
Les gens...?
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J’aurai deux choses à dire : une première sur les gens mais aussi une seconde sur la bible, donc je vais le faire ici dans deux sujets à la suite qui ne sont pas des actualités mais qui vont me faire du bien. On va commencer par les gens, puisqu’en général c’est eux qui ne lisent pas la bible et se contentent d’écouter l’autorité qui l’interprète pour eux...
Si je dis que les gens me tapent sur le système, c’est exagéré ?
Bah non, pour moi ce n’est pas tellement exagéré puisque je peux les classer en 3 catégories :
1) Les gens que j’aime au point d’en nourrir un besoin protecteur, mais comme il ne s’agit que d’une seule personne sur la surface de la terre, on va dire que c’est pas ça qui fait mes journées.
2) Les gens qui me sont indifférents : en gros la masse grégaire qui suit l’opinion du groupe, et je mets aussi les rebelles dans cette même case car s’ils sont rebelles, c’est en réaction de l’opinion générale du troupeau, donc on va dire un peu plus de 7 milliards de personnes à la louche.
3) Les gens authentiques, les vrais gens donc, et qui se résument à quelques individus plus facilement identifiables dans des asiles psychiatriques puisque c’est en général là qu’on les trouve. Ça représente très peu d’individus sauf dans certains pays de misère comme l’Inde et autres qui vont faire remonter un quota ridicule de 100’000 ou 200’000 personnes à peut-être un milliard, car ceux qui n’ont plus rien à défendre ni à perdre sont les plus authentiques, et on les retrouve sur les trottoirs de Calcutta assez facilement (et encore, certains de ces misérables nourrissent encore quelque forme de respect pour les castes plus élevées, donc je les exclus aussi du groupe). En définitive, il n’y a peut-être que quelques centaines de millions de vrais gens à tout casser.
Mon ami d’ici, O Dottore Diogènes, m’avait fait plaisir en me disant que je le faisais penser à Diogène de Synope, oui, celui qui cherchait un homme en plein soleil dans les rues d’Athènes avec une lampe allumée, et à ceux qui lui demandaient ce qu’il cherchait, il répondait : «Je cherche un homme», … mais il n’en a jamais trouvé un seul digne de porter cette appellation.
Dans son extrême vieillesse, alors que tout le monde se pressait pour louer les conquêtes d’Alexandre le Grand, le conquérant ne perçu point Diogène venir lui présenter ses congratulations, et il se mit en tête d’aller le voir devant sa jarre. Alors qu’il lui demandait ce qu’il pouvait faire pour lui, Diogène lui répondit : «ôte-toi de mon soleil», s’en est suivit une discussion sans aucune marque de distinction pour le grand conquérant, et alors qu’ils s’en allaient, les généraux d’Alexandre se moquaient de ce vieux fou, mais le conquérant répliqua : «Si je n’était pas le grand Alexandre, je serai Diogène le chien !», ce qui a coupé court à tout commentaire de ses suiveurs. Ensuite, certains avancent que Diogène et Alexandre sont mort la même nuit, Diogène à 90 ans et Alexandre à 32.
Mais voilà, pour Diogène, même Alexandre n’était pas un homme authentique, il devait se cacher derrière son masque de gloire et de prestige, ce qui l’empêchait d’être vrai. Le conquérant avait néanmoins reconnu la valeur du vieux fou qui ne s’en laissait pas conter par les médailles et autres distinctions.
Notre Diogène d’ici n’est pas du tout de la même jarre que celui de Synope, il s’agit sans doute de la personne la plus cultivée à 300 kilomètres à la ronde, qui passe toutes les semaines sur TV Bahia, l’homme le plus respecté de la région. Son problème, c’est qu’il aime la lumière et en cela j’ai un avantage sur lui parce que je préfère l’ombre, et surtout, à partir du moment où je sais que personne ne pourra m’offrir quoique ce soit, je n’ai plus besoin de personne, tandis que lui a besoin des projecteurs, du cameraman qui va braquer son objectif sur lui, de l’interviewer qui va lui poser les questions qu’il s’efforcera de répondre doctement. En d’autres terme, il a besoin de l’admiration et de la reconnaissance des autres. C’est un brave homme, mais un peu comme mon beau-père : quand à 80 ans on a encore besoin de l’approbation et de l’estime des autres, c’est qu’on n’est pas encore capable de se définir par soi-même.
