devenais raisonnable et prenais un billet d’avion Genève-Harare, eh bien Christian allait m’accueillir comme un ami : qu’il allait me prêter voiture avec pisteurs et personnel pour trouver tous les animaux que je voudrais et monter ma tente dans n’importe quel parc National du Zimbabwe ou de Zambie. Et je sais déjà que je m’entendrais bien avec Christian parce que c’est le roi des bons types, genre qui fait exprès de perdre aux cartes pour voir les africains tout heureux d’avoir battu un blanc à son propre jeu. Il est un peu espiègle, comme moi.
Alors bon, dans ce genre de configuration, faut vraiment avoir envie d’aller me perdre en plein Sahara, à Bamako ou Ouagadougou, Bangui, avant d’entamer une traversée de 3000 kilomètres sur des routes en terre avec une caravane accrochée au cul.
Enfin bref, j’irais sûrement en Afrique, mais peut-être pas comme imaginé, sauf si mon ange gardien me dit que tout est ok et qu’il faut que je me lance parce que c'est dans le Plan de Dieu.
Le seul avantage d’une traversée pareille, ce serait qu’une fois à destination, j’aurai un logement que je pourrai positionner dans n’importe quel parc naturel avec une voiture décrochable pour me balader où bon me semble. L’inconvénient, eh bien d’abord c’est la route, des milliers et des milliers de kilomètres avant d’atteindre quelque chose d’intéressant, et ensuite la notoriété, parce que j’ai acheté tout un tas d’autocollants africains à coller sur la caravane, y compris l’autocollant de la carte de l’Afrique avec mon trajet et le nom de ce site écrit au fond. Donc au lieu de mes 70 lecteurs, je risque de me retrouver avec bien plus de monde… et Zelensky sur le dos, Macron aussi, et les juifs. Je ne compte pas les musulmans et le pape dans le lots parce qu’ils ont quand-même l’air d’être moins sensibles et chatouilleux que Zelensky, Macron et les juifs.
Donc voilà mon stade de réflexion : Sans un second signe (en plus du prix bradé de la caravane), eh bien je considérerais qu’il n’y a aucun top départ pour un voyage pareil.
NS do Ouro, le 5 de mai de l’an de grâce 2026 après la naissance de NSJC