Encore hier, j’étais au chef-lieu, je cherche de l’eau gazeuse dans un supermarché, et la vendeuse veut me fourguer des petites bouteilles d’un demi-litre, mais je lui dis que non, je veux des packs de 6 d’un litre et demi (qu’ils n’ont pas). De retour à la caisse, elle me demande si je suis étranger ? Je lui dis que oui et lui laisse deviner l’endroit mais elle ne trouve pas alors je lui dis et elle menace de tomber de sa chaise, mais lorsque je lui dit que j’habite à NS do Ouro, là oui, elle tombe (non, je déconne), mais me demande si j’habite chez Diogène ? Je lui répond non, ce n’est qu’un ami mais que j’ai construit une maison ici et que c’est là que désormais je vis, fuyant la justice de mon pays, en exil, comme Diogène de Synope (me manque juste un bâton pour taper sur tous ceux qui ne me plaise pas et le tableau sera parfait).
Enfin bref, je déconne mais j’ai trouvé le moyen de ressembler le plus possible à un vrai homme : pour cela, il suffit de dire toujours la vérité. Ça a l’air facile dit comme ça, mais c’est un exercice vraiment intéressant et loin d’être si facile, parce que personne ne dit la vérité ! Par exemple, le demi-frère de Vera me demande si je peux lui prêter 4000 réais parce qu’il doit changer de moto. Bon, c’est un exemple simple, et Vera avait déjà élaboré toute une stratégie pour expliquer pourquoi je ne pouvais pas prêter…, mais je lui avais déjà répondu par message : «Oui, bien sûr que je pourrais te prêter 4000 réais, mais je n’en ai pas envie». Quand Vera a vu mon message, elle était toute affolée, mais je l’ai rassuré en lui disant qu’avec sa technique de se chercher des excuses, eh bien dans 3 mois le type reviendra à la charge et il faudra inventer une autre excuse bidon, et dans 6 mois pareil, tandis que là, il ne demandera plus jamais rien.
Voilà un bon exercice pour ne pas mentir : Quand quelqu’un demande quelque chose, ne pas chercher d’excuse et simplement répondre ce qu'on a envie, et si le type demande des explications, juste rajouter : «Eh bien parce que j’en ai pas envie !» ça clôt le chapitre plus sûrement que n’importe quelle justification. En gros : que ton oui soit oui et que ton non soit non, tout le reste vient du démon !
En plus de ça, il faut aussi assumer le fait de ne faire que ce qu’on a envie de faire. Les deux personnes les plus importantes de la ville sont Diogène et Vivaldo le pharmacien, c’est des gens qui n’ont pas l’habitude que quelqu’un leur dise «non». Alors, lorsqu’il ont préparé tout le repas et qu’à la fin je leur dis que je préfère aller manger chez Vera ou Analva tout en envoyant Samuel manger chez Diogène en guise de représentation, ils comprennent qu’ils n’ont aucun pouvoir sur moi. Peut-être qu’ils sont un peu chagrinés pendant quelques jours, mais après ils ré-invitent en mettant les formes, et là je viens parce que j’en ai envie (et je sais pourquoi j’en ai envie). Ils n’arrivent pas à me classer comme un «con» parce que je suis plutôt aimable avec tout le monde, sans même me forcer, donc en fin de compte c’est juste pour le plaisir de maltraiter un peu les gens importants, et je peux le faire parce que je n’ai vraiment pas besoin d’eux.
Ce que je vois, que ce soit en Suisse, ici, ou n’importe où ailleurs, c’est que tous les gens ont un masque social qui les défigurent, un masque qui est parfois tellement bien ajusté qu’il se confond avec la peau, les gens le confondent eux-même avec leur persona, au point de ne plus savoir qui ils sont réellement. Si vous voyiez ma femme, vous prendriez peur, mais ce qui me rassure dans cette affaire c’est que je dois être la seule personne au monde qui la voit réellement à travers le masque, et c’est pour ça qu’elle a tellement peur de moi et qu’elle n’ose plus m’adresser la parole depuis 3 ans (en tout cas c’est la seule explication que j’ai trouvé).
Mais pour le reste de la galerie, du monde, je l’avais déjà fait remarquer en 2023 alors que j’étais à l’hôpital psychiatrique. C’était l’été, on était une vingtaine sur la terrasse et ça m’avait frappé au point que j’ai dû demander le silence en leur disant : «Eh les gars, on est une belle bande de détraqués non ? Mais vous voulez voir encore plus fous que nous ?» Et alors j’ai montré la vallée et la ville en disant : «Nous au moins on sait que tout ça c’est que de la comédie, mais les mecs, là-dehors, qui s’activent très sérieusement à courir après 1000 tâches, ils ne se rendent même plus compte qu’ils jouent un rôle dans une pièce de théâtre ! Ils sont bien plus tarés que nous !»
Dernièrement, j’ai écouté une vidéo d’une philosophe ancienne, genre 19ème siècle, qui disait en gros que la vie n’est ni un combat ni une lutte, mais un jeu auquel tout le monde perd sauf ceux qui connaissent les 5 règles de ce jeu, que je me garderai bien de partager. Certains découvrent une ou deux règles par intuition, mais ça ne va jamais plus loin, le troupeau empêche la vision éclairée et surtout de réfléchir par soi-même.
En fin de compte, je m’en fous un peu de tout ça, je me contente d’observer et je vois des gens perdre, je vois des gens gagner en pure perte et d’autres gens perdre en pur gain, ça m’amuse mais on ne peut pas dire que ça fait mes journées non plus.
En fait, j’essaie de me contenter de mon poste d’observation, mon promontoire rocheux solitaire et impénétrable parce que j’ai cadenassé le portail pour ne pas être emmerdé par les curieux, et aussi parce que j’ai assuré tous mes besoins primaires : de la nourriture 3 fois par jour, du nettoyage chaque semaine (d’ailleurs pendant que j’écris, Bruna poutze tout du sol au plafond et vient de découvrir un énorme scorpion sous mon sofa). Pour ce qui est des besoins sexuels, je fais comme Diogène de Synope (mais pas en public), parce que je me suis rendu compte qu’une femme troublerait de façon radicale ma quiétude ici. Et il faut bien dire la vérité, internet regorge de femmes plus belles, moins bruyantes, qui ne donnent pas leur avis sur tout et qui ne posent pas de questions, bref, plus sympas que n’importe quelle femme réelle. Eh puis ça fait plus de 3 ans que je n’ai plus pratiqué la sexualité. Pour tout dire, j’en suis arrivé au point auquel j’ai même oublié les sensations que ça faisait, et donc internet me semble nettement plus indiqué que de laisser pénétrer une vraie femme dans ma vie. Parce que même si elle avait quelque chose à m’apporter, moi je n’ai plus rien à donner en retour.
Comme disait Diogène lorsqu’il se masturbait sur la place publique d’Athènes : «Ahhh, si on pouvait faire passer sa faim en se frottant le ventre ainsi, on aurait vraiment plus besoin de rien». Comme il avait raison le vieux bougre. Enfin, aujourd’hui si on faisait pareil on nous mettrait dans un asile, mais à l’époque, en Grèce, antique en plus, eh bien les toubibs regardaient et prenaient note !
Mais bon, l’exercice de la vie ou le jeu de la vie n’est valable que si on a quelque chose à y gagner : une maison, une voiture, des vacances ou des choses comme ça, sinon il n’est distrayant que si on veut bien faire l’effort de se mélanger avec d’autres êtres humains, ce qui m’est pénible, donc je laisse tout ça de côté, en fumant plus que de raison et en espérant que la mort ne tarde pas trop à venir me délivrer pour m’ouvrir les portes de ma vraie patrie.
Pour en revenir aux «gens», je les trouve foncièrement ennuyeux, inauthentiques, prévisibles, inintéressants, c’est pour ça que je me suis barricadé et qu’à chaque fois que je vais en ville, il faut que j’entourloupe quelqu’un, juste pour me distraire : Comme je suis déjà perçu comme le type mystérieux qui habite seul sur son rocher, sans contact suivit et dont les seules personnes qui pourraient témoigner de quelque chose me concernant ne le font pas, eh bien je sème des énigmes pour engendrer des ragots. Déjà, j’ai engagé Bruna exprès pour ça, pour laisser raconter un peu, et après les autres vont imaginer et extrapoler. Enfin, je veux dire, un Suisse qui n’a pas de smartphone, qui a 4 enfants (donc pas homo), et qui ne laisse pas approcher une bonne femme, qui est si discret, et qu’à part sa femme de ménage, personne ne met les pieds dans le périmètre, ça intrigue. Donc je sème des indices réels ou trompeurs, juste pour m’amuser. Le gérant du supermarché me prend pour son frère franc-maçon, les gens savent certaines choses anodines, des babioles. Une fois j’ai été à la messe, et ici, pour donner la dîme, il faut s’avancer jusqu’au sommet de l’église et jeter son obole dans un grand panier, et donc quand le Suisse arrive, les gens sur les côtés sont curieux de savoir ce qu’il va mettre. Ici les gens mettent un billet de 2 ou 5 réais, guère plus. Un jour, j’avais 9 pièces de 1 réais que j’ai jeté dans le panier. Ça n’a pas fait un pli, deux jours plus tard, j’ai eu le retour par Vera : «Le Suisse a mit de la monnaie dans le panier !». Mais depuis, je suis retourné à la messe, et en m’avançant, j’ai caché jusqu’au dernier moment mon obole, et arrivé devant, j’ai jeté une liasse de billets de 100 réais dans le panier, avec encore l'élastique autour… Deux jours après, j’ai eu le retour par Vera que si j’allais à la messe, il fallait absolument que je mette mon obole dans l'une de ces petites enveloppes jaune qu'on les paroissiens, parce que ce qui est dans les petites enveloppes jaune reste à NS do Ouro, mais ce qui est mis directement comme ça, eh bien ça part pour le curé qui va le donner au diocèse…
Enfin bref, je m’amuse à souffler le chaud et le froid, c’est distrayant et en règle générale, ça attire la sympathie. J’ai une liste de 4 personnes que j’avais promis d’inviter chez moi, mais je suis trop bien tout seul, alors ça fait des mois qu’elles patientent… Eh puis je sais pas trop quand les inviter, le matin je dors et fume mon cigare et l’après-midi je dors aussi… gros décalage horaire avec l’ouverture de la bourse de Tokyo à 22h00, et encore pire avec celle de Shanghai…, oui, ça n’a rien à voir et j’en ai rien à cirer mais je me cale sur des fuseaux horaires qui n’ont pas court ici.
Donc on va dire que sur ce site, vous êtes des privilégiés parce que vous savez tout, tandis qu’ici, il n’y a peut-être que Diogène qui sache quelque chose que je n’ai pas envie que les gens sachent. Mais je ne suis pas certain qu’il le sache vraiment, ça date de l’année passée et je ne suis pas sûr de l’avoir dit, je ne pense pas mais il demeure un petit doute... Donc s’il ne sait pas ça, ça veut dire que personne ne sait rien à mon propos. C’est dû au fait qu’ils courent tous après des choses qui ne m’intéressent pas ou que j’ai déjà et donc je m’en fiche. En fait, s’il fallait résumer un peu la situation, je dirai que je n’apprécie plus tellement les gens, je les utilise de temps en temps pour mon divertissement personnel, mais d’un autre côté, je me console en me remémorant les paroles du Christ : «Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime», et en ce sens, oui, étant prêt à donner ma vie pour n’importe quel péquenaud que je ne connais même pas, on va dire que j’ai bon sur ce point.
Pour le reste, les gens importants sont désespérant, je les trouve tous pusillanimes, que ce soit Trump, Poutine, Xi, Kim, Bibi, et l’Iranien, putain ils patinent dans la semoule ! Ils ont tous les moyens de rendre les choses attractives et divertissantes, mais on dirait qu’ils se touchent l’un et l’autre le zizi en se disant : «C’est toi qui commence !», non c’est toi, etc. on n’y arrivera jamais... Allez Macron, balance la sauce, au moins t’auras réussi à faire quelque chose de grand pendant ta décade présidentielle !
En conclusion de ce petit article sur «les gens», je vais dire une chose peut-être un peu surprenante, parce que j’imagine que certains qui ont lu doivent se dire : «Putain, le type ne se prend pas pour la queue de la poire», et pourtant, je n’en suis peut-être même pas un pépin, parce qu’en fin de compte, quelque chose en moi envie ces gens, contents de si peu : s’amuser, faire un billard, écouter de la musique nulle et forte, organiser une soirée, courir et obtenir un titre, une distinction, être connu et reconnu, avoir une belle page Instagram ou que sais-je encore ? Je me dis que de telles vies sont sans doute enviables, mais je sais que je ne pourrais jamais m’y contenter, alors je dis juste ce que je pense, et ce que je pense, c’est que s’il y a un milliard de gens authentiques sur 8 au total, ça fait un milliard de désabusés et 7 de perdus. Je ne sais pas comment le dire autrement. Moi je suis juste un solitaire jaloux de sa solitude, et si Schopenhauer (aussi un solitaire) disait que la vie était comme un balancier qui oscillait entre la souffrance et l’ennui, eh bien moi je rajoute quelques espiègleries dans l’équation, ça a au moins le mérite de détraquer le pendule !
D’un autre côté, je dois dire que je suis assez content de moi dans le sens que j’arrive à me passer de médicaments sans aucun soutient médical, et avoir réussi à dompter cette solitude pour en faire une alliée plutôt que quelque chose qu’on redoute, ce qui était le cas l’année passée.
Ah oui, j’ai aussi un truc à dire sur les gens, les vrais connards, les manipulateurs, ceux qui nous prennent trop pour des cons ! Et j’ai deux exemples en tête : Aylan et Butcha = 2 photos !, et celui qui nous prennait pas pour des cons mais qui aurait pu compte tenu des circonstances => une photo !
1) Aylan, non mais franchement, vous avez vu cette photo ? Aucune trace de pas autour, aucun secouriste qui n’est passé par là, rien, le type arrive, voit le gamin, ne vérifie même pas s’il est encore vivant (sinon on verrait des traces de pas) et il fait des photos sous toutes les coutures (oui oui, vous pouvez regarder sur Google). C’est parce qu’en réalité, ils ont retrouvé le gosse mort et coincé entre deux rochers, et le photographe a jugé la pose pas assez photogénique alors il l’a posé là, a attendu que 2-3 vagues effacent ses traces de pas, et là il a fait la photo parfaite, celle grâce à laquelle Mutti Merkel a accueilli 1 millions de syriens. Ça valait la peine de faire une belle photo, non ?
La deuxième c’est celle de la fameuse mascarade de Butcha en Ukraine, si vous regardez sur Google photos, vous verrez bien que les cadavres sont frais, les russes avaient quitté les lieux depuis plus d'une semaine, et puis franchement, si tu te ballades avec une colonne de chars et que tu dégommes tout le monde, eh bien le type avec le vélo ne sort pas acheter du pain avec son vélo au même moment, et surtout, les chars ne vont pas s’emmerder a faire du slalom entre les cadavres pour passer, ils roulent dessus. Dès le début je me disais que cette histoire puait la mise en scène, mais aujourd’hui qu’on sait, eh bien on sait qu’ils nous prennent vraiment tous pour des cons.

En terme de photo maudite, il y a nettement mieux, et celle-ci c'est tout le contraire d'Aylan où le photographe fait de la mise en scène de cadavre, là c'est le photographe qui se fait piéger par ce qu'il croit être la réalité, j'ai nommé la photo que Carter (Sigma/freelance) a faite en 1993 au Sud-Soudan pendant la famine. Celle-là est sympa, ça lui a valut le prix Pulitzer l’année suivante ainsi que les 3000 dollars qui l’accompagnaient, …ainsi qu’une avalanche de critiques parce que sur d’autre photos, on voit qu’il y avait plusieurs vautours autour, et que le pauvre Kevin Carter qui a tiré la photo n’est même pas venu en aide au gamin. Bon, le type n'a pas supporté les critiques et s'est suicidé 2 mois après avoir reçu le Pulitzer. Voilà pour la photo :
Ce qui est con, c’est que le Carter n’a même pas vu que le gamin avait un bracelet autour du poignet, ce qui veut dire qu’il était déjà pris en charge par une officine de l’ONU ou quelque autre ONG. Bon, eh bien donc le gamin s’appelle Kong Nyong, sa tante était dans les environs, il a reçu ses rations de nourriture et n’est pas du tout mort ce jour-là. En fait, Carter est mort bien avant lui, parce que l’enfant a grandi et est devenu ambassadeur du Soudan près du Saint Siège quelques années plus tard…, non, je déconne, le gamin a grandi et est quand-même mort, mais 14 ans plus tard et du paludisme.
En fin de compte, je peux bien terminer par Diogène de Synope et me demander combien d’hommes il trouverait avec une lampe de poche de nos jours, et j’ai pas l’impression qu’il en trouverait tellement plus qu’avec sa lampe à huile à Athènes.
NS do Ouro, le 28 d’octobre de l’an de grâce 2026 après la naissance de NSJC